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25 juin 2013

POURQUOI LE PORT D’ABIDJAN SUSCITE TANT D’INTERET ?

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Depuis quelques temps le Port d’Abidjan est au centre du débat économique. Tout le monde est unanime sur la place importante qu’il occupe dans l’économie ivoirienne depuis l'indépendance et jusqu'aujourd’hui.
Cependant, nous constatons ces derniers temps, l’intensification de « querelles économiques» sur la gestion ou le contrôle de certain secteur du port (terminal à conteneurs). Pourquoi le port autonome d’Abidjan suscite tant d’intérêt ?
Cet article vous donne une vue général du port depuis sa création jusqu’à maintenant. Vous comprendrez le pourquoi de toutes ces « querelles économiques».

Le Port autonome d'Abidjan est un établissement public de l'État ivoirien, qui exerce conjointement des missions de service public administratif et des missions de service public à caractère industriel et commercial. Il est géré comme un établissement public à caractère industriel et commercial et est chargé d'exploiter, de gérer et de promouvoir les installations portuaires d'Abidjan à Treichville.

Situé sur les côtes de Treichville (Abidjan sud) en Côte d'Ivoire, il est le plus important port d'Afrique de l'Ouest et le deuxième de toute l'Afrique après celui de Durban, et devant le Port de Lagos et le Port autonome de Dakar. Un port en transbordement et à conteneurs. Grâce au canal de Vridi d'une profondeur de 15 mètres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster dans un port en eau profonde.
Le Directeur Général du PAA est Hien Sié. Le port déclaré sûr et conforme au code ISPS possède des équipements modernes. Il abrite différents activités et services, des usines, des sites de raffinage liés à des entreprises du domaine...

Son trafic contribue à 90 % des recettes douanières du pays et à 60 % du revenu de l'État. 65 % des unités industrielles du pays exercent sur le port, représentant un effectif de 50 000 personnes sur le site. 70 % du PIB ivoirien passe par le port3. Ici transitent 70 % des échanges extérieurs des pays de l'hinterland (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad, Guinée Conakry...). Pour la région c'est un véritable outil de coopération et d'intégration.

On y trouve de grands groupes mondiaux. Les entreprises leaders sont SDV-SAGA (qui emploie plus de 4000 personnes), SETV Société d'Exploitation du Terminal de Vridi, Sitarail et SIMAT.

Historique du port

Dès le XVe siècle, le littoral ivoirien était un centre d’importants échanges commerciaux. Pendant très longtemps, tout le trafic maritime de la Côte d'Ivoire s’est effectué au moyen de rades foraines situées aux débouchés en mer, des lagunes :
• Assinie
• Grand-Bassam
• Grand-Lahou
• Makey
• Lagune Tiagba avec la rivière Go
• Sassandra
• San-Pédro

En 1897 est envisagée la construction de wharfs. Le premier wharf est construit à Grand-Bassam en 1897, puis un second wharf plus long et plus large, en raison de l’augmentation du trafic, est mis en service en 1923. Ensuite un troisième wharf est construit à Port-Bouët en 1931. Enfin, en 1951 est mis en service un Wharf à Sassandra.

La naissance du port

La création d’un véritable port en eau profonde étant devenue indispensable, en raison de la croissance rapide du volume des échanges et de la nécessité de manutentionner des charges unitaires indivisibles de plus en plus lourdes, dès 1892 sont entreprises les études nécessaires à la détermination d'un site précis susceptible d’accueillir les futures infrastructures. C'est ainsi que Grand-Lahou, Grand-Bassam, Sassandra et Bingerville furent étudiés.

En 1898, une mission française est envoyée en Côte d'Ivoire (avec le Capitaine Houdaille, le Capitaine Thomas, le capitaine Crosson-Duplessis...) en vue de la future création d'un chemin de fer et d'un port. L'existence du Canyon est prise en compte (autrefois appelé trou sans fond).

Cette mission met notamment en évidence le fait que le plus court chemin entre Bamako et l’Océan Atlantique passe par Abidjan et non par Dakar (comme on l’imaginait jusque-là) Elle relève également divers autres facteurs techniques, géographiques et économiques favorables et propose formellement Abidjan pour accueillir le port et constituer ainsi la tête de ligne du chemin de fer qui sera baptisé «Abidjan-Niger» (RAN).

De prime abord, le choix se porte sur le site de Port-Bouët mais dès le commencement de la construction (1906-1907) on s'aperçoit que les ouvrages de protection du débouché en mer et les appointements annexes sont engloutis par de vastes effondrements, vers le canyon.

En 1935 on décide donc de construire le Canal de Vridi (projet établit par l'ingénieur Roger Pelnard et Considère après essais sur modèle réduit, aux laboratoires de DELF en Hollande - le projet est soutenue par Wattier). La construction est confiée à l'Entreprise de construction du Port d’Abidjan (CPA) dès 1938.

Ces travaux terminent en1950 mettant enfin en communication la Lagune Ébrié avec la mer grâce à un canal de 2700 m de long sur 370 m de large avec une profondeur de 13,50 m (le 23 juillet 1950).
Le 5 février 1951 le Port d’Abidjan est officiellement inauguré par le Président de l'Assemblée Territoriale Ouest Africaine l'ivoirien Victor Capri Djédjé et le Ministre de la France d'Outre-Mer François Mitterrand en présence de l'honorable médecin Félix Houphouët-Boigny.

Ouverture sur le monde

Le volume de marchandises qui circulent par le PAA est supérieur à 20 millions de tonnes. Le PAA n'est devancé que par celui de Durban sur le continent.

Avec la résolution de la crise, le Port veut s'inscrire dans la dynamique de réconciliation et de Relance économique.

Le PAA est aussi un outil de développement de l'industrie de transformation, véritable enjeu de l'économie ivoirienne.

Le PAA est le premier producteur de thon en conserve d'Afrique, le port abrite en son sein des entreprises transformatrices. Le groupe OMKA gère deux d'entre elles : Scodi et Pêche&Froid.

Grand Port a Conteneurs

Dès l'apparition des conteneurs sur les côtes africaines, au début des années 1970, le Port d'Abidjan qui se veut toujours à la pointe de la technologie, a été le tout premier sur la Côte Atlantique d’Afrique, à aménager des installations spécifiques pour l'accueil et le traitement de ce nouveau trafic spécialisé.

Très rapidement, le trafic conteneurs a connu une croissance régulière pour se situer aujourd’hui à 4.913 019 tonnes en 2002 pour 579 055 TEUs.

Le Terminal à conteneurs de Vridi offre à ses utilisateurs:
• 25 ha de terre-pleins entièrement pavés
• 3 portiques lourds
• Une grue mobile de quai
• 5 postes à quai d’une longueur de 960 m linéaires
• 2 immeubles d’exploitation
• 1 parc à conteneurs extérieur de 7 ha

15:26 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Esprit économique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

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