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28 août 2012

Commerce transfrontalier: "Borderless Alliance" et le gouvernement en synergie

innovation 2.jpgbordorless.jpgPublié le lundi 27 aout 2012 | AIP
Abidjan, "Borderless Alliance", une organisation internationale regroupant plusieurs structures commerciales et entreprises à vocation internationale, œuvrant à faciliter le commerce transfrontalier en Afrique de l’ouest, travaille désormais en synergie avec le gouvernement ivoirien pour une meilleure circulation des marchandises entre les pays de cette région.

Une délégation Borderless Alliance, qui "se veut une plateforme régionale et indépendante de plaidoyer" auprès des autorités des Etats de la CEDEAO, a échangé le 22 août avec des membres du cabinet du ministère ivoirien de l’Intégration africaine, en vue d’une collaboration efficace des deux parties pour une meilleure fluidité des marchandises entre la Côte d’Ivoire et les autres pays de la sous-région, note un communiqué de cette organisation dont l’AIP a reçu copie ce lundi.

"Ce ministère est désormais l’un des points d’encrage de notre comité", a déclaré la vice-présidente de Borderless Alliance, l’Ivoirienne Ouattara Kadiatou, précisant que sa structure s’emploiera à "proposer et promouvoir, auprès des gouvernements de la CEDEAO, des améliorations concrètes pour le transport, la libre circulation des biens, des capitaux et des services en Afrique de l’Ouest".

Fondée en 2011 suite à la campagne baptisée "Borderless" pour la promotion du commerce transfrontalier, lancée en 2010, l’Alliance Borderless comprend sept membres dont des multinationales, et est présidée par le Ghanéen Ziad Amoui. Sa représentation en Côte d’Ivoire a été mise en place le 22 août, et est dirigée par Djecket Louis Philippe du groupe Nestlé.
(AIP)
tm

(AIP)

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Filière avicole : De nouveaux investissements s’imposent

innovation 2.jpgavicole 2.jpgPublié le mardi 28 aout 2012 | Le Democrate
La Côte d’Ivoire, n’a jusque-là pas encore trouvé la solution appropriée pour atteindre l’autosuffisance en protéine animale. L’importance de la demande en matière de volaille, ne souffre d’aucune contestation. L’Etat ayant manifestement du mal à combler les besoins de la population. Conséquence, le coût du poulet demeure élevé du poulet sur les marchés. Aujourd’hui, il est plus qu’indiqué de limiter les importations, en développant des structures adaptées pour arriver à une autosuffisance en protéine. Une des solutions pourrait être par exemple, la création de grandes centres spécialisés dans la formation en agropastoral, la mise de fonds sociaux au profit des jeunes pour encourager aux métiers de l’élevage. En clair, ce ne pas les ressources qui font défaut, mais plutôt, la volonté politique. On se souvient que depuis 2009, le ministère de la Production animale et des ressources halieutiques avait initié un vaste mouvement de réorganisation et de redynamisation de la filière avicole ivoirienne. A cet effet, les difficultés de cette filière avaient été passées au crible à travers une étude diagnostique menée par les experts du Centre ivoirien de recherche économique et sociale (Cires). Cette étude a accordé une place de choix à l’évaluation de l’impact de la mesure de relèvement du montant, du prélèvement compensatoire instauré depuis la loi n° 2005-161 du 27 avril 2005. Les conclusions de cette étude ont permis à Dr Alphonse Douati, ex ministre en charge de ce département, d’organiser les premiers états généraux de la filière avicole ivoirienne en décembre 2009. Quels résultats au sortir de ses assises ? Les résolutions semblent encore consignées dans les tiroirs. En effet, le constat sur le marché atteste clairement que si des efforts ont été consentis pour juguler ce problème, les acquis ne sont pas encore perceptibles. Car, les populations continuent de supporter difficilement le coût élevé du poulet.

