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08 avril 2013

Opportunités : Le marché américain va s’ouvrir de plus en plus au marché ivoirien

abidjan.jpg

Après son éligibilité à l’Agoa (African growth and opportunity act), la Côte d’Ivoire vient d’obtenir le visa douanier. Cette proclamation, approuvée par le président américain Barack Obama, a été officiellement effectuée récemment, par l’Ambassadeur Ron Kirk, Représentant Spécial du chef de l’Etat américain pour le Commerce. C’est donc une grande opportunité pour les entreprises ivoiriennes qui pourront désormais commercer facilement avec cette partie du continent. Mieux, un sésame pour permettre aux entreprises ivoiriennes d’accéder au marché américain. En effet, il importe de savoir que pour exporter des produits textiles et articles vestimentaires sur le marché américain, les pays africains éligibles à l’AGOA doivent obtenir de l’administration américaine le visa douanier. C’est une disposition qui confirme que l’administration ivoirienne (y compris la douane ivoirienne) a mis en place un dispositif institutionnel qui certifie que les produits textiles ivoiriens respectent les normes fixées par les Etats-Unis. Ce qui empêche par ailleurs le transbordement illicite des produits textiles et articles vestimentaires en provenance de pays tiers sur le marché américain. Tous ces résultats, à mettre à l’actif des autorités ivoiriennes, sont le fruit de la perspicacité et des actions menées par M. Guy M'Bengue, Directeur Général de l'APEX-CI, Président du Comité Technique de la Commission Agoa.

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18 octobre 2012

Félix Houphouët-Boigny : Hommage à un bâtisseur

innovation 2.jpgboigny 2.jpgEn ce jour du 18 Octobre 2012, date anniversaire de la naissance de Félix Houphouët-Boigny, il nous semble opportun de rendre hommage au premier président de la Côte d’Ivoire, ce grand bâtisseur ; ce « constructeur de nation ».

En effet, Félix Houphouët-Boigny est né le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) selon la biographie officielle - mort le7 décembre 1993,

Surnommé « le sage » ou même « Nanan Boigny » ou « Nanan Houphouet » ou encore « le Vieux », est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Partisan de la paix, il parvient à développer économiquement la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur agricole, faisant de son pays un îlot de prospérité dans un continent miné par la pauvreté ; on parle alors de « miracle ivoirien ».

S’appuyant sur les réseaux d'influence français en Afrique de Jacques Foccart, proche du général de Gaulle, qu'il connaissait personnellement, il mène une politique qui se traduit par un soutien inconditionnel et mutuel des deux pays, permettant à la France de garder, entre les influences des États-Unis et de l'Union soviétique, le contrôle de son « pré carré » pendant la Guerre froide.

En échange, Félix Houphouët-Boigny, se taille une place toute particulière sur la scène africaine, notamment en Afrique francophone et dans le Golfe de Guinée où son influence fut grande.

boigny jeune.jpgOrigines et éducation

Originaire de la tribu animiste des Akouès, il est le fils de Houphouët qui lui donne à l’origine comme prénom Dia, qui signifie, dans la langue Baoulé, prophète ou magicien. Le nom de son père provient du baoulé ufué. Ce nom est donné aux enfants nés aux abords d'un village ou dans une famille où plusieurs enfants sont morts successivement avant sa naissance.
De son nom d'origine Dia Houphouët, il y ajouta le nom Boigny signifiant le bélier en baoulé.

Dia Houphouët-Boigny est le petit-neveu de la reine Yamousso et du chef du village, Kouassi N'Go. Lorsque ce dernier est assassiné en 1910, le jeune Dia est appelé à lui succéder à la tête de la chefferie. Mais, en raison de son jeune âge, son beau-père Gbro Diby (son père étant déjà mort) devient régent.

Compte tenu de son rang, l’administration coloniale décide de l’envoyer à l’école du poste militaire de Bonzi situé près du village puis, en 1915, à l’école primaire supérieure de Bingerville, ce malgré les réticences de sa famille.
Cette même année à Bingerville, il se convertit au christianisme, considérant cette religion comme le signe de la modernité et un obstacle à l'islamisation ; il se fait baptiser Félix.

Brillant élève, il intègre, en 1919, l’École normale William Ponty où il obtient son diplôme d’instituteur et enchaîne, en 1921, avec l’École de médecine de l'AOF dont il sort major en 1925.

Un homme engagé

Le 26 octobre 1925, Houphouët débute sa carrière en tant que médecin-auxiliaire à l’hôpital d’Abidjan où il fonde une « Amicale » regroupant le personnel médical indigène.
L’entreprise tourne court ; l’administration coloniale voit d’un très mauvais œil cette association qu’elle assimile à une formation syndicale et décide de le muter, le 27 avril 1927, au service de Guiglo où les conditions sanitaires sont particulièrement éprouvantes.

Toutefois, faisant preuve de véritables aptitudes professionnelles, il est promu à Abengourou, le 17 septembre 1929, à un poste réservé, jusque là, aux européens.

À Abengourou, Houphouët est confronté aux injustices dont sont victimes les cultivateurs de cacao indigènes exploités par les colons. Décidé à agir, il prend la tête, en 1932, d’un mouvement de planteurs africains hostile aux grands propriétaires blancs et à la politique économique du colonisateur qui les favorisent.
Le 22 décembre, il rédige, sous un pseudonyme, un article engagé « On nous a trop volés » qui paraît dans un éditorial socialiste publié en Côte d’Ivoire, le « Trait d’union ».

L’année suivante, Houphouët est appelé par sa tribu à prendre ses fonctions de chef de village mais, préférant poursuivre sa carrière, il se désiste en faveur de son frère cadet Augustin. Cependant, afin de se rapprocher de son village, il obtient sa mutation à Dimbokro le 3 février 1934 puis à Toumodi le 28 juin 1936.
Si jusque là, Houphouët a fait preuve de réelles qualités professionnelles, son attitude déplaît ; en septembre 1938, son chef de service lui demande de choisir entre son poste de médecin et son engagement dans la politique locale. Le choix sera vite fait puisqu'en 1939, son frère décède et il lui succède à la tête de la chefferie.

Un chef de canton et un leader syndical

En devenant chef, Houphouët devient l'administrateur du canton d’Akouè, représentant trente-six villages.
Il reprend également en charge la plantation familiale qui est alors l'une des plus importantes du pays, et parvient à la développer en diversifiant les cultures de caoutchouc, de cacao et de café; il devient ainsi un des plus riches planteurs africains.

Le 3 septembre 19447, il fonde, en accord avec l’administration coloniale, le Syndicat agricole africain (SAA) dont il devient le président. Regroupant les planteurs africains mécontents de leur sort, le SAA, anticolonialiste et antiraciste, revendique de meilleures conditions de travail, une hausse des salaires et l’abolition du travail forcé. Ce syndicat rencontre rapidement le succès et reçoit l’appui de près de 20 000 planteurs, ce qui déplait fortement aux colons qui vont jusqu'à porter plainte contre Houphouët. L’écho de ce syndicat est tel qu’il se rend, début 1945, à Dakar pour expliquer la démarche du SAA au gouverneur général de l’AOF, Pierre Cournarie.

