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18 août 2011

COTE D'IVOIRE : Transport terrestre: l’opération de renouvellement du parc-auto lancé

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifAbidjan – Les transporteurs terrestres de Côte d’Ivoire ont procédé mercredi à Abidjan, au lancement de l’opération de renouvellement du parc-automobile qui concerne près de 300.000 véhicules.

Ce sont 112 véhicules neufs d’un coût de quatre milliards FCFA qui ont été livrés au lancement du projet, sur une ligne de crédit de cinq milliards de francs octroyée par une banque commerciale, partenaire au projet.

Ce projet, bénéficiant du soutien de l’Etat de Côte d’Ivoire, va assurer la sécurité des usagers et fait suite à une série d’échanges avec les transporteurs pour identifier leurs besoins, a expliqué le directeur général de la banque commerciale, Coulibaly Daouda.

Le président de la coordination des gares routières, Touré Adama, initiateur du projet, a souligné pour sa part que cet acte répond aux insuffisances du milieu avant d’insister sur l’arrêt du racket afin de permettre aux transporteurs qui auront bénéficié du crédit, de pouvoir le rembourser.

Ce sont 200.000 véhicules vétustes qui sont sur les routes chaque jour. Près de 46% de la population vivent des activités liées au transport et trois millions de personnes sont transportées au quotidien.

COTE D'IVOIRE : Sûreté portuaire et maritime : Le port de San Pedro teste ses capacités opérationnelles

DRAPEAU CI.jpgport_SanPedro.jpgIl est 11 heures, ce vendredi 12 août. Tout est calme depuis l’esplanade de la capitainerie du port de San Pedro. Quand deux dockers tentent de voler des matériels stockés dans un bateau à quai. Surpris, les deux scélérats tentent de s’échapper. Une équipe pédestre et cynophile de gendarmes est appelée en renfort pour neutraliser les filous. Les soldats encerclent l’objet flottant. Les quidams sont cernés et se rendent. Pendant que l’équipe de gendarmerie conduit les scélérats à la capitainerie, cinq dockers qui étaient dans les environs s’y opposent. Ils tentent de libérer les dockers arrêtés des liens de la détention. Ce que refusent les gendarmes. Alors, les cinq dockers alertent l’ensemble de leurs camarades de la plate-forme. C’est l’é¬meute. Débordés, les gendarmes appellent du renfort de la brigade por¬tuaire. Entre-temps s’engagent des négociations qui échouent.
La gen¬darmerie passe à la manière forte. Des grenades lacrymogènes sont lancées pour disperser les manifestants devenus nombreux. Certains manifestants se blessent ou s’évanouissent. Dans cette atmosphère, un incendie se déclare à la capitainerie. Les sapeurs-pompiers et l’équipe médicale du port sont alertés. Ces derniers arrivent aussitôt. Les soldats du feu maîtrise l’incendie. Ils sortent les blessés et les victimes du sinistre. Certaines victimes sont traitées sur place quand d’autres sont évacuées par l’ambulancier vers l’infirmerie ou le Chr. Pendant ce temps, des clandestins profitent de la situation pour embarquer dans un vaste navire à quai. Dans une pirogue de fortune, 5 individus naviguent vers le bateau. Ils sont répérés par l’équipe de sécurité maritime. Pris en chasse, l’un des clandestins se jette à l’eau. Il est récupéré par un commando marin. Quand les 4 autres restés dans la pinasse sont contraints d’accoster après une course-poursuite. Arrêtés, ils sont conduits dans les geôles de la capitainerie sous les applaudissements du public venu prendre part à la cérémonie. La simulation prend ainsi fin. Selon Marcel Hilaire Lamizana, directeur général du port autonome de San Pedro, par ces actions, son institution vise à obtenir la certification du code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (code ISPS) qui est d’application obligatoire depuis le 1er juillet 2004 dans tous les ports du monde. Pour le lieutenant-colonel Ayra, directeur général adjoint des affaires maritimes et portuaires, les menaces auxquelles est confrontée l’industrie portuaire sont les vols de cargaison, le trafic de drogue et de stupéfiants, le trafic d’armes à feu, la pêche illicite, le terrorisme,…
Publié le mercredi 17 aot 2011 | Nord-Sud

