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09 février 2012

INNOVATION COTE D'IVOIRE : SOUTIEN AUX ELEPHANTS


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03 février 2012

ENTREPRENEURS EN ACTION : ADRIEN FRANÇOIS : GÉRANT-FONDATEUR DE TINYCUBE

DRAPEAU CI.jpgTINY CUBE.pngL'HISTOIRE DE TINYCUBE

Un jour, un jeune homme suivait un reportage présentant les habitudes de consommation du petit déjeuner des français.
Selon cette émission 70% des français n'ont pas le temps de petit-déjeuner le matin.

Soudain, le jeune homme a une idée : proposer un petit déjeuner sain, équilibré, de qualité et à bas prix.

Il se leva alors du canapé et commença à réfléchir à un logo. Quelques nuits blanches plus tard, il trouva enfin la forme du contenant : une boîte parallélépipédique.

Une fois la forme du contenant trouvé, il commença à chercher des fournisseurs. Il contacta chacun d'entre eux et leur demanda si éventuellement il pouvait goûter leurs produits. Ainsi il reçu un stock considérable de madeleines, barres de céréales et de jus de fruit. Il examina un à un les produits.
Puis, sur le packaging du jus de fruit, il vit une bouteille qui parlait. Alors une nouvelle idée lui vint à l'esprit : une boîte animée.
Il pensa alors qu'il fallait un nom à cette boîte. Un nom en anglais et "mignon". Pourquoi pas Tiny ? Tiny Cube ? Voilà comment l'aventure Tiny Cube a commencé !

ADRIEN FRANCOIS.jpgQUI EST ADRIEN FRANÇOIS ?
Jeune homme dynamique et extrêmement rigoureux, il a passé l'ensemble de ses études dans les locaux de l'université de la Sorbonne. Après une licence d'économie, il s'est dirigé vers de la gestion pure et dure pour terminer par un Master 2 de gestion et de management.

Adrien, en parallèle de ses études, a acquis de l'expérience grâce à de nombreux stages dans la finance au sein d'Oudart gestion, d'HSBC et de RBC Dexia !
Cependant, l'envie d'entreprendre s'est emparée de lui. A 27 ans, il a créé Tiny Cube, le petit déjeuner et le goûter 100 % bio.

En janvier 2012, Adrien François a donné une interview à l'Agence pour la Création d'Entreprise (APCE). Cette interview, très instructive, donne une vue générale sur le parcours exemplaire de ce jeune entrepreneur français.

Quel est votre parcours professionnel ?

Pendant mon cursus universitaire entre 2006 et 2010, j'ai réalisé plusieurs stages au sein de grandes enseignes bancaires qui m'ont permis d'être en contact direct avec des donneurs d'ordres et des dirigeants d'entreprise.
J'ai par ailleurs eu l'opportunité de participer à la gestion d'un fonds de commerce d'entreprises et de diriger une agence composée d'une clientèle essentiellement de professionnels.
Une autre expérience m'a motivé : pendant 6 mois, j'ai eu pour objectif d'améliorer le processus de traitement des ordres de bourse pour le compte de mon employeur. J'ai pu apprendre à coordonner de nombreux intervenants sur un objectif commun.
Ces stages m'ont indégnablement fait apprécier le développement de projets, l'animation d'équipes, le contact de clientèle, la gestion de nombreux dossiers, etc. autant d'atouts que doit posséder un dirigeant d'entreprises. Et peu à peu l'envie de monter ma propre entreprise, s'est fait jour !

Justement, qu'est-ce qui vous a motivé à créer votre entreprise ?

Plusieurs éléments m'ont amené à la création. Tout d'abord, le manque de liberté d'action que je ressentais au sein des entreprises où j'ai effectué mes stages. Ensuite, la période économique actuelle et, enfin, mon ambition personnelle.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de "Tiny Cube" ?

Ce concept est simple : proposer à la vente des petits déjeuners et des goûters 100 % bios dans un "package" transportable aussi bien en vente ambulante – street fooding – qu'en vente directe aux entreprises. Notre offre de base est composée d'un produit phare : la boîte "Tiny Cube" réunissant : un jus de fruits, un fruit frais de saison, un carré de chocolat, une barre de céréales et un biscuit.
D'autres formules sont possibles en fonction des besoins de notre clientèle d'entreprises. Le contenant ainsi que nos produits changent selon les commandes. On s'adapte à tout type de situation.