En octobre 1945, Houphouët est projeté sur la scène politique ; le gouvernement français, décidé à faire participer ses colonies à l’assemblée constituante, organise l’élection de deux députés en Côte d’Ivoire : l’un représentant les colons, l’autre les autochtones. Houphouët se présente et, grâce aux nombreux soutiens qu'il a acquis par son action syndicale, est élu au premier tour avec plus de 1 000 voix d’avance. Malgré cette victoire, l’administration coloniale décide d’organiser un second tour, le 4 novembre 1945, qu'il remporte avec 12 980 voix sur 31 081 suffrages exprimés. Pour son entrée en politique, il décide d’ajouter Boigny, signifiant « bélier » (symbole de son rôle de meneur)7 à son patronyme, devenant ainsi Félix Houphouët-Boigny.

boigny france.jpgUn acteur majeur de la scène politique française

 Un député plaidant la cause des Africains

Au Palais Bourbon, Houphouët-Boigny est nommé membre de la Commission des territoires d'outre-mer. Il s'attelle à mettre en application les revendications du SAA. Un projet de loi tendant à la suppression du travail forcé est ainsi proposé le 1er mars 1946 à l’Assemblée et adopté en 1947 sous le nom de loi Houphouët-Boigny.
Le 3 avril 1946, il propose d’unifier la réglementation du travail dans les territoires d'Afrique ; ce sera chose faite en 19525. Enfin, le 27 septembre 1946, il dépose un rapport sur le système de santé des territoires d'outre-mer qu'il invite à réformer.

Houphouët-Boigny milite également en faveur de l’Union française. Ce projet qui prévoie d'ériger les colonies en des départements et territoires français, est loin de faire l’unanimité chez les parlementaires métropolitains qui craignent de voir la France devenir la colonie de ses colonies. Tentant de les rassurer, Houphouët-Boigny leur répond qu’il n’existe, « à l’heure actuelle », aucun risque pour que les Africains submergent les parlementaires européens, mais qu’en revanche, une telle union permettrait de stopper la double politique menée par la France : l’une « métropolitaine et démocratique », l’autre « coloniale et réactionnaire ».

Après l’adoption de la constitution de la IVe République, il est réélu sans difficulté avec 21 099 voix sur 37 888 des suffrages exprimés. Toujours membre de la Commission des territoires d'outre-mer (dont il devient secrétaire en 1947 et 1948), il est nommé, en 1946, à la Commission du règlement et du suffrage universel. Le 18 février 1947, il propose de réformer en profondeur le système des conseils généraux des territoires de l'AOF, de l'AEF et du Conseil fédéral afin qu'ils soient plus représentatifs des populations autochtones. Il réclame également, à de nombreuses reprises, la création d'assemblées locales en Afrique afin que les indigènes puissent faire l'apprentissage de leur autonomie et de la gestion.

Le fondateur du RDA et la période communiste

Le 9 avril 194615, Houphouët-Boigny transforme, avec l’aide des Groupes d’études communistes d’Abidjan, le SAA en Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). Ce dernier devient lui-même, après le Congrès de Bamako du 18 octobre 1946, une section territoriale du tout nouveau parti inter-africain : le Rassemblement démocratique africain (RDA) dont il est le président.
Pas assez nombreux pour former un groupe parlementaire, les élus africains sont contraints à s’apparenter à un des grands partis existants pour pouvoir siéger au Palais Bourbon. Le RDA s’affilie alors avec les communistes, seule formation politique ouvertement anti-colonialiste. Houphouët-Boigny justifie lui-même cette alliance par le fait qu'elle semblait, à l’époque, être la seule solution pour se faire entendre :
« Dès avant la création du RDA, cette alliance avait servi notre cause : en mars 1946, l’abolition du travail obligatoire fut adoptée à l’unanimité, sans vote, grâce à notre alliance tactique »

Au fur et à mesure que la guerre froide s'affirme, l'alliance communiste devient de plus en plus préjudiciable pour le RDA, d'autant plus qu'en 1947, le PCF passe dans l'opposition. L’administration française manifeste une hostilité grandissante au RDA et à son président qu'elle apparente à un « Stalinien ». Les tensions atteignent leur apogée au début de 195010, quand, à la suite d’un incident, la quasi-totalité de la direction du PDCI est arrêtée. De dangereuses émeutes éclatent en Côte-d’Ivoire. Pour désamorcer la crise, le président du Conseil, René Pleven, confie à son ministre de la France d’outre-mer,François Mitterrand, la mission de détacher le RDA du PCF.
Conscient d'être dans une impasse, Houphouët-Boigny accepte de rompre avec les communistes en octobre 19505 et oriente le RDA vers une gauche modérée. Lors des élections législatives de 1951, il présente une liste commune avec le parti de Mitterrand, l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) dont l’affiliation devient officielle en 1952.

La réhabilitation et l’entrée au gouvernement

Conservant l’image d’un communiste, bien que s’en défendant, il est le seul député RDA réélu en Côte d’Ivoire en 1951.
C’est pourquoi, il prononce le 24 août 1951 un discours à l’Assemblée nationale où il conteste le résultat des élections qu'il déclare entaché de fraudes.
Il dénonce aussi l’instrumentalisation des députés d’outre-mer comme « machines à voter ».

Houphouët-Boigny et le RDA vivent alors une véritable période de purgatoire avant de renouer avec le succès en 1956; lors des élections de cette année, le grand parti de masse africain reçoit 502 711 voix sur 579 550 suffrages exprimés.

Son leader, désormais, fait figure de modéré.
Nommé membre de la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions, Houphouët-Boigny entre également au gouvernement le 1er février 1956 en qualité de ministre délégué à la présidence du Conseil dans le gouvernement Guy Mollet ; poste qu’il occupe jusqu’au 13 juin 1957.
Sa principale réalisation, dans ces fonctions, est la création d’une organisation commune de régions sahariennes qui permettrait d'assurer l'indépendance énergétique de l'Union française, et de contrer les revendications territoriales marocaines dans le Sahara.

Par la suite, Houphouët-Boigny devient ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Félix Gaillard du 6 novembre 1957 au 14 mai 1958. Il essaie de réformer le code de la santé publique.

Il est à de nombreuses reprises, ministre d'État sous :

 le gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury du 13 juin au 6 novembre 1957
 le gouvernement Pierre Pflimlin du 14 au 17 mai 1958
 le gouvernement Charles de Gaulle (3) du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959
 le gouvernement Michel Debré du 8 janvier au 20 mai 1959

En cette qualité, il participe à l’élaboration de la politique africaine de la France, notamment dans le domaine culturel.
Sous son impulsion seront créés le Bureau des étudiants de la France d’outre-mer, et l’Université de Dakar.

Le 4 octobre 1958, Houphouët-Boigny est un des signataires, aux côtés de De Gaulle, de la constitution de la Ve République.

Le dernier poste qu’il occupe est celui de ministre conseiller du gouvernement Michel Debré du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961

Un partisan de l’autonomie

Suite à l’adoption, le 23 juin 1956, de la loi-cadre Defferre donnant l'autonomie aux colonies africaines, une élection territoriale est organisée en Côte-d’Ivoire le 3 mars 1957, au cours de laquelle le PDCI remporte une victoire écrasante.
Houphouët-Boigny, qui occupait déjà les fonctions de ministre en France, de président de l'Assemblée territoriale depuis 1953 (ayant succédé à Victor Capri Djédjé) et de maire d’Abidjan depuis novembre 1956, décide de placer à la vice-présidence de la Côte d’Ivoire Auguste Denise, même s’il reste, pour Paris, le seul interlocuteur de la colonie.