11 août 2011

COTE D’IVOIRE : Appui à l`économie ivoirienne/ La Banque mondiale change tout

DRAPEAU CI.jpgCI 13.jpgPublié le jeudi 11 aot 2011 | Soir Info
Depuis mars 2011, la Banque mondiale a changé sa stratégie vis-à-vis de l`Afrique subsaharienne en général et de la Côte d`Ivoire en particulier. Dans l`ensemble, la nouvelle stratégie met en avant le partenariat entre les parties. Avec d`un côté la Banque mondiale mettant à disposition son assistance et de l`autre l`État africain libre de mener sa politique économique. « La Banque mondiale ne se substituera jamais à un gouvernement », a soutenu Emmanuel Noubissié Ngankam (Chargé principal des Opérations Côte d`Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Togo), récemment, dans le cadre de la présentation de cette stratégie au siège de ladite Banque à Abidjan. De fait, en ce qui concerne la Côte d`Ivoire, beaucoup de choses changent. Mme Yao Madeleine (Coordonnateur du Don de Gouvernance et de Développement institutionnel Côte d`Ivoire / Dgdi; conseiller spécial du ministre de l`Économie et des Finances, Charles Diby Koffi) a signifié à cette rencontre que les rapports entre la Côte d`Ivoire et la Banque mondiale ont évolué. On est passé d`un mode de financement direct des projets à un partenariat entre les deux entités en passant par une coopération dans un passé récent. Ce partenariat se veut efficient au bénéfice des populations parce qu`effectué avec des partenaires précis. Ainsi, par ordre d`importance suivent le gouvernement (premier pourvoyeur de fonds), la société civile, le secteur privé (un partenaire incontournable), les institutions internationales, etc. Selon le bailleur de fonds, avec la nouvelle stratégie, les différentes interventions financières à l`endroit de la Côte d`Ivoire se feront de façon harmonisée sous sa coupole. L`objectif est d`éviter qu`il n`y ait pas, pour le même projet, plus d`un financement d`origines diverses et sans contrôle. Emmanuel Noubissié Ngandam a précisé que «le financement n`est pas important» dans la nouvelle donne. «L`important pour la Banque mondiale, c`est l`utilisation des financements», a indiqué la Banque mondiale dont la stratégie est fondée sur la bonne gouvernance et les capacités du secteur privé. En suivant le programme macroéconomique du gouvernement, l`institution encadrera plusieurs secteurs d`activités en fonction de deux (2) piliers (compétitivité -emploi et vulnérabilité - résilience). Quatre (4) axes prioritaires sont identifiés depuis octobre 2010. Il s`agit du renforcement de la gouvernance et des institutions, de l`amélioration de la performance du secteur agricole, du renforcement du secteur privé et l`assainissement du climat d`investissement et de la renaissance des infrastructures et le rétablissement des services de base. « Il y a beaucoup à faire (...) Dans l`immédiat, nous allons aider les Ivoiriens à faire face aux besoins les plus urgents et leur redonner espoir car nous avons toujours fait le pari que ce pays, poumon de l`économie ouest-africaine, va redémarrer et servir à nouveau de locomotive sous régionale », fait savoir la Banque mondiale. Actuellement, l`institution financière travaille sur des opérations de plus grande envergure qui permettront d`appuyer durablement la Côte d`Ivoire. Les premiers appuis devraient intervenir à partir du mois prochain.

COTE D'IVOIRE: Budget de finances 2011/ Pour combler le gap de 360,5 milliards de FCFA, Koné Adama fait recours aux marchés monétaires et financiers

DRAPEAU CI.jpgCI 6.jpgPublié le jeudi 11 aot 2011 | L'intelligent d'Abidjan
A la faveur de la rentrée budgétaire 2011, tenue le 2 août 2011, à l’auditorium de la Caistab, il est ressorti un gap de 360,5 milliards de FCFA. La direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, à qui incombe la grande tâche de mobiliser les ressources, mise sur les marchés monétaires et financiers.

