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15 avril 2011

LA MONDIALISATION A LA CROISEE DES CHEMINS

Mondialisation[1].gifLa mondialisation a déclenché toute une série de changements de grande ampleur auxquels personne n’échappe. Les nouvelles technologies, profitant de politiques plus ouvertes, ont donné naissance à un monde interconnecté. Cela ne vise pas seulement l’interdépendance croissante dans le domaine de relations économiques (commerce, investissement, finance, organisation de la production à l’échelle mondiale) mais aussi l’interaction sociale et politique entre organisations et individus du monde entier.
Aujourd’hui, ce processus mondial est à la croisée des chemins.
Comme un reptile, la mondialisation doit faire sa mue. Il y a donc une série de questions à régler non seulement au niveau mondial mais surtout au niveau local.


1. La mondialisation : un sujet qui divise

La mondialisation est aujourd’hui un sujet qui divise et qui fait l’objet d’un dialogue de sourds, au plan national comme au plan international.
De part et d’autre les argumentations restent solides :

o Certaines personnes reconnaissent que la mondialisation présente des avantages qui pourraient conduire à une vie meilleure.

o D’autres pensent que la mondialisation ne pourrait se concrétiser que si elle est mieux conduite à tous les niveaux.

o Un troisième groupe, et non des moindres, est constitué de ceux qui veulent monter dans le train de la mondialisation, mais ils veulent savoir où il va et s’assurer qu’il ne perdra pas le contrôle de sa vitesse.

Quant à nous, nous pensons que le processus de mondialisation, aujourd’hui, doit être envisagée non plus de façon étroite, en se préoccupant exclusivement des marchés, mais de façon plus générale, en tenant compte essentiellement des aspirations des gens ordinaires. La mondialisation ne doit plus être l’affaire exclusive des conseils d’administration et des conseils de ministres : elle doit répondre aux besoins de chacun dans la collectivité où il vit. La dimension sociale de la mondialisation, c’est pour les individus, l’emploi, la santé, l’éducation, l’entrepreneuriat… et bien d’autres choses encore.

2. Les exclus de la mondialisation

La mondialisation entraîne de gros avantages pour une petite minorité de pays développés et de pays en développement.
A l’autre extrême, l’exclusion de la plupart des pays les moins avancés (PMA), dont la majeure partie de l’Afrique subsaharienne, des bénéfices de la mondialisation demeure une réalité persistante.

Les PMA sont prisonniers d’un cercle vicieux du fait du cumul de divers handicaps :
o Pauvreté et analphabétisme,
o Troubles civils,
o Désavantages géographiques,
o Gouvernance médiocre,
o Economie manquant de flexibilité car essentiellement tributaire d’un produit de base unique.

De plus, un grand nombre de ces pays plient sous le poids d’une lourde dette extérieure et sont durement touchés par la baisse continue du prix des produits de base.
A ces problèmes s’est ajouté la persistance du protectionnisme agricole dans les pays industrialisés, qui réduit l’accès aux marchés, tandis que les importations subventionnées font du tort aux producteurs agricoles locaux.

3. La mondialisation devrait commencer au niveau local

Il y a une série de questions à régler au niveau mondial. Mais les régler ne suffira pas. La mondialisation est un processus qui a ses racines aux niveaux local. De ce faite, la manière dont les gouvernants locaux gèrent leurs affaires internes détermine dans quelle mesure les gens profitent de la mondialisation et sont protégés de ses effets négatifs.
Sous cet angle, important, on peut dire que la réponse aux problèmes soulevés par le processus de mondialisation commence au niveau local.
Cela reflète un fait simple mais essentiel, à savoir que chacun mène sa vie à l’intérieur d’une nation.
De ce point de vue, il est clair que la gouvernance nationale doit être améliorée dans tous les pays, même si elle doit l’être plus radicalement dans certains que dans d’autres. Il y a un large accord international sur les objectifs essentiels que nous devons tous nous efforcer d’atteindre d’urgence :
o Une bonne gouvernance politique fondée sur un système politique démocratique, sur le respect des droits de l’homme, sur la primauté du droit et sur la justice sociale ;

o Un Etat efficace qui assure une croissance économique élevée et stable, qui fournisse des biens publics et une protection sociale, qui améliore les capacités de chacun par un accès universel à l’éducation et à d’autres services sociaux, et qui favorise l’égalité entre homme et femme ;

o Une société civile dynamique, fondée sur la liberté d’association et d’expression, qui reflète pleinement la diversité des points de vue et intérêts et qui permette à chacun de faire entendre sa voix. Les organisations représentatives des intérêts publics, des pauvres et d’autres groupes désavantagés sont également essentielles pour assurer une gouvernance participative et socialement juste ;

o Des organisations de travailleurs et d’employeurs représentatives et fortes sont essentielles pour un dialogue social fructueux.

La plus haute priorité doit être donnée aux politiques qui visent à répondre à l’aspiration centrale des femmes et des hommes à un travail décent ; à améliorer la productivité de l’économie informelle et à l’intégrer dans l’économie formelle ; à renforcer la compétitivité des entreprises et des économies.

La politique doit s’attacher à répondre aux besoins des gens là où ils vivent et travaille. Il est donc essentiel de promouvoir les collectivités locales en leur déléguant des pouvoirs et des ressources, en renforçant les capacités économiques locales et l’identité culturelle et en respectant les droits des peuples.

Les Etats-nations devraient aussi renforcer la coopération régionale et sous-régionale, instrument majeur de développement qui leur permettra de peser d’un plus grand poids dans la gouvernance de la mondialisation. Ils devraient renforcer la dimension sociale de l’intégration régionale.

4. A retenir

L’avenir de nos pays et le destin de notre planète exigent de nous tous que nous repensions le phénomène de mondialisation. L’ébranlement des convictions et idéologies a permis aux mentalités d’évoluer de sorte qu’un nouveau départ paraît maintenant possible. Le moment est venu de montrer le cap, de renoncer aux discussions stériles et de passer à une action constructive.
Une meilleure mondialisation : telle est la clé d’une vie plus prospère et plus sûre pour tous les habitants de notre planète.

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15:08 Écrit par innovationcotedivoire dans 2012 Idées pour entreprendre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entreprise, entreprendre, entrepreneuriat, monde, afrique, côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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