Le 7 avril 1957, le chef du gouvernement du Ghana, Kwame Nkrumah, en déplacement en Côte d’Ivoire, appelle toutes les colonies d’Afrique à prendre leur indépendance;

Houphouët-Boigny lui rétorque alors :

« Votre expérience est fort séduisante… Mais en raison des rapports humains qu'entretiennent entre eux Français et Africains et compte tenu de l’impératif du siècle, l’interdépendance des peuples, nous avons estimé qu'il était peut-être plus intéressant de tenter une expérience différente de la vôtre et unique en son genre, celle d’une communauté franco-africaine à base d’égalité et de fraternité. »

Contrairement à de nombreux dirigeants africains qui réclament une indépendance immédiate,
Houphouët-Boigny souhaite une transition en douceur au sein de l’« ensemble français » car, selon lui, l'indépendance politique sans l'indépendance économique ne vaut rien.

Aussi, donne-t-il rendez-vous à Nkrumah dans dix ans afin de voir lequel des deux eut choisi la meilleure voie.

Tout naturellement, il fait campagne pour le « oui » lors du référendum pour la Communauté franco-africaine, proposé par de Gaulle le 28 septembre 1958.

Seul son protégé guinéen, Ahmed Sékou Touré ose dire « non » préférant, à l’inverse d’Houphouët-Boigny, « la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage ».

Malgré ce succès, la communauté franco-africaine s'écroule peu de temps après, poussée par la fédération du Mali qui souhaite l’indépendance.

Le 7 août 1960, Houphouët proclame à contrecœur, l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

La prospérité des années 1960 et 1970

Houphouët-Boigny opte pour le libéralisme économique afin de bénéficier de la confiance de nombreux investisseurs étrangers, notamment français. Les avantages accordés par son code des investissements de 1959, permettent aux entreprises étrangères de rapatrier jusqu’à 90 % de leurs bénéfices dans leur pays d’origine (les 10 % restants étant obligatoirement réinvestis en Côte-d’Ivoire)

abidjan 1.jpgIl développe également une politique de modernisation des infrastructures avec, notamment, l’édification du quartier d'affaires du Plateau à Abidjan (sur le modèle nord-américain) où des hôtels de luxe accueillent touristes et hommes d'affaires.
Ainsi, la Côte d’Ivoire connaît une croissance de 11 à 12 % durant la période de 1960 à 1965.
Le PIB, multiplié par douze (en volume constant) entre 1960 et 1978, passe de 145 à 1 750 milliards de francs CFA, tandis que la balance commerciale ne cesse d’enregistrer des excédents.


L’origine de cette réussite économique est née du choix, du président, de privilégier le secteur primaire au secondaire.
De cette manière, l’agriculture intensive connaît un développement fulgurant : entre 1960 et 1970, les cultures de cacao triplent leur production atteignant 312 000 tonnes, celles de café augmentent de moitié, passant de 185 500 à 275 000 tonnes tandis que les exportations de bois passent entre 1950 et 1965 de 90 000 à 1 250 000 tonnes.
Si ces derniers représentent 80 % des exportations de la Côte d’Ivoire, celles de bananes s’élèvent tout de même en 1965 à 150 000 tonnes et celles d’ananas à 40 000 tonnes.

Par ailleurs, les cultivateurs du nord sont vivement encouragés à développer l’élevage et la culture du coton dans leur région. Toutefois, l’État ivoirien, par l’intermédiaire de la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles (Caistab) qui garantit chaque année, un prix d’achat minimum aux productions des planteurs (inférieur à ceux du marché mais jugé satisfaisant), se garde le monopole sur les exportations de café, de cacao et de coton. Des ressources considérables sont ainsi dégagées pour financer les projets nationaux.

Bien que n’étant pas le pilier de l’économie ivoirienne, le secteur secondaire connaît, lui aussi, un essor spectaculaire grâce à l’industrie légère, notamment dans l’agroalimentaire avec l’installation de minoteries, d’huileries et de conserveries, et dans la transformation avec la mise en place de filatures et descieries. Ainsi, entre 1960 et 1973, la production industrielle enregistre un taux de croissance annuelle moyen de 20 %, faisant passer sa part dans le PIB de 15 à 25 %.
Le chiffre d’affaires de la grande et petite industrie passe alors, pour cette période, de 13,5 à 164 milliards de francs CFA, tandis que pour la période de 1973 à 1983, il est multiplié par 8,5, atteignant 1 170 milliards de francs CFA.

Cet essor économique modifie profondément le mode de vie des Ivoiriens, entraînant une accentuation de l’exode rural et la hausse du revenu annuel moyen par ménage qui atteint 500 000 francs CFA en 1980.
Une forte demande de céréales « modernes » émerge alors en Côte-d’Ivoire, notamment en ce qui concerne le maïs et le riz ; cette nouvelle demande étant, comme partout en Afrique, assimilé à une promotion sociale.
Des efforts sont aussi enregistrés dans le domaine de l’éducation : en 1975, le taux de scolarisation pour l’instruction primaire était de 17,3 %, de 5,1 % pour l’instruction secondaire et de 0,5 % pour l’instruction supérieure; en 1985, le taux d’alphabétisation était de 57,3 % pour les personnes âgées de plus de 15 ans.

Ces progrès, liés pour l’essentiel au domaine économique, font de la Côte d'Ivoire, une réussite rare en matière de décolonisation, un îlot de prospérité dans la région du golfe de Guinée.

La Côte-d’Ivoire devient même un pays d’immigration pour la région : la forte main-d'œuvre étrangère (principalement burkinabès), nécessaire à la mise en œuvre et à l’entretien des plantations autochtones, représente dans les années 1980, plus du quart de la population ivoirienne.

Le « miracle ivoirien », comme on l’appelle, vaut à Houphouët-Boigny de gagner une image de « Sage de l'Afrique », tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Il est, alors, surnommé respectueusement « le Vieux ».

L’unité africaine selon Houphouët-Boigny

A l’instar de Charles de Gaulle qui refusa toujours une Europe intégrée, Houphouët-Boigny s’oppose à l’idée d’États-Unis d'Afrique proposé par Kwame Nkrumah qui remet en cause les souverainetés nationales récemment acquises.
Toutefois, le dirigeant n'est pas contre l'unité africaine qu'il conçoit sous la forme d'une coopération au cas par cas.

Le 29 mai 1959, il crée en coopération avec Hamani Diori (Niger), Maurice Yaméogo (Haute-Volta) et Hubert Maga (Dahomey - actuel Bénin), le conseil de l’Entente.
Cette organisation régionale, fondée dans le but d’entraver la fédération malienne, est très souple et assure trois fonctions majeures :

 Elle permet la gestion commune de certains services publics tels que le port d’Abidjan institué en établissement public ou la ligne de chemin de fer Abidjan-Niger.

