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31 octobre 2012

Semaine mondiale de l'entrepreneuriat

innovation 2.jpgsemaine mondiale de l'entrepreneuriat.pngSemaine mondiale de l'entrepreneuriat (SME) est une initiative internationale qui introduit l'esprit d'entreprise auprès des jeunes sur six continents. GEW a émergé en 2008 à la suite de l'entreprise au Royaume-Uni et Etats-Unis Entrepreneurship Week 2007.
Depuis sa création, plus de 10 millions de personnes de 102 pays ont participé à des activités liées à l'esprit d'entreprise au cours de la semaine.
Cet événement annuel se déroule sur l'espace d'une semaine et comprend la participation d'experts d'entreprise, des décideurs, des praticiens de l'éducation et des politiciens
La GEW a pour but d'exposer les gens aux avantages de l'entrepreneuriat à travers différentes activités et à les inciter à explorer leurs propres idées entrepreneuriales
Fondateurs

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19 octobre 2012

1ère Conférence mondiale sur le cacao : L’ICCO fait le point des préparatifs

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Publié le jeudi 18 octobre 2012 | AIP
Abidjan – Le comité de la conférence mondiale sur le cacao, partie ICCO (Organisation internationale du cacao), a rencontré jeudi à Abidjan le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, en sa qualité de président du comité de pilotage de la 1ère conférence mondiale sur le cacao, pour lui faire le point des préparatifs de cet événement prévu du 19 au 23 novembre à l’Hôtel Ivoire.

Au sortir de la séance de travail, le directeur exécutif de l’ICCO, Dr Jean-Marc Anga, venu la veille de Londres avec sa délégation, a exprimé sa satisfaction pour l’avancée des travaux préparatoires à la conférence mondiale sur le cacao qui va porter sur le thème « Ensemble, pour une économie cacaoyère mondiale durable ».

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Le tramway à Abidjan : Mythe ou réalité

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Bonne nouvelle pour les Abidjanais. Dans les projets immédiats du district, il est prévu pour bientôt la mise sur rail du tramway. L’information, maintes fois donnée par certains responsables politiques, semble prendre forme cette fois-ci. Hier, à l’occasion de la 2ème session du Conseil du district d’Abidjan, le gouverneur Beugré Mambé a clamé haut et fort qu’il s’agit d’un des projets à court terme visant à mettre fin à la souffrance des 6 millions d’Abidjanais dont 4 millions se déplacent chaque jour. «Moins de 20% de ces 4 millions utilisent le transport collectif avec beaucoup de difficultés. Nous ne pouvons pas rester indifférents», a affirmé le gouverneur. En outre, dira le premier responsable du district, une société de transport lagunaire sera mise en place pour exploiter le plan d’eau lagunaire. Et de poursuivre qu’à la fin de l’année, l’opération ‘’Abidjan ville lumière’’ sera rééditée avec son extension à plusieurs quartiers de la capitale économique. Au dire de Beugré Mambé, en 2013, le budget va connaître une hausse pour le bonheur des populations. En effet, de 46 milliards cette année, il passera à 51 milliards, soit une hausse de 10%. «Tout ceci grâce à un recouvrement exceptionnel», a-t-il indiqué. C’est pourquoi, le gouverneur a souhaité que les conseillers s’unissent pour atteindre ces différents objectifs.

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COTE D'IVOIRE : Air France veut accompagner la relance de l’économie ivoirienne

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Publié le jeudi 18 octobre 2012 | AIP
Abidjan – La compagnie aérienne Air France annonce une « reprise forte » de ses activités en Côte d’Ivoire, marquée par l’amélioration quantitative et qualitative de ses produits en vol et au sol, en vue d’accompagner notamment la relance de l’économie ivoirienne.

Au cours d’une conférence de presse organisée jeudi à l’hôtel Pullman (Abidjan, Plateau), le directeur général régional d’Air France, Francis Richard, situant les objectifs et ambitions de la compagnie pour 2012, a indiqué que cette année devrait répondre à l’espoir et aux objectifs élevés escomptés.

« Les clignotants sont au vert et 2012 répond à nos attentes qui consistent à accompagner la reprise », a affirmé Francis Richard qui dit tenir compte de la reprise forte de l’économie ivoirienne.

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12:51 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Europe, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Activités liées à la ferraille : un nouveau site pour accueillir les ferrailleurs d`Abidjan

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Quatorze ans que le projet a été initié ! Le nouveau site pour la réinstallation des ferrailleurs a été visité et la première tranche de la somme demandée par les populations d’Anokoua-Kouté (village Ebrié, disposant d’un droit coutumier sur le terrain) a été payée par l’Etat. C’était le lundi 15 octobre dernier au cours d’une cérémonie solennelle. Le Ministre Sidiki KONATE Ministre de l’Artisanat et de la Promotion des PME avait à ses côtés, son collègue de la Construction de l’Assainissement et de l’Urbanisme le Ministre Mamadou SANOGO. Quatre-vingt hectares de terrain qui seront aménagés pour installer près de cent mille ferrailleurs, mécaniciens, vulcanisateurs, vendeurs de véhicules. Bref, tous ceux qui travaillent dans la branche d’activité métaux et Mécanique. Rappel : les métiers de l’artisanat se retrouvent dans les huit (8) branches d’activités : bois, bâtiment, métaux-mécanique, textile-habillement-cuirs et peaux, alimentation et services, électronique et froid, hygiène et soins corporels, artisanat d’art.

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12:46 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

18 octobre 2012

Félix Houphouët-Boigny : Hommage à un bâtisseur

innovation 2.jpgboigny 2.jpgEn ce jour du 18 Octobre 2012, date anniversaire de la naissance de Félix Houphouët-Boigny, il nous semble opportun de rendre hommage au premier président de la Côte d’Ivoire, ce grand bâtisseur ; ce « constructeur de nation ».