Lazare Kouadio

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Mise en œuvre du Programme National d`Investissement Agricole : L’Etat de Côte d’Ivoire en quête de 2000 milliards de FCFA

innovation 2.jpgagriculture.jpgPublié le mardi 28 aout 2012 | L'intelligent d'Abidjan
Pour la couverture de ses besoins en produits agricoles et même pour faire face à la problématique de la lutte contre la pauvreté, la Côte d’Ivoire s’engage à mettre en œuvre le PNIA (Programmes nationaux d’investissement agricoles). C’est un projet ambitieux dont la réalisation contribuera à élever le niveau de croissance.

Adopté lors du Conseil des ministres du 21 juillet 2010, les PNIA (Programmes nationaux d’investissements agricoles) en Côte d’Ivoire font l’objet d’une attention particulière de la part des parties prenantes (Gouvernement, société civile, secteur privé, Organisations professionnelles agricoles, CEDEAO, Union Africaine, Partenaires techniques et financiers). La signature depuis le 27 juillet 2010 du pacte national ouvre la phase de mise en œuvre opérationnelle. L’ambition des pouvoirs publics à travers les PNIA est de créer et entretenir une nouvelle dynamique de croissance et de développement durable du secteur agricole (secteur agro-sylvo-pastoral), dans la perspective d’une réduction de moitié de la pauvreté à l’horizon 2015 (en comparaison de son niveau de 1993). Pour tenir compte des priorités en matière agricole, sept (7) axes stratégiques ont été définis. Ceux-ci visent à améliorer la productivité et la compétitivité des productions agricoles, développer les filières, améliorer la gouvernance du secteur agricole, renforcer les capacités des parties prenantes, renforcer les activités des filières pêche et aquaculture, gérer de façon durable les productions animales, renforcer les activités des filières bois et ressources forestières. Pour la réalisation d’un tel ambitieux programme à dimension régionale, l’Etat de Côte d’Ivoire attend du secteur privé, une mobilisation de près de 2000 milliards de FCFA. Une réunion est même en vue afin de sensibiliser les acteurs du bien-fondé du PNIA. La mise en œuvre cohérente de ces programmes devra permettre d’atteindre l’objectif minimum de croissance du PIB agricole de 6% par an... C’est en 2003 à Maputo (Mozambique) que des dirigeants africains ont nourri l’idée de la mise sur pied du Programme Détaillé pour le Développement de l'Agriculture Africaine (PDDAA).

Le PDDAA conçu à l’initiative du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique) se positionne comme le véhicule idéal pour la réalisation de l’OMD1 (réduire de 50% de la pauvreté et la faim entre 1990 et 2015). Les dirigeants africains ont été confortés dans leur position à la suite des «émeutes de la faim» qui ont secoué le continent en 2007-2008.

(Avec Ministère de l’Agriculture)

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Développement durable à San-Pedro Des opérateurs économiques italiens en prospection dans la région

innovation 2.jpgsan pedro.jpgPublié le mardi 28 aout 2012 | L'intelligent d'Abidjan
Ils sont au nombre de quatre (4) et ils exercent dans divers secteurs d’activités en Italie. Maria Rosi, conseillère régionale à Umbria, Paolo Vinti, Eudovico Renda et Francesca Renda ont séjourné à San Pedro, du vendredi 24 au dimanche 26 août 2012, à l’invitation de l’honorable Jean-Paul Soro, député de Gabiadji et Doba, communes et sous-préfecture de San Pedro.