L’objectif assigné à la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, c’est de mobiliser 1689,4 milliards de FCFA, dont 360,5 de FCFA, constituant un gap à rechercher sur les marchés monétaires et financiers. Pour Adama Koné, directeur général de cette régie financière, c’est un pari jouable. Il compte sur le capital-confiance dont bénéficie son institution (DGTCP) vis-à-vis de ses partenaires. Et pour plus mériter cette confiance, et obtenir une réactivité des intervenants sur les marchés monétaires et financiers, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique s’est engagé à apurer les restes à payer aux fournisseurs et autres protestataires de service pour le compte de l’Etat. Sur les 182,8 milliards de FCFA que l’Etat reste devoir sur la période 2010, Adama Koné prévoit, pour la période 2011, d’apurer 144,9 milliards de FCFA, soit un taux de réduction de 80%. En plus de cela, l’Etat entend renégocier les échéances de paiement de certaines créances dues au titre de la dette extérieure. Objectif : faire en sorte que la trésorerie ne soit pas totalement absorbée. Toujours, dans la dynamique de crédibiliser la signature du Trésor ivoirien, l’Etat prévoit débloquer 81,5 milliards de FCFA en vue du paiement des créances pour le compte de certains bailleurs multilatéraux, bilatéraux, les souscriptions, contribution et commissions. Le directeur général Adama Koné, tient ainsi à réaliser les objectifs à lui assignés. Pour raison de crise, les régies financières ont revu leur objectif à la baisse, par rapport à celui de l’année 2010, quand bien même le budget de finances 2011 ait été porté à 3050,4 milliards de FCFA. La baisse des recettes s’explique en partie par le fait que le retour de l’administration douanière dans les ex-zones CNO n’est pas encore effectif, et surtout des mesures de soutien accordées aux entreprises ; à savoir le changement de régime d’imposition de certains contribuables précédemment soumis à l’impôt synthétique, la suspension du paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (vignette) et le transfert progressif du recouvrement de l’impôt à la Direction générale des impôts.

COTE D'IVOIRE: ACTUALITES ECONOMIQUES

DRAPEAU CI.jpgFCFA.jpgAtteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE, Ouattara et les institutions de Breton Woods en désaccord
Publié le jeudi 11 aot 2011 | Notre Voie

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, a fait l’annonce selon laquelle les institutions de Breton-Woods prévoient l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE pour la Côte d’Ivoire à juin-juillet 2012. Il a révélé que le chef de l'Etat a plaidé pour que le point d’achèvement soit fixé pour mars 2012, lors de son récent voyage aux Etats unis. Kablan Duncan a fait ces révélations, le jeudi 4 août dernier, à son cabinet, à Abidjan-Plateau, lors de la conférence de presse qu’il a animée. Ce, pour faire le bilan des visites de travail aux Etats-Unis, au Nigeria, du Premier ministre français, François Fillon, à Abidjan et des visites extérieures futures.
Le président Alassane Ouattara, a-t-il révélé, a plaidé pour le point d’achèvement PPTE pour mars 2012 en vue d’une croissance forte l’année prochaine. En réalité, le chef de l'Etat désire le point d’achèvement pour mars 2012 parce que la Côte d'Ivoire a un énorme besoin de finance pour sa politique économique et pour faire face aux besoins sociaux compte tenu de l’impact de la crise post-électorale. C’est donc pour plaider le dossier ivoirien que le président Ouattara, selon Kablan Duncan, effectuera un voyage à la fin de ce mois ou début septembre prochain, pour les assemblées annuelles des Institutions de Breton-Woods, aux Etats-unis. Le président Ouattara, a-t-il assuré, a exprimé un besoin de 25 milliards de dollars sur 5 ans devant les argentiers du monde. «Le président de la Banque mondiale a promis au moins 400 millions de dollars», a-t-il annoncé. Pour les grands chantiers ivoiriens, comme le 3ème pont de la Riviera, le barrage de Soubré, les autoroutes, la centrale thermique d’Azito, etc.,
la vice-présidente du Millénium challenge corporation (MCC), Mme Sheila Henling, a promis, a dit le ministre ivoirien des Affaires étrangères, 400 milliards FCFA (800 millions de dollars) à la Côte d’Ivoire en 2012, après le désir du président Ouattara de permettre à la Côte d’Ivoire d’accéder au MCC. Le MCC est un mécanisme américain d’aide bilatérale destinée à la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ayant accompli des progrès en matière de démocratie et de bonne gouvernance. Le président Ouattara, selon Kablan Dunkan, a plaidé pour la rééligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA où les Ivoiriens sont exclus depuis 2004.
La France, selon Kablan Duncan, a promis de lancer un contrat de désendettement-développement avec la Côte d’Ivoire, pour près de 1310 milliards FCFA (2 milliards d’euros). «La France annulera 665 milliards FCFA (un milliard d’euro) de la dette publique ivoirienne. Et elle décaissera 12 milliards FCFA pour la relance de l’activité des entreprises françaises sinistrées en 2004 et 2011», a-t-il ajouté.
Le ministre Kablan Dunkan a déclaré que la Côte d’Ivoire et le Nigeria vont renforcer l’axe Abidjan-Abuja. Et que les entreprises ivoiriennes iront investir au Nigeria et vice-versa. «Nous devons faire de la Cedeao, un ensemble fort au profit des populations», a-t-il précisé. Il a évoqué le renforcement de l’axe routier Abidjan-Lagos, l’interconnexion en gaz et en électricité. Le Nigeria a offert des hectares de terre pour construire la chancellerie ivoirienne et les résidences diplomatiques à Abuja.
Les visas diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et la France seront bientôt supprimés, à en croire Kablan Duncan. Le ministre d’Etat a dit que l’Etat compte mettre l’accent sur l’éco-diplomatie et l’environnement dans ses relations avec l’exté