En effet, Félix Houphouët-Boigny est né le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) selon la biographie officielle - mort le7 décembre 1993,

Surnommé « le sage » ou même « Nanan Boigny » ou « Nanan Houphouet » ou encore « le Vieux », est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Partisan de la paix, il parvient à développer économiquement la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur agricole, faisant de son pays un îlot de prospérité dans un continent miné par la pauvreté ; on parle alors de « miracle ivoirien ».

S’appuyant sur les réseaux d'influence français en Afrique de Jacques Foccart, proche du général de Gaulle, qu'il connaissait personnellement, il mène une politique qui se traduit par un soutien inconditionnel et mutuel des deux pays, permettant à la France de garder, entre les influences des États-Unis et de l'Union soviétique, le contrôle de son « pré carré » pendant la Guerre froide.

En échange, Félix Houphouët-Boigny, se taille une place toute particulière sur la scène africaine, notamment en Afrique francophone et dans le Golfe de Guinée où son influence fut grande.

boigny jeune.jpgOrigines et éducation

Originaire de la tribu animiste des Akouès, il est le fils de Houphouët qui lui donne à l’origine comme prénom Dia, qui signifie, dans la langue Baoulé, prophète ou magicien. Le nom de son père provient du baoulé ufué. Ce nom est donné aux enfants nés aux abords d'un village ou dans une famille où plusieurs enfants sont morts successivement avant sa naissance.
De son nom d'origine Dia Houphouët, il y ajouta le nom Boigny signifiant le bélier en baoulé.

Dia Houphouët-Boigny est le petit-neveu de la reine Yamousso et du chef du village, Kouassi N'Go. Lorsque ce dernier est assassiné en 1910, le jeune Dia est appelé à lui succéder à la tête de la chefferie. Mais, en raison de son jeune âge, son beau-père Gbro Diby (son père étant déjà mort) devient régent.

Compte tenu de son rang, l’administration coloniale décide de l’envoyer à l’école du poste militaire de Bonzi situé près du village puis, en 1915, à l’école primaire supérieure de Bingerville, ce malgré les réticences de sa famille.
Cette même année à Bingerville, il se convertit au christianisme, considérant cette religion comme le signe de la modernité et un obstacle à l'islamisation ; il se fait baptiser Félix.

Brillant élève, il intègre, en 1919, l’École normale William Ponty où il obtient son diplôme d’instituteur et enchaîne, en 1921, avec l’École de médecine de l'AOF dont il sort major en 1925.

Un homme engagé

Le 26 octobre 1925, Houphouët débute sa carrière en tant que médecin-auxiliaire à l’hôpital d’Abidjan où il fonde une « Amicale » regroupant le personnel médical indigène.
L’entreprise tourne court ; l’administration coloniale voit d’un très mauvais œil cette association qu’elle assimile à une formation syndicale et décide de le muter, le 27 avril 1927, au service de Guiglo où les conditions sanitaires sont particulièrement éprouvantes.

Toutefois, faisant preuve de véritables aptitudes professionnelles, il est promu à Abengourou, le 17 septembre 1929, à un poste réservé, jusque là, aux européens.

À Abengourou, Houphouët est confronté aux injustices dont sont victimes les cultivateurs de cacao indigènes exploités par les colons. Décidé à agir, il prend la tête, en 1932, d’un mouvement de planteurs africains hostile aux grands propriétaires blancs et à la politique économique du colonisateur qui les favorisent.
Le 22 décembre, il rédige, sous un pseudonyme, un article engagé « On nous a trop volés » qui paraît dans un éditorial socialiste publié en Côte d’Ivoire, le « Trait d’union ».

L’année suivante, Houphouët est appelé par sa tribu à prendre ses fonctions de chef de village mais, préférant poursuivre sa carrière, il se désiste en faveur de son frère cadet Augustin. Cependant, afin de se rapprocher de son village, il obtient sa mutation à Dimbokro le 3 février 1934 puis à Toumodi le 28 juin 1936.
Si jusque là, Houphouët a fait preuve de réelles qualités professionnelles, son attitude déplaît ; en septembre 1938, son chef de service lui demande de choisir entre son poste de médecin et son engagement dans la politique locale. Le choix sera vite fait puisqu'en 1939, son frère décède et il lui succède à la tête de la chefferie.

Un chef de canton et un leader syndical

En devenant chef, Houphouët devient l'administrateur du canton d’Akouè, représentant trente-six villages.
Il reprend également en charge la plantation familiale qui est alors l'une des plus importantes du pays, et parvient à la développer en diversifiant les cultures de caoutchouc, de cacao et de café; il devient ainsi un des plus riches planteurs africains.

Le 3 septembre 19447, il fonde, en accord avec l’administration coloniale, le Syndicat agricole africain (SAA) dont il devient le président. Regroupant les planteurs africains mécontents de leur sort, le SAA, anticolonialiste et antiraciste, revendique de meilleures conditions de travail, une hausse des salaires et l’abolition du travail forcé. Ce syndicat rencontre rapidement le succès et reçoit l’appui de près de 20 000 planteurs, ce qui déplait fortement aux colons qui vont jusqu'à porter plainte contre Houphouët. L’écho de ce syndicat est tel qu’il se rend, début 1945, à Dakar pour expliquer la démarche du SAA au gouverneur général de l’AOF, Pierre Cournarie.

En octobre 1945, Houphouët est projeté sur la scène politique ; le gouvernement français, décidé à faire participer ses colonies à l’assemblée constituante, organise l’élection de deux députés en Côte d’Ivoire : l’un représentant les colons, l’autre les autochtones. Houphouët se présente et, grâce aux nombreux soutiens qu'il a acquis par son action syndicale, est élu au premier tour avec plus de 1 000 voix d’avance. Malgré cette victoire, l’administration coloniale décide d’organiser un second tour, le 4 novembre 1945, qu'il remporte avec 12 980 voix sur 31 081 suffrages exprimés. Pour son entrée en politique, il décide d’ajouter Boigny, signifiant « bélier » (symbole de son rôle de meneur)7 à son patronyme, devenant ainsi Félix Houphouët-Boigny.

boigny france.jpgUn acteur majeur de la scène politique française

 Un député plaidant la cause des Africains

Au Palais Bourbon, Houphouët-Boigny est nommé membre de la Commission des territoires d'outre-mer. Il s'attelle à mettre en application les revendications du SAA. Un projet de loi tendant à la suppression du travail forcé est ainsi proposé le 1er mars 1946 à l’Assemblée et adopté en 1947 sous le nom de loi Houphouët-Boigny.
Le 3 avril 1946, il propose d’unifier la réglementation du travail dans les territoires d'Afrique ; ce sera chose faite en 19525. Enfin, le 27 septembre 1946, il dépose un rapport sur le système de santé des territoires d'outre-mer qu'il invite à réformer.