Deux temps forts ont marqué le séjour du député Jean-Paul Soro et sa délégation à San Pedro. Le premier consistait à rendre visite aux populations de Pont Néro, un village de la sous-préfecture de Grand-Béréby, Ouéguiré, dans la sous-préfecture de Tabou, Adjaméné et Baba, situés dans la sous-préfecture de San Pedro. A travers ces rencontres de proximité, l’honorable Jean-Paul Soro voulait traduire sa compassion aux populations après la crise postélectorale et les engager à mettre le cap sur le développement, au regard des immenses potentialités de la région de San Pedro. C’est la raison principale de la présence de la délégation italienne conduite par Mme Maria Rosi, qui sera suivie par d’autres délégations dont l’arrivée est prévue en septembre et novembre 2012. «Je suis venu vous dire « yako » pour tout ce que vous avez vécu lors de la crise postélectorale. Le temps de la guerre est passé, regardons ensemble maintenant vers l’avenir et je suis venu relever le défi du développement avec vous. Notre région est riche, il appartient à nous tous, hommes, femmes, jeunes et vieux, chacun à son niveau, d’œuvrer pour le bien-être de toutes les populations», a exhorté le député de San Pedro sous-préfecture dont l’annonce de la candidature au Conseil régional de San Pedro a été saluée par les populations qui ont saisi l’occasion pour présenter quelques doléances à leur représentant à l’hémicycle. Il s’agit, entre autres, de la construction d’un centre de santé à Pont Néro qui vient d’être connecté au réseau électrique. Le député Jean-Paul Soro s’est engagé à prendre attache avec les personnes ressources pour la satisfaction de ces doléances, avant d’offrir des semences de riz et des produits phytosanitaires, d’une valeur de 350.000 FCFA à ces populations. Pour le deuxième temps fort, Maria Rosi et sa délégation ont visité les fermes de MM. Boua Karim, Kouassi Alphonse (spécialisés dans l’élevage de volailles) et la porcherie de M. Méda Bernabé, afin de partager l’expérience italienne de l’élevage avec eux. «C’est notre façon de contribuer au développement de la région de San Pedro qui est très riche, mais surtout en respectant l’environnement naturel (…) Nous avons remarqué qu’il y a un véritable problème d’infrastructures routières, mais ce que nous suggérons, c’est qu’un prélèvement soit fait sur les multinationales qui investissent dans la région, afin de réhabiliter les routes déjà existantes ou en construire de nouvelles», a indiqué Mme Maria Rosi. « C’est un premier pas, mais cette coopération avec les Italiens va s’étendre à la plupart des villages de la région de San Pedro», a révélé Jean-Paul Soro.

Olivier Dion, envoyé spécial

13:04 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

27 août 2012

LA JUNIOR-ENTREPRISE COMME OUTIL DE DÉVELOPPEMENT ENTREPRENEURIAL: CAS D'ESCADRILLE EN FRANCE

innovation 2.jpgEscadrille toulouse.jpgLauréate du Label Entrepreneurs 2011 et 2012 du concours organisé par le CNJE (Confédération nationale des junior-entreprises) - ESCadrille - la junior-entreprise du groupe ESC Toulouse, a mis en place des stratégies innovantes pour accompagner les grands groupes, institutions, PME, TPE, entrepreneurs et collectivités locales dans leurs projets de création et de développement.

Nous vous proposons une interview réalisée avec l'APCE (l'Agence Pour la Création d'Entreprise)

Pouvez-vous nous présenter ESCadrille ?

ESCadrille est la junior-entreprise du groupe ESC Toulouse. Son fonctionnement est unique dans le mouvement des junior-entreprises, car elle offre à l'ensemble des étudiants de nombreuses opportunités de réalisation de missions rémunérées à forte plus-value pédagogique.
Nous accompagnons les grands groupes, institutions, PME, TPE, entrepreneurs et collectivités locales dans leurs projets de création et de développement. Nous réalisons ainsi chaque année plus de cinquante études : études de marché ou de satisfaction, business-plans, plans de communication online, analyses Webmarketing, diagnostics flash RSE, etc.

Quelles sont vos interactions avec le mouvement des juniors-entreprises ?

Nous essayons d'être innovants au sein du mouvement. Nous sommes par exemple à l'origine des "Business Unit", véritables électrons libres évoluant en marge de notre structure.
Les Business Unit sont cinq entités de spécialisation et de compétitivité sur les domaines d'expertise suivant : Aerospace & Defence, Green & Social, International Development, Strategy & Finance, et Webmarketings. Elle permet à des chefs de produit dédiés de développer et valider de nouveaux produits, de nouvelles méthodologies et de nouveaux procédés, en collaboration avec les junior-entreprises partenaires.

Quelle offre proposez-vous aux créateurs d'entreprise ?