DRAPEAU CI.jpgFCFA.jpgToumodi / Filière café-cacao, Les efforts des coopératives recompensés
Publié le jeudi 11 aot 2011 | Le Democrate

L'opérateur économique Touton Négoce Côte d’Ivoire , opérant dans la filière café -cacao, a fait des heureux au sein des coopératives du département de Toumodi au cours d'une cérémonie de remise de dons en matériels et en espèces.

C'était le mardi 09 août dernier à son siège où ont été conviés les coopératives des sept villages concernés, les autorités administratives et les populations. Une cérémonie pour présenter publiquement ces valeureuses coopératives qui malgré la crise ont participé activement à la production nationale; Et c'est pour cette raison toute particulière que le Directeur Général M. David Lefèbre, a félicité les coopérateurs pour leur courage et abnégation au travail et remercié les autorités pour leur soutien aux coopératives. Il a en outre indiqué que ces dons représentent un appui technique pour le développement de la filière qui a tant souffert pendant la crise. S'agissant de l'utilisation très délicate des insecticides, des produits phytosanitaires et d'atomiseurs, David Lefèbre a rassuré les coopératives qu'une équipe technique viendra les assister. C'est par une photo de famille qu’a pris fin la cérémonie.

DRAPEAU CI.jpgFCFA.jpgTransport, commerce, restauration … Ces pièces de monnaie qui fâchent
Publié le jeudi 11 aot 2011 | Nord-Sud

Souvent, les populations refusent les pièces de monnaie usées dans leurs transactions. Ces pièces jugées “trop lisses”, créent souvent des disputes entre acheteurs et vendeurs.

«Votre pièce de 100 Fcfa est trop lisse». Cette remarque qui m’a été faite par un chauffeur de wôrô-wôrô, et qu’on entend tous les jours, signifie simplement que la pièce ainsi mise en cause, n’a plus cours libératoire», témoigne Ipou K., enseignant dans un lycée de la place, rencontré à la gare des wôrô-wôrô de Cocody, ce jeudi 28 juillet. Selon lui, les deux hommes ont failli en venir aux mains tellement la discussion était houleuse. «Parce que j’ai précisé au chauffeur que ce n’ai pas moi qui fabrique ces pièces qu’il refuse de prendre et qu’il pouvait aller se plaindre ailleurs», explique-t-il. Toute chose, poursuit-il, qui a suffi pour faire sortir le conducteur de ses gonds. Comme c’est le cas, la monnaie est source de disputes fréquentes entre les ménages et les opérateurs économiques. Les commerçants, tout com¬me les clients, acceptent ou rejettent ces moyens de paiement selon leur acuité visuelle. Chacun apprécie la qualité ou non de la pièce remise. «Si j’estime qu’une pièce de monnaie est quasiment usée, je refuse de la prendre parce que ce n’est pas évident que je puisse me débarrasser de ladite monnaie après. Je préfère être donc prudente», fait remarquer Coulibaly Ténin, vendeuse de vivriers au marché d’Abo¬bo. Mais, dans tous les cas, les pièces jugées «trop lisses» sont systématiquement rejetées. Les écritures en bordure des pièces doivent être lisibles pour attester de la validité monétaire laquelle fait fi de ce que pourrait penser la banque émettrice, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Il faut alors aux commerçants et aux clients, d’autres négociations pour faire passer les pièces à problème. Une cigarette ou un café déjà consommés facilitent ces types de négociations ou au contraire, créent des disputes virulentes entre les deux parties. Dans bien des cas, elles en arrivent à l’annulation de la transaction. Mais la pièce de 250 Fcfa, lisse ou pas, subie un sort particulier. Elle peine aujourd’hui à retrouver la confiance des utilisateurs dans les opérations quotidiennes. Selon une rumeur persistante, elle n’aurait plus de valeur. La Banque centrale a beau publier un communiqué pour démentir ces rumeurs. Elle n’obtient toutefois pas de résultats probants. Et pour cause, le refus de la pièce de 250 Fcfa a, semble-t-il, la peau dure. Estelle K., ménagère, a réagi ainsi face à une pièce de 250 Fcfa : «je ne peux pas prendre cette pièce ; quand on l’amène au marché, les commerçantes l’acceptent difficilement». Paradoxalement, ce sont les monnaies mal aimées qui occupent royalement l’espace et circulent beaucoup plus que les autres ; chaque détenteur voulant s’en débarrasser au plus vite dès qu’elles arrivent dans ses mains. Dans tous les cas, les autorités de la banque centrale indiquent qu’il n’y a pas d’opérations de démonétisation en vue, même si cela reste lié à la volonté des autorités politiques de l’espace Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). Par conséquent, les pièces existantes (5 Fcfa, 10 Fcfa, 25 Fcfa, 50 Fcfa, 100 Fcfa, 200 Fcfa, 250 Fcfa, 500 Fcfa) lisses ou rares, continueront de circuler. Dans la capitale économique, il est difficile de retrouver la pièce de 5 Fcfa. Les clients reçoivent à coup sûr des bonbons en lieu et place de cette monnaie. Les pièces de monnaie étant en alliage de métaux relativement rares, certains bijoutiers n’hésitent pas à les fondre pour en faire des bracelets, des bagues ou d’autres parures. Les billets de banque ne sont pas épargnés par cette subite vigilance apparue ces dernières années, mais posent moins de problèmes. Les populations rechignent à utiliser les autres signes monétaires mis à leur disposition. Mais, le problème de pièces de monnaie ne serait pas propre à la Côte d’Ivoire étant donné qu’il est lié au comportement des populations.