Houphouët-Boigny milite également en faveur de l’Union française. Ce projet qui prévoie d'ériger les colonies en des départements et territoires français, est loin de faire l’unanimité chez les parlementaires métropolitains qui craignent de voir la France devenir la colonie de ses colonies. Tentant de les rassurer, Houphouët-Boigny leur répond qu’il n’existe, « à l’heure actuelle », aucun risque pour que les Africains submergent les parlementaires européens, mais qu’en revanche, une telle union permettrait de stopper la double politique menée par la France : l’une « métropolitaine et démocratique », l’autre « coloniale et réactionnaire ».

Après l’adoption de la constitution de la IVe République, il est réélu sans difficulté avec 21 099 voix sur 37 888 des suffrages exprimés. Toujours membre de la Commission des territoires d'outre-mer (dont il devient secrétaire en 1947 et 1948), il est nommé, en 1946, à la Commission du règlement et du suffrage universel. Le 18 février 1947, il propose de réformer en profondeur le système des conseils généraux des territoires de l'AOF, de l'AEF et du Conseil fédéral afin qu'ils soient plus représentatifs des populations autochtones. Il réclame également, à de nombreuses reprises, la création d'assemblées locales en Afrique afin que les indigènes puissent faire l'apprentissage de leur autonomie et de la gestion.

Le fondateur du RDA et la période communiste

Le 9 avril 194615, Houphouët-Boigny transforme, avec l’aide des Groupes d’études communistes d’Abidjan, le SAA en Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). Ce dernier devient lui-même, après le Congrès de Bamako du 18 octobre 1946, une section territoriale du tout nouveau parti inter-africain : le Rassemblement démocratique africain (RDA) dont il est le président.
Pas assez nombreux pour former un groupe parlementaire, les élus africains sont contraints à s’apparenter à un des grands partis existants pour pouvoir siéger au Palais Bourbon. Le RDA s’affilie alors avec les communistes, seule formation politique ouvertement anti-colonialiste. Houphouët-Boigny justifie lui-même cette alliance par le fait qu'elle semblait, à l’époque, être la seule solution pour se faire entendre :
« Dès avant la création du RDA, cette alliance avait servi notre cause : en mars 1946, l’abolition du travail obligatoire fut adoptée à l’unanimité, sans vote, grâce à notre alliance tactique »

Au fur et à mesure que la guerre froide s'affirme, l'alliance communiste devient de plus en plus préjudiciable pour le RDA, d'autant plus qu'en 1947, le PCF passe dans l'opposition. L’administration française manifeste une hostilité grandissante au RDA et à son président qu'elle apparente à un « Stalinien ». Les tensions atteignent leur apogée au début de 195010, quand, à la suite d’un incident, la quasi-totalité de la direction du PDCI est arrêtée. De dangereuses émeutes éclatent en Côte-d’Ivoire. Pour désamorcer la crise, le président du Conseil, René Pleven, confie à son ministre de la France d’outre-mer,François Mitterrand, la mission de détacher le RDA du PCF.
Conscient d'être dans une impasse, Houphouët-Boigny accepte de rompre avec les communistes en octobre 19505 et oriente le RDA vers une gauche modérée. Lors des élections législatives de 1951, il présente une liste commune avec le parti de Mitterrand, l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) dont l’affiliation devient officielle en 1952.

La réhabilitation et l’entrée au gouvernement

Conservant l’image d’un communiste, bien que s’en défendant, il est le seul député RDA réélu en Côte d’Ivoire en 1951.
C’est pourquoi, il prononce le 24 août 1951 un discours à l’Assemblée nationale où il conteste le résultat des élections qu'il déclare entaché de fraudes.
Il dénonce aussi l’instrumentalisation des députés d’outre-mer comme « machines à voter ».

Houphouët-Boigny et le RDA vivent alors une véritable période de purgatoire avant de renouer avec le succès en 1956; lors des élections de cette année, le grand parti de masse africain reçoit 502 711 voix sur 579 550 suffrages exprimés.

Son leader, désormais, fait figure de modéré.
Nommé membre de la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions, Houphouët-Boigny entre également au gouvernement le 1er février 1956 en qualité de ministre délégué à la présidence du Conseil dans le gouvernement Guy Mollet ; poste qu’il occupe jusqu’au 13 juin 1957.
Sa principale réalisation, dans ces fonctions, est la création d’une organisation commune de régions sahariennes qui permettrait d'assurer l'indépendance énergétique de l'Union française, et de contrer les revendications territoriales marocaines dans le Sahara.

Par la suite, Houphouët-Boigny devient ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Félix Gaillard du 6 novembre 1957 au 14 mai 1958. Il essaie de réformer le code de la santé publique.

Il est à de nombreuses reprises, ministre d'État sous :

 le gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury du 13 juin au 6 novembre 1957
 le gouvernement Pierre Pflimlin du 14 au 17 mai 1958
 le gouvernement Charles de Gaulle (3) du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959
 le gouvernement Michel Debré du 8 janvier au 20 mai 1959

En cette qualité, il participe à l’élaboration de la politique africaine de la France, notamment dans le domaine culturel.
Sous son impulsion seront créés le Bureau des étudiants de la France d’outre-mer, et l’Université de Dakar.