 Elle garantit un fonds de solidarité entre les pays membres, alimenté à plus de 90 % par la Côte d’Ivoire.

 Elle assure le financement de divers projets de développement au moyen de prêts consentis aux États membres à des faibles taux d’intérêts, prêts alimentés à 70 % par la Côte d’Ivoire.

Houphouët-Boigny prévoit même, en 1966, d’accorder la double nationalité aux ressortissants des pays du conseil de l’Entente, mais le projet est abandonné suite à la pression de la rue. Le président ivoirien s'engage donc à soutenir financièrement ses alliés, en échange de leurs allégeances respectives à la Côte-d’Ivoire.

Ambitieux, Houphouët-Boigny conçoit de plus grands desseins pour l'espace francophone d’Afrique ; il prétend le regrouper au sein d’une grande organisation dont le but serait de se soutenir mutuellement. Le projet se concrétise le 7 septembre 1961, lors de la signature de la charte donnant naissance à l’Union africaine et malgache (UAM), regroupant douze pays francophones dont le Sénégal de Senghor. Des accords sont signés et resserrent la solidarité des Ėtats francophones, notamment dans les domaines économique, militaire, et des postes et télécommunications.
Mais en mai 1963, la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) vient perturber ses plans : les tenants du panafricanisme exigent la dissolution de tous les regroupements régionaux dont l’UAM ; le président ivoirien cède à contrecœur, et transforme, en mars 1964, l’UAM en Organisation africaine et malgache de coopération économique et culturelle.

Considérant l’OUA comme une voie de garage, d’autant plus que Paris y est hostile, il décide de créer l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), une organisation purement francophone et concurrente à l’OUA, qui voit le jour en 1965.
Ce bloc « modéré et modérateur » regroupe, en son sein, seize pays dont le but est de briser les velléités révolutionnaires en Afrique. Mais, au cours des années, estimant cette organisation trop inféodée à la France, huit pays membres quittent l’OCAM.

En 1974, Houphouët-Boigny et Senghor mettent de côté leurs querelles et s’unissent afin de contrecarrer les plans du Nigeria qui vise à s’imposer en Afrique de l'Ouest, au détriment de la Côte-d’Ivoire et du Sénégal, par la création d’une grande organisation inter-linguistique, la CEDEAO.
Les deux homologues créent, dans le but d’entraver le fonctionnement de la CEDEAO, la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) qui supplante les anciennes unions douanières dans la région francophone.
Mais, ayant reçu l’assurance, de la part du Nigeria, que seraient maintenues les organisations francophones antérieures, les fondateurs de la CEAO décident de rejoindre la CEDEAO en mai 1975.

Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix

Afin de laisser à la postérité l’image d’un homme de paix, il crée en 1989 un prix pour la recherche de la paix parrainé par l’Unesco, entièrement subventionné par des fonds extrabudgétaires apportés par la Fondation Félix-Houphouët-Boigny. Ce prix qui porte « le nom du Président Félix Houphouët-Boigny, doyen des chefs d’État africains, apôtre infatigable de la paix, de la concorde, de la fraternité et du dialogue pour résoudre tout conflit à l’intérieur comme à l’extérieur des États », est attribué chaque année par un Jury international, composé de onze personnalités originaires des cinq continents, qui décerne un chèque de 122 000 euros.

boigny 4.jpgLe prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix a été accordé respectivement :

- à Nelson Mandela, président du Congrès national africain (ANC) de l’Afrique du Sud et Frederik Willem De Klerk, président de la République sud-africaine en 1991,

- à l’Académie de droit international de La Haye au Pays-Bas en 1992,

- à Yitzhak Rabin Premier ministre de l’État d’Israël, Shimon Peres, Ministre des affaires étrangères de l’État d’Israël et Yasser Arafat, Président de l’Autorité nationale palestinienne en 1993,

- à S. M. Juan Carlos I, Roi d’Espagne et Jimmy Carter, ancien président des États-Unis d’Amérique en 1994,

- au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à Mme Sadako Ogata, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés en 1995,

- à Alvaro Enrique Arzú Irigoyen, président de la République du Guatemala et au Commandant Rolando Morán, représentant de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG) en 1996 ,

- à Fidel Valdez Ramos, président de la République des Philippines et Nur Misuari, président du Front de libération nationale moro (MNLF) des Philippines en 1997,

- à Sheikh Hasina Wajed, Premier ministre de la République populaire du Bangladesh et George J. Mitchell, Sénateur américain, ancien conseiller spécial du président des États-Unis d’Amérique pour les affaires irlandaises en 1998,

- à la Communauté de Sant'Egidio d’Italie en 1999,

- à Mme Mary Robinson, Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme en 2000,

- à Kay Rala Xanana Gusmão, président de la République démocratique du Timor-Oriental en 2002,

- au Cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix et Dr Mustafa Cerić, Grand mufti de Bosnie en 2003 et

- à Maître Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal en 2005.

Le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix n’a pas été attribué en 2001 et 2004.

Fonctions gouvernementales

 En France

 Député à l'Assemblée nationale française
 Ministre délégué à la présidence du Conseil du gouvernement Guy Mollet (du 1er février 1956 au 13 juin 1957)
 Ministre d'État du gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury (du 13 juin au 6 novembre 1957)
 Ministre de la Santé publique et de la Population du gouvernement Félix Gaillard (du 6 novembre 1957 au 14 mai 1958)
 Ministre d'État du gouvernement Pierre Pflimlin (du 14 au 17 mai 1958)
 Ministre d'État du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959)
 Ministre d'État du gouvernement Michel Debré (du 8 janvier au 20 mai 1959)
 Ministre conseiller du gouvernement Michel Debré (du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961)
 Il fut aux côtés de De Gaulle et de Michel Debré lors de la signature de la constitution de 1958.

 En Côte d'Ivoire

 Président de l'Assemblée nationale (24 mars 1953 au 30 novembre 1959)
 Maire d'Abidjan (de 1956-1960)
 Premier ministre (du 1er mai 1959 au 3 novembre 1960)
 Ministre de l'Intérieur (du 8 septembre 1959 au 3 janvier 1961)
 Président de la République, Ministre des Affaires Etrangères (du 3 janvier 1961 au 10 septembre 1963)
 Président de la République, Ministre de la Défense, Ministre de l'Intérieur, Ministre de l'Agriculture (du 10 septembre 1963 au 21 janvier 1966)
 Président de la République, Ministre de l'Économie et des Finances, Ministre de la Défense, Ministre de l'Agriculture (du 21 janvier 1966 au 23 septembre 1968)
 Président de la République, (du 23 septembre 1968 au 5 janvier 1970)
 Président de la République, (du 5 janvier 1970 au 8 juin 1971)
 Président de la République, Ministre de l'Éducation nationale (du 8 juin 1971 au 1er décembre 1971)
 Président de la République (dans les différents autres gouvernements du 1er décembre 1971 au 7 décembre 1993)

boigny 3.jpg

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29 mai 2012

"La culture du résultat" comme stratégie pour booster la performance des entreprises africaines

innovation 2.jpgculture du résultat.jpg«Quels leviers pour les entreprises ivoiriennes pour booster leur Performance et leur Compétitivité face à la concurrence mondiale ?» C’est le thème d’une conférence prononcée récemment par Moutti Jean, Expert en Management et Gestion des Ressources Humaines.