De nombreux entrepreneurs font appel à nous pour les aider à monter leur projet. Nous leur proposons des études personnalisées permettant de répondre à leurs attentes. Afin de répondre encore mieux à leur demande nous avons créé le "Pack Entrepreneur". Ce pack contient :
- un business-plan, pour analyser l'aspect juridique et financier de l'entreprise, étudier le marché et la concurrence, apporter des réponses concrètes en termes de stratégie marketing (produit, prix, distribution, communication).
- une étude de marché pour récolter et analyser les attentes des futurs consommateurs au travers de 6 entretiens semi-directifs et 200 questionnaires.
L'objectif global est de vérifier la compatibilité des attentes du marché avec le projet de l'entrepreneur.

Cela fait deux années consécutives que vous remportez le Label entrepreneur. Qu'est-ce qu'il représente pour vous ?

Ce prix est pour nous la reconnaissance d'un engagement fort envers les entrepreneurs. Il représente la consécration de notre politique entrepreneuriale et atteste de notre volonté d'offrir des prestations toujours plus adaptées aux problématiques et aux exigences des entrepreneurs.

Avez-vous eu des retombées suite à la victoire déjà remportée l'année dernière pour le Label entrepreneur ?

Remporter le label entrepreneur nous a permis d'accroître considérablement notre visibilité, tant lors de nos événements liés à l'entrepreneuriat, qu'auprès de nos clients. Ce prix vient conforter les clients dans leur choix d'avoir confié à ESCadrille la réalisation d'une partie de leur projet.

Est-ce que ce label vous a permis d'attirer de nouveaux créateurs ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : avant de gagner ce label, nous réalisions 4 à 6 études par an pour les créateurs. En 2011-2012, après avoir remporté trois prix liés à l'entrepreneuriat – dont un à l'échelle européenne - nous avons réalisé 14 études pour les entrepreneurs, soit une augmentation de 133%.

Quelles actions nouvelles en faveur de l'entrepreneuriat votre Junior-Entreprise a-t-elle mis en place ?

Dans la continuité des événements axés sur l'entrepreneuriat que nous avions déjà organisés (Journée de l'Entrepreneuriat, Baromètre national, Assises Nationales de l'Entrepreneuriat Etudiant, formations Animafac, etc.), nous avons créé les Winter Business Meeting. L'objectif de cet événement était de répondre de façon ciblée aux multiples problématiques des entrepreneurs en leur proposant diverses conférences et tables rondes. Organisées par nos Business Units, ces conférences ont été menées par des intervenants extérieurs de renom, et ont permis aux entrepreneurs d'exposer leur projet.
Nous avons également participé au Start Up Week-end de Toulouse en offrant une étude de marché au projet Capstreet (*), primé "coup de cœur" du jury, et en leur permettant ainsi d'accéder à la finale du concours Microsoft Imagine Cup qui se déroule cette année à Sydney.

Avez-vous affiné ou modifié votre offre pour les créateurs depuis votre implication dans des actions entrepreneuriales (colloque, baromètre national, etc.) ?

Nos Business Unit ont amélioré leur offre et créé de nouveaux produits destinés aux entrepreneurs, notamment la Business Unit Strategy & Finance qui dispose intégralement d'une clientèle d'entrepreneurs. Cette dernière propose notamment :
- un renforcement de la méthodologie du Business Plan ;
- la revue du Business plan : un outil 100% gratuit qui permet de mettre en lumière les points délicats du Business Plan déjà réalisé par l'entrepreneur ;
- une étude sectorielle : opportunités et menaces d'un secteur et facteurs clés de succès sur lesquels l'entrepreneur doit agir.

Est-ce que le public des créateurs est différent des autres publics de la JE ?

Quel que soit le client, l'exigence qualitative est toujours la même. Ce qui fait la différence entre un créateur d'entreprise et une PME ou un grand compte, c'est la part de rêve qui pousse l'entrepreneur à venir nous voir. Celle-ci nous engage d'autant plus qu'elle est l'âme du projet. Ainsi, l'offre que nous proposons aux créateurs est toujours sur mesure, et se fonde sur la compréhension du cœur du projet qu'il nous faut intégrer.

Quels sont les projets de la JE en matière d'entrepreneuriat pour l'année à venir ?