Le 4 octobre 1958, Houphouët-Boigny est un des signataires, aux côtés de De Gaulle, de la constitution de la Ve République.

Le dernier poste qu’il occupe est celui de ministre conseiller du gouvernement Michel Debré du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961

Un partisan de l’autonomie

Suite à l’adoption, le 23 juin 1956, de la loi-cadre Defferre donnant l'autonomie aux colonies africaines, une élection territoriale est organisée en Côte-d’Ivoire le 3 mars 1957, au cours de laquelle le PDCI remporte une victoire écrasante.
Houphouët-Boigny, qui occupait déjà les fonctions de ministre en France, de président de l'Assemblée territoriale depuis 1953 (ayant succédé à Victor Capri Djédjé) et de maire d’Abidjan depuis novembre 1956, décide de placer à la vice-présidence de la Côte d’Ivoire Auguste Denise, même s’il reste, pour Paris, le seul interlocuteur de la colonie.

Le 7 avril 1957, le chef du gouvernement du Ghana, Kwame Nkrumah, en déplacement en Côte d’Ivoire, appelle toutes les colonies d’Afrique à prendre leur indépendance;

Houphouët-Boigny lui rétorque alors :

« Votre expérience est fort séduisante… Mais en raison des rapports humains qu'entretiennent entre eux Français et Africains et compte tenu de l’impératif du siècle, l’interdépendance des peuples, nous avons estimé qu'il était peut-être plus intéressant de tenter une expérience différente de la vôtre et unique en son genre, celle d’une communauté franco-africaine à base d’égalité et de fraternité. »

Contrairement à de nombreux dirigeants africains qui réclament une indépendance immédiate,
Houphouët-Boigny souhaite une transition en douceur au sein de l’« ensemble français » car, selon lui, l'indépendance politique sans l'indépendance économique ne vaut rien.

Aussi, donne-t-il rendez-vous à Nkrumah dans dix ans afin de voir lequel des deux eut choisi la meilleure voie.

Tout naturellement, il fait campagne pour le « oui » lors du référendum pour la Communauté franco-africaine, proposé par de Gaulle le 28 septembre 1958.

Seul son protégé guinéen, Ahmed Sékou Touré ose dire « non » préférant, à l’inverse d’Houphouët-Boigny, « la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage ».

Malgré ce succès, la communauté franco-africaine s'écroule peu de temps après, poussée par la fédération du Mali qui souhaite l’indépendance.

Le 7 août 1960, Houphouët proclame à contrecœur, l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

La prospérité des années 1960 et 1970

Houphouët-Boigny opte pour le libéralisme économique afin de bénéficier de la confiance de nombreux investisseurs étrangers, notamment français. Les avantages accordés par son code des investissements de 1959, permettent aux entreprises étrangères de rapatrier jusqu’à 90 % de leurs bénéfices dans leur pays d’origine (les 10 % restants étant obligatoirement réinvestis en Côte-d’Ivoire)

abidjan 1.jpgIl développe également une politique de modernisation des infrastructures avec, notamment, l’édification du quartier d'affaires du Plateau à Abidjan (sur le modèle nord-américain) où des hôtels de luxe accueillent touristes et hommes d'affaires.
Ainsi, la Côte d’Ivoire connaît une croissance de 11 à 12 % durant la période de 1960 à 1965.
Le PIB, multiplié par douze (en volume constant) entre 1960 et 1978, passe de 145 à 1 750 milliards de francs CFA, tandis que la balance commerciale ne cesse d’enregistrer des excédents.


L’origine de cette réussite économique est née du choix, du président, de privilégier le secteur primaire au secondaire.
De cette manière, l’agriculture intensive connaît un développement fulgurant : entre 1960 et 1970, les cultures de cacao triplent leur production atteignant 312 000 tonnes, celles de café augmentent de moitié, passant de 185 500 à 275 000 tonnes tandis que les exportations de bois passent entre 1950 et 1965 de 90 000 à 1 250 000 tonnes.
Si ces derniers représentent 80 % des exportations de la Côte d’Ivoire, celles de bananes s’élèvent tout de même en 1965 à 150 000 tonnes et celles d’ananas à 40 000 tonnes.

Par ailleurs, les cultivateurs du nord sont vivement encouragés à développer l’élevage et la culture du coton dans leur région. Toutefois, l’État ivoirien, par l’intermédiaire de la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles (Caistab) qui garantit chaque année, un prix d’achat minimum aux productions des planteurs (inférieur à ceux du marché mais jugé satisfaisant), se garde le monopole sur les exportations de café, de cacao et de coton. Des ressources considérables sont ainsi dégagées pour financer les projets nationaux.

Bien que n’étant pas le pilier de l’économie ivoirienne, le secteur secondaire connaît, lui aussi, un essor spectaculaire grâce à l’industrie légère, notamment dans l’agroalimentaire avec l’installation de minoteries, d’huileries et de conserveries, et dans la transformation avec la mise en place de filatures et descieries. Ainsi, entre 1960 et 1973, la production industrielle enregistre un taux de croissance annuelle moyen de 20 %, faisant passer sa part dans le PIB de 15 à 25 %.
Le chiffre d’affaires de la grande et petite industrie passe alors, pour cette période, de 13,5 à 164 milliards de francs CFA, tandis que pour la période de 1973 à 1983, il est multiplié par 8,5, atteignant 1 170 milliards de francs CFA.

Cet essor économique modifie profondément le mode de vie des Ivoiriens, entraînant une accentuation de l’exode rural et la hausse du revenu annuel moyen par ménage qui atteint 500 000 francs CFA en 1980.
Une forte demande de céréales « modernes » émerge alors en Côte-d’Ivoire, notamment en ce qui concerne le maïs et le riz ; cette nouvelle demande étant, comme partout en Afrique, assimilé à une promotion sociale.
Des efforts sont aussi enregistrés dans le domaine de l’éducation : en 1975, le taux de scolarisation pour l’instruction primaire était de 17,3 %, de 5,1 % pour l’instruction secondaire et de 0,5 % pour l’instruction supérieure; en 1985, le taux d’alphabétisation était de 57,3 % pour les personnes âgées de plus de 15 ans.

Ces progrès, liés pour l’essentiel au domaine économique, font de la Côte d'Ivoire, une réussite rare en matière de décolonisation, un îlot de prospérité dans la région du golfe de Guinée.

La Côte-d’Ivoire devient même un pays d’immigration pour la région : la forte main-d'œuvre étrangère (principalement burkinabès), nécessaire à la mise en œuvre et à l’entretien des plantations autochtones, représente dans les années 1980, plus du quart de la population ivoirienne.

Le « miracle ivoirien », comme on l’appelle, vaut à Houphouët-Boigny de gagner une image de « Sage de l'Afrique », tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Il est, alors, surnommé respectueusement « le Vieux ».

L’unité africaine selon Houphouët-Boigny

A l’instar de Charles de Gaulle qui refusa toujours une Europe intégrée, Houphouët-Boigny s’oppose à l’idée d’États-Unis d'Afrique proposé par Kwame Nkrumah qui remet en cause les souverainetés nationales récemment acquises.
Toutefois, le dirigeant n'est pas contre l'unité africaine qu'il conçoit sous la forme d'une coopération au cas par cas.

Le 29 mai 1959, il crée en coopération avec Hamani Diori (Niger), Maurice Yaméogo (Haute-Volta) et Hubert Maga (Dahomey - actuel Bénin), le conseil de l’Entente.
Cette organisation régionale, fondée dans le but d’entraver la fédération malienne, est très souple et assure trois fonctions majeures :

 Elle permet la gestion commune de certains services publics tels que le port d’Abidjan institué en établissement public ou la ligne de chemin de fer Abidjan-Niger.

 Elle garantit un fonds de solidarité entre les pays membres, alimenté à plus de 90 % par la Côte d’Ivoire.

 Elle assure le financement de divers projets de développement au moyen de prêts consentis aux États membres à des faibles taux d’intérêts, prêts alimentés à 70 % par la Côte d’Ivoire.

Houphouët-Boigny prévoit même, en 1966, d’accorder la double nationalité aux ressortissants des pays du conseil de l’Entente, mais le projet est abandonné suite à la pression de la rue. Le président ivoirien s'engage donc à soutenir financièrement ses alliés, en échange de leurs allégeances respectives à la Côte-d’Ivoire.

Ambitieux, Houphouët-Boigny conçoit de plus grands desseins pour l'espace francophone d’Afrique ; il prétend le regrouper au sein d’une grande organisation dont le but serait de se soutenir mutuellement. Le projet se concrétise le 7 septembre 1961, lors de la signature de la charte donnant naissance à l’Union africaine et malgache (UAM), regroupant douze pays francophones dont le Sénégal de Senghor. Des accords sont signés et resserrent la solidarité des Ėtats francophones, notamment dans les domaines économique, militaire, et des postes et télécommunications.
Mais en mai 1963, la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) vient perturber ses plans : les tenants du panafricanisme exigent la dissolution de tous les regroupements régionaux dont l’UAM ; le président ivoirien cède à contrecœur, et transforme, en mars 1964, l’UAM en Organisation africaine et malgache de coopération économique et culturelle.

Considérant l’OUA comme une voie de garage, d’autant plus que Paris y est hostile, il décide de créer l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), une organisation purement francophone et concurrente à l’OUA, qui voit le jour en 1965.
Ce bloc « modéré et modérateur » regroupe, en son sein, seize pays dont le but est de briser les velléités révolutionnaires en Afrique. Mais, au cours des années, estimant cette organisation trop inféodée à la France, huit pays membres quittent l’OCAM.

En 1974, Houphouët-Boigny et Senghor mettent de côté leurs querelles et s’unissent afin de contrecarrer les plans du Nigeria qui vise à s’imposer en Afrique de l'Ouest, au détriment de la Côte-d’Ivoire et du Sénégal, par la création d’une grande organisation inter-linguistique, la CEDEAO.
Les deux homologues créent, dans le but d’entraver le fonctionnement de la CEDEAO, la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) qui supplante les anciennes unions douanières dans la région francophone.
Mais, ayant reçu l’assurance, de la part du Nigeria, que seraient maintenues les organisations francophones antérieures, les fondateurs de la CEAO décident de rejoindre la CEDEAO en mai 1975.

Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix

Afin de laisser à la postérité l’image d’un homme de paix, il crée en 1989 un prix pour la recherche de la paix parrainé par l’Unesco, entièrement subventionné par des fonds extrabudgétaires apportés par la Fondation Félix-Houphouët-Boigny. Ce prix qui porte « le nom du Président Félix Houphouët-Boigny, doyen des chefs d’État africains, apôtre infatigable de la paix, de la concorde, de la fraternité et du dialogue pour résoudre tout conflit à l’intérieur comme à l’extérieur des États », est attribué chaque année par un Jury international, composé de onze personnalités originaires des cinq continents, qui décerne un chèque de 122 000 euros.

boigny 4.jpgLe prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix a été accordé respectivement :

- à Nelson Mandela, président du Congrès national africain (ANC) de l’Afrique du Sud et Frederik Willem De Klerk, président de la République sud-africaine en 1991,

- à l’Académie de droit international de La Haye au Pays-Bas en 1992,

- à Yitzhak Rabin Premier ministre de l’État d’Israël, Shimon Peres, Ministre des affaires étrangères de l’État d’Israël et Yasser Arafat, Président de l’Autorité nationale palestinienne en 1993,

- à S. M. Juan Carlos I, Roi d’Espagne et Jimmy Carter, ancien président des États-Unis d’Amérique en 1994,

- au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à Mme Sadako Ogata, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés en 1995,

- à Alvaro Enrique Arzú Irigoyen, président de la République du Guatemala et au Commandant Rolando Morán, représentant de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG) en 1996 ,

- à Fidel Valdez Ramos, président de la République des Philippines et Nur Misuari, président du Front de libération nationale moro (MNLF) des Philippines en 1997,

- à Sheikh Hasina Wajed, Premier ministre de la République populaire du Bangladesh et George J. Mitchell, Sénateur américain, ancien conseiller spécial du président des États-Unis d’Amérique pour les affaires irlandaises en 1998,

- à la Communauté de Sant'Egidio d’Italie en 1999,

- à Mme Mary Robinson, Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme en 2000,

- à Kay Rala Xanana Gusmão, président de la République démocratique du Timor-Oriental en 2002,

- au Cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix et Dr Mustafa Cerić, Grand mufti de Bosnie en 2003 et

- à Maître Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal en 2005.

Le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix n’a pas été attribué en 2001 et 2004.

Fonctions gouvernementales

 En France

 Député à l'Assemblée nationale française
 Ministre délégué à la présidence du Conseil du gouvernement Guy Mollet (du 1er février 1956 au 13 juin 1957)
 Ministre d'État du gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury (du 13 juin au 6 novembre 1957)
 Ministre de la Santé publique et de la Population du gouvernement Félix Gaillard (du 6 novembre 1957 au 14 mai 1958)
 Ministre d'État du gouvernement Pierre Pflimlin (du 14 au 17 mai 1958)
 Ministre d'État du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959)
 Ministre d'État du gouvernement Michel Debré (du 8 janvier au 20 mai 1959)
 Ministre conseiller du gouvernement Michel Debré (du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961)
 Il fut aux côtés de De Gaulle et de Michel Debré lors de la signature de la constitution de 1958.

 En Côte d'Ivoire

 Président de l'Assemblée nationale (24 mars 1953 au 30 novembre 1959)
 Maire d'Abidjan (de 1956-1960)
 Premier ministre (du 1er mai 1959 au 3 novembre 1960)
 Ministre de l'Intérieur (du 8 septembre 1959 au 3 janvier 1961)
 Président de la République, Ministre des Affaires Etrangères (du 3 janvier 1961 au 10 septembre 1963)
 Président de la République, Ministre de la Défense, Ministre de l'Intérieur, Ministre de l'Agriculture (du 10 septembre 1963 au 21 janvier 1966)
 Président de la République, Ministre de l'Économie et des Finances, Ministre de la Défense, Ministre de l'Agriculture (du 21 janvier 1966 au 23 septembre 1968)
 Président de la République, (du 23 septembre 1968 au 5 janvier 1970)
 Président de la République, (du 5 janvier 1970 au 8 juin 1971)
 Président de la République, Ministre de l'Éducation nationale (du 8 juin 1971 au 1er décembre 1971)
 Président de la République (dans les différents autres gouvernements du 1er décembre 1971 au 7 décembre 1993)

boigny 3.jpg

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17 octobre 2012

Environnement des affaires : L’attractivité de la Côte d’Ivoire présentée aux Français

innovation 2.jpgPLATEAUX.jpgPublié le mercredi 17 octobre 2012 | L'intelligent d'Abidjan
En marge du 1er forum d’affaires franco-ivoirien qui se tient à Abidjan du 15 au 16 octobre 2012, s’est déroulé le lundi 15 Octobre un atelier autour du thème : ‘’Environnement des affaires et code des investissements en Côte d’Ivoire’’. Cet atelier organisé par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) avait pour intervenants le directeur général du CEPICI, Esmel Essis Emmanuel, le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), Jean-Louis Billon, le directeur général de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), Non Karna Coulibaly, le président du Tribunal du commerce, François Komoin et le président de la Cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire (CACI), Tall Yacouba. Chacun dans son domaine d’activités a expliqué aux représentants de la centaine d’entreprises françaises présentes à ce forum les opportunités de l’investissement en terre ivoirienne. Esmel Essis Emmanuel, a pour sa part, présenté le nouveau code d’investissements qui remplacera celui de 1995 (ndlr : le code a été créé par ordonnance, reste la signature du décret pour le rendre opérationnel). Il a, en outre, évoqué les avantages et aussi les obligations de ce nouveau code aux investisseurs étrangers. Jean-Louis Billon, a présenté la chambre consulaire privée qui appuie, conseille et forme les entreprises. Il a indiqué que toutes les entreprises privées installées en Côte d’Ivoire sont de facto membres de la Chambre. Le président de la CCI a souligné que le climat des affaires s’est fortement amélioré au cours de ces 12 derniers mois. ‘’La Chambre a été entendue mais pas forcément écoutée par le passé’’, dira-t-il. Non Karna Coulibaly, quant à lui, a indiqué qu’avec le nouveau système des marchés publics en Côte d’Ivoire, l’Autorité est un organisme spécial et indépendant qui intervient dans le cadre de passation de marchés avec l’Etat Ivoirien. A cet effet, il a fait cette révélation : ‘’ce sont près de 80 milliards FCFA de fonds publics que l’Autorité à réussi à sauvegarder en 2 ans’’. Tall Yacouba, à son tour, a présenté la Cour d’arbitrage qui tranche les litiges commerciaux. C’est une justice privée, dira t-il. Les conflits ne sont pas réglés par les juges mais des personnes ayant une connaissance des entreprises et issues des secteurs du litige. L’arbitrage apporte l’ordre, est rapide (6 mois maximum pour le règlement), le coût est fixé à l’avance et surtout la confidentialité y règne. ‘’L’arbitrage est le symbole de la sécurisation du monde des affaires’’, conclut-il. Le président du Tribunal du commerce, François Komoin, a déclaré que la création du Tribunal du commerce répondait au besoin d’une justice compréhensive, des magistrats professionnels et spécialisés qui allient la culture juridique et celle des affaires commerciales. Au besoin de rapidité, les contentieux doivent être réglés en 3 mois sous peine de sanctions. Au besoin d’intégrité, les magistrats ont été triés sur le volet ‘’sans casserole derrière eux’’. Enfin au besoin de performance et de transparence. Les échanges qui ont suivi ont tourné autour de l’occupation anarchique des terrains industriels qui demeure ‘’un véritable cauchemar’’.

15 octobre 2012

Programme de certification "Qualité Deming"

qualitas.jpg


Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de développement des services aux entreprises et notamment au profit des PME, la CCICI vient de signer un partenariat avec le cabinet QUALITAS, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises à la certification ISO 9001.


L’objet de ce partenariat est d’offrir l’opportunité aux PME/PMI ivoiriennes des secteurs de l’industrie, du commerce et des services dans des conditions souples et avantageuses, de renforcer leur compétitivité et leur crédibilité à travers leur adhésion à une démarche qualité de certification.

Le programme QUALITE DEMING d’accompagnement groupé des PME/PMI se présente comme une alternative aux faiblesses structurelles et organisationnelles des entreprises ivoiriennes durement éprouvées par la crise. La CCICI par conséquent, invite toutes les entreprises et singulièrement les PME/PMI à s’approprier ce programme pour se restructurer et profiter des opportunités de la relance économique qui s’annonce.

Afin d’apporter des éléments de réponse à toutes vos préoccupations relatives à ce programme, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire vous invite à prendre part à la cérémonie de présentation du programme QUALITE DEMING, le mercredi 17 octobre 2012 au siège de
l’Institution au Plateau rue des banques, de 15h 30 minutes à 17 heures, suivie d’un cocktail.

Animateur : M. FOFANA Abroulaye, Administrateur Général de QUALITAS CI.

Télécharger

Bulletin de participation http://www.cci.ci/pdfs/BULLETIN_QUALITAS.pdf

Fiche technique et programme http://www.cci.ci/pdfs/Fiche_Technique_Programme_Qualite_...

12 octobre 2012

MicroCred-Côte d’Ivoire lance sa carte Visa

innovation 2.jpgmicrocredi.jpgDans le cadre de sa politique de diversification de ses produits, la structure de microfinance, MicroCred-Côte d’Ivoire, a procédé le 10 octobre 2012, à son siège de Cocody-Deux Plateaux Vallons, au lancement de la carte Visa-MicroCred.

Fruit d’un partenariat avec la BICICI, la carte prépayée Visa-MicroCred permet à MicroCred-CI de se positionner comme la première microfinance ivoirienne à s’engager dans la monétique pour le développement d’une carte Visa international. Selon le Directeur général de MicroCred-CI, François Xavier Poste et Mme Barakissa Diarra, Responsable épargne et produits qui présentaient le nouveau produit, « cette carte rechargeable, à puce et personnalisée offre l’opportunité aux clients de disposer de leurs fonds en toute liberté sur le territoire national ivoirien et à l’international sur le réseau Visa ». Les deux responsables ont, en outre, fait connaître les avantages de la carte Visa-MicroCred qui, entre autres, donne la possibilité à son détenteur d’effectuer des retraits d’espèces dans tous les guichets automatiques de billets du monde sur le réseau Visa, permet de régler ses achats dans tous les commerces affiliés au réseau international Visa et également de voyager sans s’encombrer de liquidité ou de chéquier. Par ailleurs, selon les explications fournies par les responsables de MicroCred-CI, les conditions d’acquisition de la carte Visa-MicroCred sont des plus souples, comparées aux conditions requises par d’autres structures évoluant dans le secteur de la banque et la microfinance pour l’obtention d’une carte Visa. A ce jour, affirment-ils, ce sont 397 cartes qui ont été distribuées dans les quatre agences de MicroCred-CI à Abidjan, situées dans les communes d’Adjamé, Treichville, Cocody et Koumassi. MicroCred-CI qui a ouvert ses portes en Côte d’Ivoire en octobre 2010 revendique aujourd’hui 17 500 clients épargnants, emploie 217 salariés, pour un volume global d’épargne estimé à 6,8 milliards de F CFA. MicroCred-CI se prépare activement, aux dires de ses responsables, à aller à la conquête des grandes communes d’Abobo et de Yopougon, avant de mettre le cap sur l’intérieur du pays. Après les participations effectives de la BICICI et de l’assureur UA Vie au capital de son entreprise, le DG de MicroCred-CI table sur l’entrée annoncée prochainement de la BAD et de la BEI, pour porter ce capital qui est de 2 295 960 000 F CFA actuellement à 4,4 milliards de F CFA au 4ème trimestre 2012.

POUR INFO

MicroCred Côte d’Ivoire est une institution financière au service des entrepreneurs et micro entrepreneurs en Côte d’Ivoire.
MicroCred Côte d’Ivoire vise à devenir la référence en tant que partenaire financier des entrepreneurs.
Bénéficiant de l'expertise du groupe MicroCred présent à l'international, MicroCred Côte d’Ivoire offre des produits de qualité adaptés aux besoins des entrepreneurs et entreprises.

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Le gouvernement annonce de grandes mesures pour les Pme ivoiriennes

innovation 2.jpgHier, à la faveur de la deuxième journée nationale des Pme, à l’auditorium de la Caistab, le ministre de l’Artisanat et de la Promotion des Pme, Sidiki Konaté à réaffirmé le soutien du gouvernement aux PME Ivoiriennes. Dans son intervention, le ministre a fait savoir que le Gouvernement ivoirien a décidé de s’appuyer sur les Pme pour qu’elles contribuent à faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020. Aussi a-t-il annoncé les grandes mesures prises par le président Ouattara pour soutenir les PME, qui dans leur ensemble, ont subi les affres de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire. Selon lui, l’Etat qui ne pouvait pas rester indifférent à la relance du secteur privé, a révélé que le Comité interministériel de l’Artisanat et des PME a terminé l’audit relatif à l’indemnisation des PME touchées durant la crise ivoirienne. « Les résultats sont sur la table de la Présidence de la république. Nous allons démarrer l’indemnisation des PME à travers un programme. Et bientôt, les PME passeront à la caisse », a révélé le ministre Sidiki Konaté. Précisant que des mesures d’accompagnement sont également prévues pour ces entités. Au chapitre du paiement de la dette intérieure ivoirienne qui concerne bon nombre de PME, le ministre a aussi souligné que l’Etat a bouclé l’audit de cette dette. « Cela a permis de savoir réellement ce que l’Etat doit payer. C’est-à-dire payer la bonne dette, la juste dette, la vraie dette car des personnes ont pris de l’argent mais pour réaliser des routes fictives, des hôpitaux qui n’on jamais été construits, acheter du matériel qui n’a jamais existé », a expliqué le premier responsable des PME en Côte d’Ivoire.

En ce qui concerne les mécanismes de financement, il a évoqué le fonds de garantie dont l’Etat a décidé d’injecter pour un début, 10 milliards de FCFA, ce, en attendant d’avoir une banque d’investissement. Toute chose qui permettra d’avoir une garantie auprès des banques afin qu’elles aussi, à leur tour, prennent des risques puisque l’Etat est devenu crédible sous Ouattara qui pense aux PME. « Le budget du ministère est passé de 2 milliards FCFA à 10 milliards de FCFA. Il y aura 7 à 8 milliards FCFA d’investissement au titre de ce budget. Avant c’était 600 millions FCFA. Par ailleurs, il y a, au travers de certains mécanismes, 100 milliards qui sont également prévus. Cela a pour but de permettre à l’Ivoirien d’avoir le goût de l’entrepreneuriat », a indiqué le ministre. Qui a par ailleurs salué les actions de Versus Bank en faveur des PME. Guy Koizan, Directeur général de cette banque a rappelé pour sa part que depuis la première édition de cette journée des PME, Versus Bank a renforcé davantage son dispositif d’appui aux PME, avec la création d’un pôle de gestion baptisé ‘‘ Pôle PME/PMI’’. A cela s’ajoute la mise en place de nouveaux programmes de financement structurés qui ont permis d’accompagner efficacement les PME dans l’obtention et la réalisation de marchés de tous genres. Entre autres ceux (réfection des routes, constructions de salles de classes, logements d’enseignants, équipement de centres de santé, etc.) issus du Programme présidentiel d’urgence (PPU) les PME. « A ce jour, plus de la moitié des financements de la Banque est allouée aux PME et cette dynamique se poursuivra en s’améliorant. La Versus Bank est véritablement au service des PME. (…) Elle financera et continuera de les financer régulièrement », a insisté le Directeur général de cette banque. Quant à Mme Ehui Marthe, présidente de la Fédération ivoirienne des PME (Fipme), elle a salué les actions du gouvernement à l’endroit de ces structures.

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11 octobre 2012

Êtes-vous prêt à être votre propre patron?

innovation 2.jpgpatron.jpgAujourd’hui, l’entrepreneuriat est devenu un outil de développement pour de nombreux pays dans le monde ; surtout en Afrique. Beaucoup de personnes s’engagent dans la création d’entreprise pour réaliser leurs rêves professionnels par la création de petites entreprises.
En fait, les petites entreprises représentent une part importante des employeurs dans ces pays et sont gérés par des professionnels indépendants.
Si vous souhaitez rejoindre les rangs des propriétaires de petites entreprises, posez-vous ces cinq questions pour voir si vous aviez ce qu'il faut.

1. Êtes-vous résolus?

Le chemin de la réussite entrepreneuriale peut être long. Selon les résultats d’une étude, plus de la moitié des petites entreprises échouent dans les cinq ans, pour une variété de raisons.

Il est important d'être attaché à la réussite et la pérennité de votre entreprise.

Il peut y avoir des pièges et problèmes en cours de route, mais si vous êtes décidé à maintenir le cap, vos chances de succès augmenteront considérablement.

2. Vous êtes audacieux?

Lorsque vous êtes en affaires pour vous-même, vous avez à vous vendre. Il n'y a pas de place pour la douceur quand vous êtes un entrepreneur.

Si vous ne pensez pas que vous pouvez parler de votre entreprise à des clients potentiels, pas la peine de créer une entreprise.

3. Êtes-vous discipliné?

Vous aviez peut être réalisé de grands exploits à votre dernier emploi, avec un superviseur muni d’un fouet et aviez établi des attentes claires.

Mais serez-vous en mesure de recueillir les mêmes résultats lorsque vous travaillerez de manière indépendante?
Évaluez votre niveau d'auto-discipline et l'organisation avant d'entreprendre un projet solo.

4. Êtes-vous financièrement sécurisé?

De nombreuses entreprises (mais pas tous) ne sont pas immédiatement rentables.
Si vous manquez de fonds, un pécule, le soutien financier d'un partenaire ou conjoint, ou d'un autre moyen de générer un salaire, ce n'est pas forcément le meilleur moment pour voler de vos propres ailles.

Chercher des investisseurs ou des prêts aux petites entreprises afin d'avoir un soutien.
Cherchez un emploi à temps partiel pour compléter vos revenus et la croissance de votre entreprise au-delà de ses premiers jours.

Si vous n'êtes pas réaliste quant à vos besoins financiers, votre entreprise n'aura pas une chance réaliste de succès.

5. Etes vous expérimenté ?

Le manque d'expérience et de connaissances sur les pratiques commerciales spécifiques sont deux des raisons pour qu’une nouvelle entreprise échoue peu de temps après sa création.

Assurez-vous que vous avez le savoir-faire et une expérience pratique pour faire fonctionner l'entreprise que vous envisagez.

Si vous ouvrez un petit magasin, vos chances de succès augmenteront si vous avez effectivement travaillé dans un petit magasin, de préférence en gestion.
L'amour du produit que vous vendez n'est pas suffisant, vous avez besoin de comprendre tous les aspects des opérations :
• De la paie,
• Les impôts,
• Le marketing,
• La distribution,
• L’assurance,
• Les relations clients
avant l'ouverture de votre entreprise.

De la même manière vous apprenez lorsque vous commencez un emploi de cette même manière vous devriez apprendre lorsque vous démarrez une entreprise. C’est une recette pour éviter le désastre et l'échec.