Face à la presse, cet ancien directeur central des Ressources Humaines de Sodeci et Cie, a présenté le concept de la «La certification de la culture de résultat» (Ccr) qu’il entend développer à travers la Jmti Holdings qui est une entreprise financière qui a son siège social à Detroit aux Usa.

Selon, Moutti Jean son administrateur et Directeur général, «la culture du résultat, est la manifestation d’un déclic comportemental spontanée qui traduit les réactions naturelles du personnel dont les attitudes professionnelles visent à booster en permanence leurs performances et à optimiser sans cesse la compétitivité de l’entreprise».

En effet selon Moutti Jean, les entreprises africaines sont généralement confrontées à un déficit important et chronique de culture de résultat. Aussi, bien souvent, elles développent plutôt une culture de l’effort et de l’essoufflement.

«Dans un tel contexte, les entreprises africaines ont du mal à se hisser au niveau des standards internationaux des critères de performances. Et pourtant elles regorgent de dirigeants de haut niveau, formés parfois dans les écoles les plus prestigieuses de l’Occident. Mieux encore : les cadres africains sont capables d’assimiler très rapidement des connaissances et des compétences nouvelles, pour peu de bénéficier d’un coaching de proximité» a ajouté M. Moutti.

25 mai 2012

WAHIDA CLARK: La prison comme lieu de départ

innovation 2.jpgWAHIDA.jpgElle a été de 9,5 ans en prison pour blanchiment d'argent et fraude postale. En prison, elle a reçu de précieux conseils d'affaires de multi-millionnaire et compagnon de prison telle que Martha Stewart, qui ont transformé sa vie.
Son changement de page la rue éclairée a atterri sur le New York Times best-seller de la liste pas une seule fois, mais trois fois.

Pas du genre à reculer devant un défi, dès qu'elle a été libéré de prison, cette femme a lancé sa propre entreprise, Wahida Clark Publishing une entreprise qui dispose de 14 auteurs sur sa liste.

Entretien avec cette battante

Aviez-vous pensé à créer une entreprise avant votre séjour en prison? En outre, quels conseils aviez-vous reçu de vos compagnons de prison qui continue, aujourd'hui, à vous aider à propulser votre entreprise vers l'avant?

WC: Avant je d'aller en prison et alors que je vivais à Trenton, New Jersey, j'ai essayé de commencer un livre. Plus tard, j'ai déménagé à la Géorgie.
Pendant ce temps, j'ai aussi fait quelques affaires dans le logement et le développement urbain.
Bien que j'ai été incarcéré, j'ai écrit et publié sept romans. Le succès de mes livres, y compris Essence best-seller, Thugs et les femmes qui les aiment , me fit recevoir beaucoup de manuscrits des autres détenus.
Ainsi, j'ai réalisé que je n'avais pas d'autre choix que de commencer une maison d'édition. J'ai élaboré le plan d'affaires pour mon entreprise d'édition alors que j'étais en prison et j'ai demandé à Martha Stewart de revoir mon plan. Elle m'a donné un signe d'approbation. Dès que je suis rentrée chez moi, j'ai mis mon plan d'affaires en pratique.

Quand avez-vous commencer à créer Wahida Clark Publishing?

WC: Je suis sorti de prison en Décembre 2007. J'ai commencé ma maison d'édition en 2008, dès que je suis sorti de prison.
Afin d'être dans une maison de transition ou d'accouchement à domicile, vous devez avoir un emploi. Plutôt que de travailler pour quelqu'un d'autre, j'ai commencé ma propre entreprise.

Combien aviez-vous comme capital pour investir dans Wahida Clark Publishing et quelles ressources aviez-vous utilisé pour financer votre entreprise ?

WC: Je ne suis pas sûr du montant exact. J'ai utilisé mes propres redevances de livres que j'ai vendues pour commencer Wahida Clark Publishing.
Les entreprises ont besoin d'un afflux continu de capitaux. Pour répondre à cette exigence, je ne cesse de mettre de l'argent en Wahida Clark Publishing.
Je paye pour l'édition, l'impression, l'aménagement intérieur, etc hors redevances de livres que je vends.

WAHIDA 2.jpgVous aviez déjà publié et vendu plus de 300.000 exemplaires de vos livres de la série de voyou dans d'autres éditeurs. Pourquoi avez-vous décidé de publier Justify My Thug et Payback Is Not Enough sous Contenu Cash Money?

WC: En prison, j'ai eu des contrats avec des maisons d'édition importantes. Quand je signe un contrat avec le contenu de Cash Money, j'ai simplement déplacé d'un éditeur à l'autre. Contenu Cash Money. . . quand je pensais à ce sujet, ils ont eu Nikki Minaj, Little Wayne, Drake, etc Ces artistes vendent des millions de CD à mon public cible.
Donc, ce fut une chance pour moi de puiser directement dans mon public cible. Cash Money a l'oreille de mon auditoire. En travaillant avec eux, j'ai une ligne directe dans mon public cible.

20 mai 2012

Retour des produits ivoiriens sur le marché américain

innovation 2.jpgstatut de la liberté.jpgPublié le samedi 19 mai 2012 | Ministères
Le Ministère d’Etat, Ministère de l’Industrie, à travers le Comité de Concertation Etat/Secteur Privé (CCESP), a le plaisir de vous informer que la Côte d’Ivoire est éligible à l’AGOA depuis le 25 octobre 2011.

Cette éligibilité permet :

- d’exporter sur le marché américain des produits ivoiriens sans droits de douanes et sans quota ;

- de susciter la confiance des investisseurs américains et internationaux à investir en Côte d’Ivoire ;

- de développer le programme de renforcement des capacités des opérateurs économiques ivoiriens ;

- de participer aux Forums annuels.

A ce titre, la Côte d’Ivoire participera au 11ème forum annuel de coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et les pays d’Afrique subsaharienne sur le thème: renforcer les infrastructures de l’Afrique pour le commerce.

Ce forum se tiendra à Washington aux Etats unis du 10 au 23 juin 2012.

Pourront y prendre part pour la Côte d’Ivoire :

- les membres de l’administration,

- les opérateurs économiques ivoiriens.

A cet effet, un Comité a été mis en place. Il est présidé par le Premier Ministre.

Pour toute information complémentaire, merci de contacter l’Association pour la Promotion des Exportations de Côte d’Ivoire (APEXCI) au (225)20302530

Le Ministère d’Etat, Ministère de l’Industrie, reste à votre écoute aux numéros verts 800 000 70 et 141.

Mariam FADIGA

19:44 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Amérique, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action, Esprit économique, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

19 avril 2012

WWW.CEPICI.GOUV.CI: INFORMATIONS ECONOMIQUES ET COMMERCIALES A PLEIN TEMPS

DRAPEAU CI.jpglogo cepici.jpgLe Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici) bénéficie d’un site web qui lui a été officiellement remis le mardi 17 avril 2012 par le Centre d’Information et de Communication Gouvernemental (Cicg) à son siège sis au Plateau.
A travers ce nouveau portail d’information (www.cepici.gouv.ci) le Cepici met à disposition des hommes d’affaires des informations économiques et commerciales. Pour le directeur général du Cepici, Essis Esmel Emanuel, le site participe à la campagne de promotion de l’investissement en Côte d’Ivoire. Selon lui, ce site mettra en relief les potentialités et les opportunités dont regorge le pays en même temps qu’il fera ressortir la compétence professionnelle du centre. Anne Marie Konan-Payne, directrice générale du Cicg a indiqué que la création de ce site web par sa structure de communication répond au souci de repositionner stratégiquement le Cepici. Il suite à la demande des dirigeants de ce centre qui demeure le leader en matière de promotion de l’investissement en Côte d’Ivoire.