Cette année, nous souhaitons continuer d'accompagner les créateurs dans leurs projets, de manière toujours plus pertinente, précise, et globale, en faisant face avec eux à leurs propres défis. Ainsi, nous souhaitons sensibiliser les futurs créateurs à toutes les exigences nécessaires pour parvenir à réaliser un projet entrepreneurial. Cela passera, par exemple, par un investissement encore plus grand, dans l'organisation du start-up weekend de Toulouse, événement incontournable en la matière.

Propos recueillis en juin 2012 par Neïla Tabli

(*) Capstreet est un projet d'application smartphone permettant aux personnes à mobilité réduite d'optimiser leurs déplacements en ville grâce à un système novateur de géolocalisation.

17:57 Écrit par innovationcotedivoire | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

24 août 2012

Mines et pétrole / Production et commercialisation du pétrole et de l’or : Voici les chiffres de 2008 à 2010

innovation 2.jpgPublié le mercredi 11 juillet 2012 | L'intelligent d'Abidjan
Le Conseil national ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives) a rendu public au cours d’une conférence de presse tenue à l’immeuble Sciam au Plateau, son rapport sur les chiffres dans les secteurs des hydrocarbures et des mines.

Il s’agit des flux physiques et financiers sur la production pétrolière et minière de 2008 à 2010 conformément aux prérogatives du CN-ITIE. Il revenait à N’dri Koffi, président du CN-ITIE, de répondre clairement à la question ‘’quelle est la quantité de pétrole et de minerais produits en Côte d’Ivoire et combien cette production rapporte à l’Etat ?’’. L’or et le pétrole ont constitué les centres d’intérêts de son exposé. Ainsi en ce qui concerne le pétrole, selon les chiffres donnés par M. N’dri, l’Etat de Côte d’Ivoire a eu comme part 4,873 millions de barils en 2008, 1,999 million barils en 2009 et 2,174 millions barils en 2010. Soit un cumul de 9,046 millions barils pour un montant global sur la même période de 488,343 milliards de FCFA. Toute cette manne n’a pas atterri dans les caisses de l’Etat. Puisque le rapport fait apparaître un montant cumulé de 42,364 milliards de FCFA comme écart observé entre les déclarations faites par les sociétés pétrolières et l’administration ivoirienne. La part de l’Etat est constituée de droits fixes, de bonus de signatures, de bonus de production, de redevances superficiaires et de profits pétroliers qui sont les différentes taxes en vigueur dans le secteur. Selon les usages dans le secteur, N’dri Koffi a expliqué que l’Etat et les sociétés sont liés par un contrat de partage de production. Et il revient à la Petroci de commercialiser la part qui revient à l’Etat. Cette part, comme celle des sociétés, ajoute-t-il, est vendue prioritairement au secteur de l’électricité avec comme clients Ciprel et Azito Energie. Les écarts observés, a-t-il justifié sur la base des renseignements fournis par le consultant indépendant, sont du fait des modalités de la transaction effectuée par Petroci. Cette dernière, après avoir vendu ce qui revient à l’Etat, retire d’abord son avoir sur l’Etat et cet avoir n’est pas pris en compte dans les passations des écritures comptables au niveau des administrations des impôts puis du Trésor. Les revenus tirés du pétrole et du gaz et qui ont fait l’objet du rapport, viennent des champs Foxtrot, Panthère, Lion, Espoir et Baobab.
Pour l’or, sont concernées les mines de Ity, Tongon, Yaouré (Bouaflé) et Hiré avec la société LGL. Sur la période 2008-2010, la Côte d’Ivoire a produit 15,024 tonnes. Avec une chute de la production entre 2009 et 2010 (de 6,9 t à 5,2 t). Avec cette production, l’Etat a enregistré 15,207 milliards de FCFA environ. Les écarts ici s’élèvent à environ 238 millions, pour les mêmes raisons évoquées plus haut. « Ici les taxes sont constituées des droits fixes, des redevances superficiaires, des taxes ad valorem, des impôts sur le profit additionnel, des impôts sur le bénéfice industriel et commercial et des dividendes. Les données ne prennent pas en compte l’exploitation artisanale et il n’y a pas de contrat de partage de production », a dit N’dri Koffi.

S. Débailly

18:06 Écrit par innovationcotedivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |