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27 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: ACTUALITES ECONOMIQUES

DRAPEAU CI.jpgSOIR INFO.gifBudget 2011/Les révélations du Directeur général des Impôts : Ce que l`Administration fiscale a déjà encaissé - 284 milliards de francs Cfa en 3 mois

864 milliards de francs Cfa. C'est ce que le gouvernement ivoirien attend de la régie financière qu'est la Direction générale des Impôts (Dgi) dans le budget 2011 équilibré en dépenses et en recettes à 3050,4 milliards de francs Cfa. C'est Pascal Kouakou Abinan (Directeur général des Impôts /Dgi) qui a donné cette information, le mardi 26 juillet 2011. C'était dans le cadre d'un petit déjeuner de presse portant sur la présentation de l'annexe fiscale 2011 à Novotel - Plateau.

Le patron de l'Administration fiscale a saisi l'occasion pour faire des révélations. Notamment sur ce qui est attendu du Nord du pays au niveau des recettes fiscales et ce que le Président de la République, Alassane Ouattara, a décidé relativement à la mise sur pied de nouveaux impôts en 2011. «Sur les 864 milliards de francs Cfa que le gouvernement ivoirien attend comme recettes de la Direction générale des impôts (Dgi), environ 800 millions de francs Cfa, soit 10%, proviendront des zones Centre-Nord-Ouest (Cno). D'ailleurs, tous les services de la Dgi sont déjà déployés dans la zone Nord du pays dans ce cadre et c'est faux de croire que l'Administration fiscale ne fait pas de recettes en zones Cno. Car, dans les faits, des recettes sont enregistrées depuis la partie Nord du pays vu qu'un service principal a été créé à Abidjan dans ce sens. Et, pour l'année 2011, les impôts continueront à y être perçus», a révélé le Directeur général des Impôts. Poursuivant, il a ajouté que les 800 millions seront collectés au niveau du secteur informel et des petites et moyennes entreprises (Pme). Autre information nouvelle, selon le conférencier, le chef de l'État Alassane Ouattara a exigé que cette année 2011, il n'y ait pas de taxe nouvelle. «Il n'y aura pas de nouvelle taxe cette année parce que le Président de la République (Ndlr : Alassane Ouattara) n'a pas voulu pour 2011 qu'on alourdisse le poids des impôts sur les entreprises. Ce serait une contradiction de créer de nouveaux impôts étant entendu que le gouvernement veut aider les entreprises à reprendre leurs activités après la crise post-électorale. Par contre, en 2012, il y aura de nouvelles taxes», a encore révélé l'Administrateur financier. A propos de l'annexe fiscale qu'il a présentée, Pascal Kouakou Abinan a expliqué que ce document budgétaire renferme 42 articles portant sur 4 types de mesures. Il s'agit des mesures de soutien aux entreprises et aux personnes physiques; de mesures de renforcement des moyens de l'État; de mesures de rationalisation et de modernisation du dispositif fiscal; de mesures techniques. En terme chiffré, ce sont 32,4 milliards de francs Cfa que l'État a perdus en 2011 en annulant, suspendant et réduisant des impôts. Cela ne se reproduira pas en 2012, a indiqué le Directeur général des Impôts, « les mesures incitatives ne seront pas reconduites ». D'ailleurs, la Dgi compte bien s'organiser pour ses recettes à venir en appliquant la directive n°04/2009/Cm/Uemoa instituant un guichet unique de dépôt des états financiers dans les États membres. « C'est une nécessité de créer un guichet unique pour centraliser les états financiers des entreprises pour une cohérence des chiffres. Parce qu'il est déjà arrivé que des entreprises déposent des bilans différents pour la même année à la banque, à la Dgi, etc. », a fait savoir le patron des Impôts qui a dénoncé ce comportement de resquilleur. Selon lui, ce guichet permettra à la Dgi de travailler plus objectivement et avec équité. C'est certainement cette qualité qui a guidé la Dgi dans l'extension du champ d'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée (tva) à toutes les catégories (importées et locales) de lait en 2011. Au-delà de toutes les dispositions prises pour 2011, la Dgi a affirmé son envie d'atteindre l'objectif des 864 milliards de francs Cfa prises. Les chiffres des recettes de ces derniers mois sont d'ailleurs parlants : 0 franc Cfa en avril; 130 milliards de francs Cfa au lieu de 80 milliards en mai; 89 milliards de francs Cfa au lieu de 70 milliards en juin; 65 milliards de francs Cfa à la date du 25 au lieu de 63 milliards. « La Côte d'Ivoire est un pays solide. Ailleurs, après une telle crise, on ne peut pas s'attendre à ces recettes. Nous allons atteindre ces 864 milliards de francs Cfa», a soutenu Pascal Kouakou Abinan.