PRÉSENTATION DU CEPICI

Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPCI) a été créé par décret n° 93-774 du 29 septembre 1993 et a démarré ses activités en 1995.

Le CEPICI est placé sous la tutelle et l’autorité directe du Premier Ministre en raison :
• du caractère transversal de ses missions qui touchent tous les secteurs économiques ;
• du souci de lui assurer une plus grande efficacité auprès des Administrations et du secteur privé ;
• de la célérité du CEPICI, dans la saisine du Premier Ministre, en vue d’obtenir son arbitrage en cas de différends entre le secteur privé et l’Administration.
Il a pour objet de déterminer et réaliser des programmes visant la mise en œuvre de la politique de l’investissement de l’Etat.
Son Credo : informer et attirer l’investisseur étranger et local, faciliter et accélérer les procédures d’implantation de l’entreprise.

Sa création répond au souci de :
• faire du secteur privé le moteur de sa croissance économique
• diversifier ses marchés et ses partenaires
• attirer et faciliter l’investissement privé en vue de la création de richesses et d’emplois

Le CEPICI est dirigé par un Directeur Général nommé par décret qui assure la coordination de la gestion administrative et technique du Centre ainsi que celle du travail des directions opérationnelles et des conseillers techniques.

UN LEADER MONDIAL DU CHOCOLAT S'ENGAGE EN AFRIQUE

DRAPEAU CI.jpglogo_barrycallebaut.gifLe groupe Barry-Callebault va engager 21 milliards FCFA dans la cacaoculture en Afrique de l`Ouest et du Centre

Le chef de zone de l’Agence national d’appui au développement rural (ANADER) de Grand-Lahou, Antoine Kouassi Toto qui a donné l’information le 11 avril lors d’une séance d’évaluation de champ-école d’exploitants agricoles, a exhorté les planteurs à produire davantage chaque année afin de bénéficier des opportunités que vont créer ces investissements du groupe.

La direction de l’ANADER procédait à une évaluation des agriculteurs de la coopérative COOPRASI de Dongbo-Tamabo, une localité de Grand-Lahou, huit mois après une formation continue sur des modules visant à donner les rudiments aux exploitants agricoles pour améliorer la qualité de leur rendement.

Cet investissement de 21,7 milliards FCFA sera axé sur la durabilité du cacao. Ce projet dénommé "Cocoa Horizons" a pour but d’accroître la productivité des plantations, d`améliorer la qualité du cacao et les conditions de vie des familles des pays producteurs de cacao en Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi qu’en Indonésie au cours de la prochaine décennie.

Le nouveau projet repose sur le Programme partenaire de qualité (PPQ) de Barry-Callebaut, un programme majeur destiné à promouvoir la durabilité du cacao avec trois piliers. Il s’agit de "Pratiques des planteurs" qui consistera à ouvrir un Centre d’excellence du cacao et cinq Académies de planteurs en Côte d’Ivoire pour une formation à l’agriculture moderne qui permettra aux planteurs d’améliorer leur production et d’obtenir une certification indépendante.

Pour le volet "Education des planteurs", des actions seront centrées sur les communautés afin de promouvoir la formation à la culture du cacao et l’acquisition de compétences commerciales qui viseront à développer la prochaine génération de planteurs.

Enfin, le volet de la "Santé des planteurs" dans lequel Barry-Callebaut entend mettre l’accent sur des actions intégrées dans le domaine de la santé et de l’eau potable, qui serviront à améliorer le bien-être des communautés rurales et à soutenir les institutions et services locaux en la matière.

QUEL EST DONC LE PROFIL DE CE LEADER MONDIAL DU CHOCOLAT

Avec un chiffre d’affaires annuel de CHF 4,6 milliards (EUR 3,6 milliards /USD 5,0 milliards) environ pour l’exercice 2010/11, Barry Callebaut, dont le siège est à Zurich, Suisse, est le leader mondial des fabricants de produits à base de cacao et de chocolat de qualité supérieure – de la fève de cacao au produit de chocolat fini. Présent dans 27 pays, Barry Callebaut possède environ 40 sites de production et occupe une force de travail spécialisée et diversifiée de quelque 6000 personnes. Le Groupe fournit toute l’industrie alimentaire, en particulier les fabricants, les artisans et les utilisateurs professionnels de chocolat, tels que chocolatiers, pâtissiers et boulangers. Pour ces derniers, il dispose de ses deux marques mondiales Callebaut® et Cacao Barry®. Barry Callebaut est le leader mondial de l’innovation dans le cacao et le chocolat. Il fournit en outre une gamme complète de services dans les domaines du développement de produits, des processus de fabrication, de la formation et du marketing. Le leadership des coûts est un autre motif important de collaboration avec Barry Callebaut pour des industriels de l’alimentation tant globaux que locaux. Par le biais de ses nombreux programmes de durabilité et de ses activités de recherche, le Groupe travaille avec des planteurs, leurs organisations ainsi qu’avec d’autres partenaires afin d’assurer à l’avenir l’approvisionnement en cacao et d’améliorer les conditions de vie des planteurs.

LEADER DE MARCHE

Barry Callebaut, né en 1996 de la fusion de Callebaut (d’origine belge) et Cacao Barry (d’origine française) a depuis évolué de la fourniture d’ingrédients à base de chocolat à la prestation de solutions intégrées pour l’ensemble de l’industrie alimentaire. Organisé par régions, il sert deux segments distincts: les fabricants de produits alimentaires industriels ainsi que les artisans et utilisateurs professionnels de chocolat (tels que les chocolatiers, chefs pâtissiers et boulangers ou encore les restaurants, hôtels et traiteurs).

PARTENAIRE PRIVILÉGIÉ DE L'INDUSTRIE ALIMENTAIRE

Barry Callebaut fabrique des produits à base de cacao et de chocolat depuis plus de 150 ans. Il est le seul groupe chocolatier complètement intégré maîtrisant toutes les étapes, depuis l’approvisionnement en fèves de cacao jusqu’au produit de chocolat fini. Il est au service de l’ensemble de l’industrie alimentaire, des fabricants de produits alimentaires industriels aux artisans et utilisateurs professionnels de nos produits. Durant les dernières années, Barry Callebaut a conclu des accords d’approvisionnement à long terme avec quatre des cinq leaders mondiaux de la confiserie. Il s’est clairement positionné comme le partenaire privilégié de toute l’industrie alimentaire.

INNOVATION

L’équipe de recherche et développement joue un rôle de pionnier dans l’industrie du chocolat. Elle met continuellement au point de nouveaux produits en réponse à la demande croissante des consommateurs pour des produits meilleurs pour la santé et des saveurs nouvelles. Les innovations permettent aux consommateurs de savourer des douceurs tout en veillant sur leur santé.