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Et pourquoi le "street fooding" ?

Créer Tiny Cube a été un véritable challenge.
Le "street fooding" est un nouveau mode de distribution originaire de New-York. Il est arrivé récemment dans l'hexagone et commence à séduire les français.
Notre challenge est donc de changer la mentalité et les habitudes de consommation. Certains n'ont pas du tout l'habitude de prendre le temps de petit-déjeuner, d'autres préfèrent le traditionnel croissant, café et jus d'orange. Il n'est pas toujours évident de les inciter à consommer des produits plus sains et plus équilibrés, même si cela est recommandé par les nutritionnistes. Et puis, je ne suis bien évidemment pas le seul à proposer des petits déjeuners aux professionnels. Les entreprises ont fréquemment leurs propres fournisseurs de petit déjeuner où de goûter pour les réunions. Leur proposer une offre différente de celles dont elles sont accoutumées n'est pas non plus chose évidente, même si notre offre 100 % bio est un réel atout.

Votre concept de base a donc évolué ?

Effectivement, au début nous proposions un produit unique prêt à être distribué car notre concept s'orientait davantage vers une offre de petit déjeuner à emporter à la sortie du métro. Ce mode de distribution a vite montré ses limites, notamment en raison des conditions climatiques : le client ne s'arrête pas dans la rue pour acheter notre produit lorsqu'il pleut ou vente.
Nous avons donc recentré notre offre sur la clientèle d'entreprises en insitant sur le fait qu'un petit déjeuner peut être un moment de convivialité à partager en équipe, avant la très classique réunion du lundi et vendredi matin. Nous proposons également une offre de goûters pour les pauses de l'après-midi.

Avez-vous été aidé, accompagné par des structures, des réseaux d'accompagnement ?

J'ai trouvé de l'aide au sein de mon entourage. Mon père me soutien beaucoup. Il me conseille lorsque j'en ai besoin et il suit l'évolution de l'entreprise. Des amis m'ont aidé pour le site internet : un web designer, un webmaster et une rédactrice. Mais je n'ai pas trouvé qu'un soutien technique ou matériel. Le soutien psychologique est aussi quelque chose de très important. Le fait de voir son enourage s'intéresser à votre projet est un avantage certain qui vous motive. Par ailleurs, L'APCE m'a apporté son aide avec les informations présentes sur son site.

Comment s'est alors passée la création de votre entreprise ?

J'ai eu la chance de suivre des cours de Création d'entreprise lors de mon Master Gestion à la Sorbonne (Paris 1) dans lesquels la méthodologie de création était développée.
Tout s'est donc très bien passé. Je n'ai pas eu de soucis particuliers. Juste une bonne de dose de stress et d'insomnies !

Avez-vous rencontré des difficultés ?

La patience est devenue une de mes vertus. J'ai rencontré la direction de Defacto (Etablissement public de gestion du quartier d'affaires de la Défense) à plusieurs reprises pour obtenir l'autorisation de vente sur le parvis de la Défense. Et, les demarches auprès des administrations ne sont pas toujours choses aisées. Les débuts ont été stressants mais ensuite les choses se sont bien déroulées.
Mon cursus (gestion) m'a apporté la connaissance pour monter une entreprise (business plan) et la gérer. Quant à mes stages, ils m'ont fait comprendre la réalité du terrain. J'étais donc prêt !

Avez-vous des projets de développement ?

Oui bien sur, je souhaiterais pouvoir m'implanter sur d'autres lieux par exemple dans les écoles à l'heure de la pause de 10 h 30. Les enfants ont l'habitude de grignoter des barres chocolatées pas toujours équilibrées. J'aimerais pouvoir leur permettre de manger plus sain lors de cette pause. C'est l'une des pistes de développement.
Et bien entendu, continuer à convaincre davantage d'entreprises à proposer des "Tiny Cube" à leurs collaborateurs lors des réunions.

Votre quotidien aujourd'hui correspond-t-il à ce que vous imaginiez ?