Hermance K-N

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifImpôts : plus de 860 milliards FCFA à mobiliser en sept mois

Abidjan, 26 juil (AIP) – L’administration des impôts va mobiliser près de 864 milliards FCFA sur une période de sept mois au titre de l’exercice fiscale 2011, a révélé le directeur général des impôts, Abinan Kouakou Pascal, mardi à l’occasion d’un petit déjeuner de presse portant sur l’annexe fiscale 2011.

Au premier trimestre d’activité, de mai à juillet, sur un objectif de près de 213 milliards FCFA, ce sont environ 270 milliards qui ont été recouvrés, a indiqué M. Abinan. Il a souligné que cet objectif pourrait être dépassé en dépit du démarrage tardif de l’exercice fiscal à la suite de la grave crise militaro-politique.

Près de 800 millions FCFA sont attendus des zones centre, nord ouest (CNO, ex-assiégées) au titre des recettes fiscales émanant du secteur informel et des petites et moyennes entreprises (PME), fait-on savoir.

L’annexe fiscale 2011 consacre des allègements et des exonérations fiscales évalués à plus de 32,4 milliards. Un manque à gagner devant être rattrapé par des appels à fonds auprès des bailleurs de fonds, a expliqué le directeur général des impôts. Il a ajouté que des actions seront menées pour attirer les investisseurs entres autres, de même qu’un élargissement de l’assiette des impôts.

En 2010, environ 1007 milliards FCFA d’impôts ont été recouvrés par l’administration des impôts.

kkf/cmas


DRAPEAU CI.jpgAIP.gifCrise ivoirienne : exonérations fiscales pour les entreprises sinistrées

Abidjan - Les entreprises de Côte d`Ivoire sinistrées lors de la crise post-électorale, en raison notamment de pillages, vont bénéficier en 2011 d`exonérations fiscales atteignant plus de 30 milliards de francs CFA (quelque 50 M EUR), ont annoncé mardi les services des impôts.
Le gouvernement a décidé "d`annuler tous les arriérés d`impôts des entreprises entièrement détruites, représentant une perte fiscale de 32,4 milliards FCFA", a affirmé le nouveau directeur des Impôts, Pascal Abinan, lors d`une conférence de presse.

De nombreuses entreprises ont été sinistrées lors de la crise (novembre 2010-avril 2011), en particulier durant les pillages qui ont accompagné les combats du début avril à Abidjan.

"La Côte d`Ivoire est un pays solide parce qu`ailleurs après une crise profonde vous ne pouvez pas mobiliser ce niveau de recettes", a estimé M. Abinan, soulignant que depuis mai le montant des recettes fiscales dépassait les prévisions.

"Les tendances économiques qui se dessinent sont encourageantes, la Côte d`Ivoire va rebondir beaucoup plus rapidement car la confiance est de retour, matérialisée par l`affluence des investisseurs" a-t-il encore jugé.

Par ailleurs, le gouvernement de Côte d`Ivoire, première puissance économique d`Afrique de l`Ouest francophone, a promis récemment de consacrer six milliards de francs CFA (environ 10 M EUR) au dédommagement des entreprises victimes des pillages.

DRAPEAU CI.jpgPATRIOTE.gifRencontre Ouattara-Madani Tall de la Banque mondiale : La Côte d`Ivoire prépare l`ouverture du robinet financier

L’anticipation a toujours été le leitmotiv du président Alassane Ouattara. Celui qui n’a jamais navigué à vue a décidé de préparer sa prochaine visite au pays de l’Oncle Sam qui aura lieu la semaine prochaine.

Au cours de ce déplacement où il échangera avec le président des Etats Unis, Barack Obama, il n`est pas exclu une rencontre des autorités ivoiriennes avec les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fmi) dans le cadre de la relance de l`économie ivoirienne. Hier, justement, au Palais présidentiel, Alassane Ouattara qui avait à ses côtés Charles Koffi Diby, ministre de l`Economie et des Finances et Albert Mabri Toikeusse du Plan et du Développement, a eu un déjeuner de travail avec Madani Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d`Ivoire. A sa sortie d`audience, Madani Tall a souligné qu`il s`est agit d`élaborer le programme des échanges qui auront lieu à Washington la semaine prochaine, notamment avec le Groupe de la banque mondiale. « Nous avons passé en revue le programme actuel de la Banque mais aussi les besoins de la Côte d`Ivoire pour les années futures. Nous avons échangé sur d`importants sujets notamment la relance économique, l`emploi des jeunes, la relance des infrastructures, la sécurité, le développement du secteur privé et je pense qu`avec les ministres qui étaient autour de la table, nous avons pu avoir des échanges assez fructueux », a révélé Madani Tall. Qui s`est dit convaincu d`une bonne visite à Washington la semaine prochaine. Espérant que la délégation ivoirienne reviendra avec de bonnes nouvelles. Selon le Directeur des Opérations de la Banque mondiale, se sera l`occasion de se faire une idée des efforts qui seront faits pour aider la Côte d`Ivoire ``à se relancer, relancer son économie, garantir la sécurité pour les Ivoiriens, s`assurer que le secteur privé revient en force dans ce pays``. Conscient que la Côte d`Ivoire est la locomotive de la sous-région, toutes les questions qui seront abordées le seront dans ce sens. Surtout que, a-t-il constaté, ``toutes les choses se déroulent relativement bien pour un pays qui sort d`une crise assez difficile``. A en croire Madani Tall, aujourd`hui, pour ceux qui arrivent à Abidjan, il est difficile de constater les stigmates de la guerre alors qu`il y en a eu. Pour lui, la Côte d`Ivoire est un pays qui a une capacité de rebondissement assez impressionnante et la Banque est assez consciente qu`il faut l`aider dans ses fondamentaux pour mettre une administration qui marche. Il faudra selon lui, rassurer le secteur privé et remettre en place un bon cadre de gouvernance qui sache répondre à la demande sociale en termes de besoin en matière de santé et d`éducation pour rassurer davantage les citoyens ivoiriens. « Si tout cela est fait dans un court terme, la Côte d`Ivoire va se relancer. Je pense que la délégation ivoirienne ira à Washington pour présenter son programme, rassurer les uns et les autres et à partir de là, l`on pourra discuter de programme spécifique et de chiffres», a expliqué Madani Tall. Le Président Ouattara a donc décidé de s`impliquer encore dans les échanges avec les différentes institutions comme il l`a fait pour l`obtention du point de décision de l`initiative Ppte (Pays pauvres très endettés) en mars 2009 où il avait soutenu le ministre Diby et le gouvernement de l`époque alors qu`il n`était même pas encore le président ivoirien. Cette fois encore, Ouattara entend booster les échanges dont Madani Tall a eu un aperçu hier. Le Chef de l`Etat dont l`évocation du nom (Ouattara) constitue un sésame pour les financements, ne lésinera pas sur les moyens pour que la Côte d`Ivoire revienne de Washington avec de bonnes nouvelles, avec des promesses d`une bonne manne financière pour la reconstruction post-crise. A coup sur, la ``Financial dream team`` de la Côte d`Ivoire va glaner des lauriers la semaine prochaine au pays de Barack Obama et la moisson va tenir la promesse des fleurs dont les pétales se déverseront sur la Côte d`Ivoire quelques temps après.

Jean Eric ADINGRA

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifTransport aérien : La compagnie aérienne Air France choisie pour relancer son homologue ivoirienne

Abidjan, 23 juil (AIP) – Le président directeur général (PDG) d’Air France, Jean-Cyril Spinetta annonce un plan de relance d’Air Ivoire conduit par sa compagnie.

Jeudi à Abidjan, au sortir d’une audience avec le Président Alassane Ouattara à qui il était venu proposer son projet de redécollage des activités d’Air Ivoire, M. Spinetta a souligné que dans un premier temps, il s’agira de développer un réseau interrégional en Afrique de l’ouest. Puis, a-t-il noté, quand cette étape sera réussie, la compagnie ivoirienne va se déployer à l’international.