EXPANSION GÉOGRAPHIQUE

Barry Callebaut continue de développer sa présence globale. Le Groupe a complètement transformé son empreinte opérationnelle en Amérique du Nord, a optimisé son réseau industriel en Europe occidentale et étendu ses opérations aux marchés très dynamiques que sont l’Europe de l'Est, l'Amérique centrale et du Sud, ainsi que l’Asie-Pacifique afin d’y saisir les diverses occasions de croissance.

KONANDE (INNOVATION COTE D'IVOIRE)

03 février 2012

ENTREPRENEURS EN ACTION : ADRIEN FRANÇOIS : GÉRANT-FONDATEUR DE TINYCUBE

DRAPEAU CI.jpgTINY CUBE.pngL'HISTOIRE DE TINYCUBE

Un jour, un jeune homme suivait un reportage présentant les habitudes de consommation du petit déjeuner des français.
Selon cette émission 70% des français n'ont pas le temps de petit-déjeuner le matin.

Soudain, le jeune homme a une idée : proposer un petit déjeuner sain, équilibré, de qualité et à bas prix.

Il se leva alors du canapé et commença à réfléchir à un logo. Quelques nuits blanches plus tard, il trouva enfin la forme du contenant : une boîte parallélépipédique.

Une fois la forme du contenant trouvé, il commença à chercher des fournisseurs. Il contacta chacun d'entre eux et leur demanda si éventuellement il pouvait goûter leurs produits. Ainsi il reçu un stock considérable de madeleines, barres de céréales et de jus de fruit. Il examina un à un les produits.
Puis, sur le packaging du jus de fruit, il vit une bouteille qui parlait. Alors une nouvelle idée lui vint à l'esprit : une boîte animée.
Il pensa alors qu'il fallait un nom à cette boîte. Un nom en anglais et "mignon". Pourquoi pas Tiny ? Tiny Cube ? Voilà comment l'aventure Tiny Cube a commencé !

ADRIEN FRANCOIS.jpgQUI EST ADRIEN FRANÇOIS ?
Jeune homme dynamique et extrêmement rigoureux, il a passé l'ensemble de ses études dans les locaux de l'université de la Sorbonne. Après une licence d'économie, il s'est dirigé vers de la gestion pure et dure pour terminer par un Master 2 de gestion et de management.

Adrien, en parallèle de ses études, a acquis de l'expérience grâce à de nombreux stages dans la finance au sein d'Oudart gestion, d'HSBC et de RBC Dexia !
Cependant, l'envie d'entreprendre s'est emparée de lui. A 27 ans, il a créé Tiny Cube, le petit déjeuner et le goûter 100 % bio.

En janvier 2012, Adrien François a donné une interview à l'Agence pour la Création d'Entreprise (APCE). Cette interview, très instructive, donne une vue générale sur le parcours exemplaire de ce jeune entrepreneur français.

Quel est votre parcours professionnel ?

Pendant mon cursus universitaire entre 2006 et 2010, j'ai réalisé plusieurs stages au sein de grandes enseignes bancaires qui m'ont permis d'être en contact direct avec des donneurs d'ordres et des dirigeants d'entreprise.
J'ai par ailleurs eu l'opportunité de participer à la gestion d'un fonds de commerce d'entreprises et de diriger une agence composée d'une clientèle essentiellement de professionnels.
Une autre expérience m'a motivé : pendant 6 mois, j'ai eu pour objectif d'améliorer le processus de traitement des ordres de bourse pour le compte de mon employeur. J'ai pu apprendre à coordonner de nombreux intervenants sur un objectif commun.
Ces stages m'ont indégnablement fait apprécier le développement de projets, l'animation d'équipes, le contact de clientèle, la gestion de nombreux dossiers, etc. autant d'atouts que doit posséder un dirigeant d'entreprises. Et peu à peu l'envie de monter ma propre entreprise, s'est fait jour !

Justement, qu'est-ce qui vous a motivé à créer votre entreprise ?

Plusieurs éléments m'ont amené à la création. Tout d'abord, le manque de liberté d'action que je ressentais au sein des entreprises où j'ai effectué mes stages. Ensuite, la période économique actuelle et, enfin, mon ambition personnelle.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de "Tiny Cube" ?

Ce concept est simple : proposer à la vente des petits déjeuners et des goûters 100 % bios dans un "package" transportable aussi bien en vente ambulante – street fooding – qu'en vente directe aux entreprises. Notre offre de base est composée d'un produit phare : la boîte "Tiny Cube" réunissant : un jus de fruits, un fruit frais de saison, un carré de chocolat, une barre de céréales et un biscuit.
D'autres formules sont possibles en fonction des besoins de notre clientèle d'entreprises. Le contenant ainsi que nos produits changent selon les commandes. On s'adapte à tout type de situation.

TINYCUB2.jpg


Et pourquoi le "street fooding" ?

Créer Tiny Cube a été un véritable challenge.
Le "street fooding" est un nouveau mode de distribution originaire de New-York. Il est arrivé récemment dans l'hexagone et commence à séduire les français.
Notre challenge est donc de changer la mentalité et les habitudes de consommation. Certains n'ont pas du tout l'habitude de prendre le temps de petit-déjeuner, d'autres préfèrent le traditionnel croissant, café et jus d'orange. Il n'est pas toujours évident de les inciter à consommer des produits plus sains et plus équilibrés, même si cela est recommandé par les nutritionnistes. Et puis, je ne suis bien évidemment pas le seul à proposer des petits déjeuners aux professionnels. Les entreprises ont fréquemment leurs propres fournisseurs de petit déjeuner où de goûter pour les réunions. Leur proposer une offre différente de celles dont elles sont accoutumées n'est pas non plus chose évidente, même si notre offre 100 % bio est un réel atout.

Votre concept de base a donc évolué ?

Effectivement, au début nous proposions un produit unique prêt à être distribué car notre concept s'orientait davantage vers une offre de petit déjeuner à emporter à la sortie du métro. Ce mode de distribution a vite montré ses limites, notamment en raison des conditions climatiques : le client ne s'arrête pas dans la rue pour acheter notre produit lorsqu'il pleut ou vente.
Nous avons donc recentré notre offre sur la clientèle d'entreprises en insitant sur le fait qu'un petit déjeuner peut être un moment de convivialité à partager en équipe, avant la très classique réunion du lundi et vendredi matin. Nous proposons également une offre de goûters pour les pauses de l'après-midi.

Avez-vous été aidé, accompagné par des structures, des réseaux d'accompagnement ?

J'ai trouvé de l'aide au sein de mon entourage. Mon père me soutien beaucoup. Il me conseille lorsque j'en ai besoin et il suit l'évolution de l'entreprise. Des amis m'ont aidé pour le site internet : un web designer, un webmaster et une rédactrice. Mais je n'ai pas trouvé qu'un soutien technique ou matériel. Le soutien psychologique est aussi quelque chose de très important. Le fait de voir son enourage s'intéresser à votre projet est un avantage certain qui vous motive. Par ailleurs, L'APCE m'a apporté son aide avec les informations présentes sur son site.

Comment s'est alors passée la création de votre entreprise ?