Je m'attendais à avoir des journées bien remplies. Les tâches ne se ressemblent pas et il y a des objectifs à se fixer dans de nombreux domaines. Entre la prospection, la recherche de financements, la communication, etc., je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Mais cela me plaît ! J'ai toujours eu besoin de bouger et mon entreprise y contribue très largement.

Et si c'était à refaire ?

Je pense que j'aurais agi différement.
Quand on est jeune, on est sûrement moins conscient des difficultés qui vont se présenter à nous.
Aujourd'hui, je serais moins optimiste sur le démarrage et mes ambitions de chiffre d'affaires. Il ne faut pas oublier qu'en cette période, les entreprises cherchent à réaliser des économies et le petit déjeuner de leurs collaborateurs n'est pas toujours une priorité... alors qu'il le devrait.
Propos recueillis en janvier 2012 par Michel Jez

02 février 2012

Facebook : une entrée en Bourse record

DRAPEAU CI.jpgMis à jour le 02/02/2012 à 08:11 | publié le 01/02/2012 par Le Figaro

Après la clôture de Wall Street mercredi soir, Facebook a lancé son très attendu processus d'entrée en Bourse, en déposant son dossier d'introduction. La firme américaine compte lever environ 5 milliards de dollars. Le réseau social serait valorisé entre 75 et 100 milliards de dollars. Avec de tels chiffres, Facebook serait la plus grosse introduction en Bourse d'un service Internet et une nouvelle occasion de réveiller le spectre de la bulle Internet. Car nombre d'observateurs se demandent encore si Facebook subira le même sort que MySpace. Comme s'il y avait une fatalité au déclin des réseaux sociaux. L'histoire leur a jusqu'ici donné raison. Mais Facebook a des atouts pour justifier sa valorisation très élevée.

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Le réseau social dispose de nombreux atouts pour justifier une valeur colossale.

Le site réunit une audience unique au monde. 845 millions d'internautes sont actifs tous les mois sur Facebook, la moitié d'entre eux y viennent tous les jours. C'est une mine d'or publicitaire. Aux États-Unis, Facebook capte désormais 28% du marché des bannières publicitaires en ligne. Deuxième, Yahoo! a 11% du marché. L'écart pourrait se creuser davantage avec le déploiement du nouveau profil Facebook («Timeline»): en permettant aux utilisateurs d'y installer des applications, Facebook offre - comme Apple - un boulevard d'opportunités aux marques et éditeurs de services. Cela devrait porter le chiffre d'affaires de Facebook de 3,7 milliards de dollars en 2011 à 7 milliards d'euros cette année.

Achat de talents

Ce nouveau profil témoigne d'un savoir-faire et d'une particularité de Facebook: depuis son lancement, le service n'a cessé de changer sa page d'accueil et son profil. C'est déroutant pour les utilisateurs mais vital pour le site. «Facebook a les talents capables de développer rapidement les fonctionnalités proposées par d'autres services, comme Twitter. C'est son grand avantage sur MySpace», explique Patrice Lamothe, fondateur du service communautaire Pearltrees. Cela en fait aussi sa valeur technologique. «Non seulement Facebook doit traiter, agréger et présenter en continu une quantité astronomique d'informations, mais la manière de les traiter évolue aussi à chaque nouvelle fonctionnalité. Il s'agit donc d'une usine à la fois extraordinairement efficace et extraordinairement flexible», poursuit Patrice Lamothe.

Pour cela, Facebook achète des talents comme on transfère des stars du football: en août 2009, Facebook a déboursé 50 millions de dollars pour la start-up Friendfeed. Ce n'est pas le service qui l'intéressait, mais l'un de ses cofondateurs, Bret Taylor, aujourd'hui directeur technique de Facebook. De même, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook et détenteur de 24,8% du capital, reste une carte maîtresse. Lundi, au Midem, le directeur des partenariats de Facebook, Dan Rose, a loué la personnalité de son patron. «C'est l'une des personnes les plus focalisées sur leur mission que j'ai jamais rencontrée», a-t-il déclaré. Sheryl Sandberg, la numéro deux de Facebook, confiait au Figaro en mai 2011: «Ma plus grande source de pression est Mark Zuckerberg. Ses attentes sont très supérieures à celles du marché.»