Quant au ministre ivoirien des Transports, Gaoussou Touré, il a indiqué que la structure du capital de la nouvelle structure venait d’être conclue. L’Etat ivoirien est l’actionnaire majoritaire, Air France et des privés détiennent également quelques parts, a précisé le ministre.

L’audience accordée par Alassane Ouattara au PDG d’Air France s’est tenue en présence de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean Marc Simon.

cmas

DRAPEAU CI.jpgAIP.gifCôte d`Ivoire : Cacao les planteurs ivoiriens attendent de Ouattara de meilleurs revenus

GONATE (Côte d`Ivoire) - Les planteurs de Côte d`Ivoire, premier producteur mondial de cacao, attendent du nouveau président Alassane Ouattara un ''plan cacao'' qui améliore leurs revenus, après l`avoir espéré en vain sous Laurent Gbagbo.

"Nous appelons à réorganiser la filière au profit des petits planteurs", explique à l`AFP Fulgence N`guessan.

Basé à Gonaté, bourgade poussiéreuse à une cinquantaine de km de la ville de Daloa (centre-ouest), en pleine "boucle du cacao", il dirige la coopérative "Kavokiva" ("bonne entente", en langue gouro), la plus importante du pays avec 12.000 planteurs.

Pour lui, la décennie Gbagbo "n`a pas permis d`accroître de façon substantielle le revenu" du million de planteurs, dont la production (quelque 1,2 million de tonnes en 2010-2011) représente pourtant 40% des recettes d`exportation avec le café.

"Le cacao ne nous enrichit pas, il nous permet de survivre", se lamente Maurice Tra-Bi, bottes en plastique et chapeau de toile "contre les serpents", en donnant de grands coups de machette dans un cacaoyer.

"La quasi-totalité des villages du cacao sont dépourvus de centres de santé et même d`eau potable", s`indigne ce planteur, dénonçant la "pauvreté grandissante" parmi les siens.

Au début des années 2000, Laurent Gbagbo avait, sous la pression des institutions internationales, libéralisé le secteur. Créées pour assurer transparence et équité, les structures de régulation ont échoué et leurs dirigeants sont restés longtemps en prison pour mauvaise gestion présumée. La nouvelle réforme souvent promise par l`ex-président n`a jamais vu le jour.

Traduisant un sentiment largement répandu parmi les paysans, l`économiste Gervais N`dah fustige une "escroquerie fiscale" de l`Etat.

"En Côte d`Ivoire, les planteurs paient le plus d`impôt au monde. Quand le cacao est à 1.000 FCFA/kg (1,5 euro), on lui retire plus de la moitié", relève-t-il.

Les "pisteurs", ces intermédiaires qui achètent aux paysans pour les multinationales du chocolat, sont aussi pointés du doigt, accusés de "brader la récolte". "Ils sont devenus plus riches que les planteurs", s`insurge M. N`dah.

Après le bras de fer de la crise post-électorale (novembre 2010-avril 2011), le gouvernement a pu relancer dès début mai l`exportation de fève brune, stoppée durant des mois.

Il s`est engagé dernièrement à remettre en chantier une réforme de la filière. Le candidat Ouattara avait promis de restaurer un système de prix garanti, comme celui qui avait contribué au "miracle" économique ivoirien des années 1960-1970.

Mais pour ranimer son âge d`or et continuer de distancer le voisin ghanéen (900.000 tonnes), le cacao de Côte d`Ivoire a aussi besoin de rajeunir: le verger (deux millions d`hectares) est vieillissant, ce qui entraîne de maigres rendements et contribue à une baisse de qualité.

Parmi les initiatives prises pour parer au déclin, le géant suisse de l`alimentaire Nestlé a démarré récemment un vaste programme de renouvellement en distribuant des pépinières aux planteurs.

Il s`agit, sur une décennie, d`insérer des "variétés à haut rendement" (deux tonnes à l`hectare contre moins d`une) résistantes aux maladies, selon le chef du projet, Philippe Courbet.

Au milieu de son champ d`Okoukouamekro, un village proche de Gonaté, Jean Loukou Yao, planteur de 25 ans, a le sourire: il pourra régénérer ses 10 hectares, vieux d`un demi-siècle et hérités de son père.

Mais sa voisine Marie-Thérèse Séry, cadre récemment convertie à la culture du cacao, avertit: "le programme de régénération des plantations sera vain si la rémunération des planteurs n`est pas au centre".

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