J'ai eu la chance de suivre des cours de Création d'entreprise lors de mon Master Gestion à la Sorbonne (Paris 1) dans lesquels la méthodologie de création était développée.
Tout s'est donc très bien passé. Je n'ai pas eu de soucis particuliers. Juste une bonne de dose de stress et d'insomnies !

Avez-vous rencontré des difficultés ?

La patience est devenue une de mes vertus. J'ai rencontré la direction de Defacto (Etablissement public de gestion du quartier d'affaires de la Défense) à plusieurs reprises pour obtenir l'autorisation de vente sur le parvis de la Défense. Et, les demarches auprès des administrations ne sont pas toujours choses aisées. Les débuts ont été stressants mais ensuite les choses se sont bien déroulées.
Mon cursus (gestion) m'a apporté la connaissance pour monter une entreprise (business plan) et la gérer. Quant à mes stages, ils m'ont fait comprendre la réalité du terrain. J'étais donc prêt !

Avez-vous des projets de développement ?

Oui bien sur, je souhaiterais pouvoir m'implanter sur d'autres lieux par exemple dans les écoles à l'heure de la pause de 10 h 30. Les enfants ont l'habitude de grignoter des barres chocolatées pas toujours équilibrées. J'aimerais pouvoir leur permettre de manger plus sain lors de cette pause. C'est l'une des pistes de développement.
Et bien entendu, continuer à convaincre davantage d'entreprises à proposer des "Tiny Cube" à leurs collaborateurs lors des réunions.

Votre quotidien aujourd'hui correspond-t-il à ce que vous imaginiez ?

Je m'attendais à avoir des journées bien remplies. Les tâches ne se ressemblent pas et il y a des objectifs à se fixer dans de nombreux domaines. Entre la prospection, la recherche de financements, la communication, etc., je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Mais cela me plaît ! J'ai toujours eu besoin de bouger et mon entreprise y contribue très largement.

Et si c'était à refaire ?

Je pense que j'aurais agi différement.
Quand on est jeune, on est sûrement moins conscient des difficultés qui vont se présenter à nous.
Aujourd'hui, je serais moins optimiste sur le démarrage et mes ambitions de chiffre d'affaires. Il ne faut pas oublier qu'en cette période, les entreprises cherchent à réaliser des économies et le petit déjeuner de leurs collaborateurs n'est pas toujours une priorité... alors qu'il le devrait.
Propos recueillis en janvier 2012 par Michel Jez

02 février 2012

Facebook : une entrée en Bourse record

DRAPEAU CI.jpgMis à jour le 02/02/2012 à 08:11 | publié le 01/02/2012 par Le Figaro

Après la clôture de Wall Street mercredi soir, Facebook a lancé son très attendu processus d'entrée en Bourse, en déposant son dossier d'introduction. La firme américaine compte lever environ 5 milliards de dollars. Le réseau social serait valorisé entre 75 et 100 milliards de dollars. Avec de tels chiffres, Facebook serait la plus grosse introduction en Bourse d'un service Internet et une nouvelle occasion de réveiller le spectre de la bulle Internet. Car nombre d'observateurs se demandent encore si Facebook subira le même sort que MySpace. Comme s'il y avait une fatalité au déclin des réseaux sociaux. L'histoire leur a jusqu'ici donné raison. Mais Facebook a des atouts pour justifier sa valorisation très élevée.

FACEBOOK.jpg

Le réseau social dispose de nombreux atouts pour justifier une valeur colossale.

Le site réunit une audience unique au monde. 845 millions d'internautes sont actifs tous les mois sur Facebook, la moitié d'entre eux y viennent tous les jours. C'est une mine d'or publicitaire. Aux États-Unis, Facebook capte désormais 28% du marché des bannières publicitaires en ligne. Deuxième, Yahoo! a 11% du marché. L'écart pourrait se creuser davantage avec le déploiement du nouveau profil Facebook («Timeline»): en permettant aux utilisateurs d'y installer des applications, Facebook offre - comme Apple - un boulevard d'opportunités aux marques et éditeurs de services. Cela devrait porter le chiffre d'affaires de Facebook de 3,7 milliards de dollars en 2011 à 7 milliards d'euros cette année.

Achat de talents

Ce nouveau profil témoigne d'un savoir-faire et d'une particularité de Facebook: depuis son lancement, le service n'a cessé de changer sa page d'accueil et son profil. C'est déroutant pour les utilisateurs mais vital pour le site. «Facebook a les talents capables de développer rapidement les fonctionnalités proposées par d'autres services, comme Twitter. C'est son grand avantage sur MySpace», explique Patrice Lamothe, fondateur du service communautaire Pearltrees. Cela en fait aussi sa valeur technologique. «Non seulement Facebook doit traiter, agréger et présenter en continu une quantité astronomique d'informations, mais la manière de les traiter évolue aussi à chaque nouvelle fonctionnalité. Il s'agit donc d'une usine à la fois extraordinairement efficace et extraordinairement flexible», poursuit Patrice Lamothe.

Pour cela, Facebook achète des talents comme on transfère des stars du football: en août 2009, Facebook a déboursé 50 millions de dollars pour la start-up Friendfeed. Ce n'est pas le service qui l'intéressait, mais l'un de ses cofondateurs, Bret Taylor, aujourd'hui directeur technique de Facebook. De même, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook et détenteur de 24,8% du capital, reste une carte maîtresse. Lundi, au Midem, le directeur des partenariats de Facebook, Dan Rose, a loué la personnalité de son patron. «C'est l'une des personnes les plus focalisées sur leur mission que j'ai jamais rencontrée», a-t-il déclaré. Sheryl Sandberg, la numéro deux de Facebook, confiait au Figaro en mai 2011: «Ma plus grande source de pression est Mark Zuckerberg. Ses attentes sont très supérieures à celles du marché.»

26 août 2011

Soumettez ou soutenez un projet dans le cadre de l’Amélioration du bien être des individus, des Familles et des Communautés

MoreHealthBanner.gif

Ashoka Changemakers et Boehringer Ingelheim ont lancé le concours international « Meilleure Santé : Améliorer le bien-être des Individus, des Familles et des Communautés » en partenariat avec Boehringer Ingelheim et cherche des projets innovants dans le secteur de la santé !

Vous avez un projet ou une idée qui peut changer la donne dans la santé ? Vous connaissez quelqu'un qui développe une solution à fort impact social dans ce domaine ?
Soumettez rapidement une candidature à cette adresse : http://www.changemakers.com/morehealth.

Donnez ainsi une visibilité internationale à votre projet et recevez des feedbacks des membres de la communauté Changemakers ! Les trois solutions retenues gagneront un prix de 10.000 $ US chacune et seront mis en valeur dans l'ensemble des pays participants.
Le deadline pour les inscriptions est le 21 Septembre 2011.

Ensemble, faisons remonter les innovations sociales qui feront le secteur de la santé de demain !

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à contacter Sobel Ngom (sngom@changemakers.com)

le calendrier du concours

Début du concours
juill. 06, 2011

Date limite des cadidatures
sept. 21, 2011

Période de vote commence
nov. 09, 2011

Période de vote termine
nov. 30, 2011

Gagnants annoncés
déc. 07, 2011

KONANDE