01 février 2012

Secteur bancaire ivoirien : Pourquoi Ouattara veut privatiser les banques d`Etat

DRAPEAU CI.jpgCI 15.jpgPublié le mercredi 1 fevrier 2012 | Le Patriote
Elle fait jaser. Oui, la nouvelle de la privatisation voire de la liquidation des banques d'Etat alimente les causeries. Chacun y va de son commentaire. Et tout le monde se mue en banquier. Qu'en est-il exactement ?

Le président de la République, Alassane Ouattara, lors de sa récente visite d'Etat sur les bords de la Seine, précisément devant le patronat, a évoqué la privatisation prochaine des banques d'Etat : Bni (Banque nationale d'investissement), Bfa (Banque pour le financement agricole), la Bhci (Banque de l'habitat de Côte d'Ivoire), Cnce (Caisse nationale des caisses d'épargne), Versus Bank. Le président Ouattara, économiste, financier et banquier de son état, en évoquant cette privatisation sait de quoi il parle. En effet, le président Ouattara veut surtout que ces banques jouent le rôle qui est le leur : A savoir, faire du business pour la clientèle et non servir à tort et à travers les politiques. C'est surtout un problème de gouvernance qui guide le chef de l'Etat ivoirien. La Côte d'Ivoire qui veut utiliser à bon escient ses ressources n'entend plus les ''gaspiller'' en injectant constamment de l'argent pour relever des banques en proie à la banqueroute. Après analyse de la situation des banques d'Etat, le président Ouattara s'est rendu compte que le nœud gordien des banques ivoiriennes est leur gestion (managériale ou financière). Ces banques, même si elles appartiennent à l'Etat, ne sont pas gérées comme l'exige leur métier. Ce sont donc des problèmes de gestion qui gangrènent les banques d'Etat. En prime des crédits octroyés aux politiques et qui ne sont jamais recouvrés, une trésorerie en lambeaux. Des banques qui ne sont pas solvables et qui tirent le diable par la queue. Bref ! La transparence a foutu le camp dans certaines banques. Mais au-delà de cette malgouvernance dans les banques, il y a cette volonté subtile d'éviter l'instrumentalisation des banques d'Etat. Comme ce fut le cas lorsque la Bceao avait demandé à toutes les banques, sans exception, de fermer pour ne pas cautionner la forfaiture de l'ex-pouvoir. Les banques d'Etat avait refusé de le faire. Fonctionnant donc en dehors des règles de gestion préétablies par la Bceao. Fort des privatisations réussies des secteurs de l'électricité, de l'eau, de l'industrie sucrière et autres, Ouattara qui était à la base de cette métamorphose en 1990 entend remettre le couvert. Il faudrait donc inscrire l'annonce faite par le président de la république, dans un processus global qui tend à favoriser une nouvelle privatisation des sociétés para publiques et publiques dans le sillage de celles qui ont eu lieu dans le courant des années 90 alors qu'il était aux affaires. En général, les programmes de privatisation obéissent à trois grandes motivations. D'abord les avantages budgétaires à court terme générés par le produit des recettes de la privatisation, la réduction des subventions massives qui étaient accordées à des entreprises publiques souvent déficitaires, et l'élargissement de l'assiette fiscale lorsque ces entreprises deviennent bénéficiaires et que le nombre de transactions augmente sur la durée ; ensuite l'impact économique et social positif de la concurrence. Car on attend d'elle qu'elle encourage l'efficience des entreprises, fasse baisser les prix et améliore l'accès aux services autrefois fournis par l'État ; enfin, le développement des marchés financiers et une participation accrue des acteurs locaux afin d'attirer les investissements directs étrangers et de stimuler le développement du secteur privé. L'Etat veut surtout se retirer des secteurs qui peuvent compromettre la gouvernance qui est un indicateur important chez des Etats modernes. Il s'agit désormais de mettre les acteurs économiques devant leur responsabilité. La Côte d'Ivoire, après la stabilité, a décidé de faire de la relance économique son cheval de bataille. Une relance qui peut être impulsée par le secteur bancaire. Faut-il le rappeler, Ouattara a eu l'occasion de parler des banques à Paris mais il n'y a pas que ce seul secteur qui soit concerné par les mesures de privatisations.

Jean Eric ADINGRA