DRAPEAU CI.jpgFCFA.jpgLa Bceao attend les monnaies “mutilées”
Publié le jeudi 11 aot 2011 | Nord-Sud

La monnaie est un moyen de paiement qui a cours légal. Ce qui signifie qu’en principe un ménage ne peut pas refuser de la recevoir en règlement d’une dette libellée dans la même unité monétaire. De plus, le créancier doit accepter lesdits moyens de paiement pour leur valeur nominale. Ce principe est totalement violé à partir du moment où aucun agent économique ne veut être le dernier porteur ou détenteur d’une pièce de monnaie ou d’un billet de banque dégradé ou «mutilé». Face à ce constat, la Banque centrale rassure en rappelant que les clients ont la possibilité de venir échanger les pièces ou les billets usés à ses guichets. «Si les billets émis sont dégradés jusqu’à un certain niveau, les ménages peuvent se rendre aux guichets de la banque centrale pour faire l’échange. Mais à condition que ces coupures ne soient pas endommagées aux 2/3. On doit pouvoir retrouver, par exemple, les numéros. Nous reprenons également les pièces de monnaie abîmées», fait remarquer une source proche de la banque des banques. Selon elle, il est cependant rare de voir des clients venir échanger des pièces de monnaie. «Vous n’êtes pas sûr de voir quelqu’un venir à la banque émettrice pour échanger une pièce de 200 Fcfa. Parce qu’en prenant en compte le coût du transport, le détenteur de la pièce préfère s’abstenir», soutient-elle. Par ailleurs, con¬cernant la rareté de certaines pièces de monnaie, déplore notre interlocuteur, de nombreux ménages ont tendance à thésauriser ces moyens de paiement. Pourtant la monnaie est faite pour circuler. Cependant, la Bceao réserve un traitement spécifique à certains groupes sensibles. C’est le cas des pharmacies, de quelques compagnies d’assurances qui peuvent saisir directement les services de la banque émettrice pour des besoins de monnaie en cas de difficultés particulières.

DRAPEAU CI.jpgFCFA.jpgAbidjan / Retour de l’ICCO, Le gouvernement souhaite un délai bref
Publié le jeudi 11 aot 2011 | L'intelligent d'Abidjan

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan, le ministre de l’Agriculture Coulibaly Sangafowa et le ministre du Commerce Dagobert Banzio ont eu le mardi 9 août 2011, au 15ème étage de l’immeuble CAISTAB, une séance de travail avec le directeur exécutif de l’ICCO (International Cocoa Organisation), Anga Jean Marc. Pour le ministre d’Etat, le retour de l’ICCO à son siège d’Abidjan est une volonté très claire du Président de la République. Kablan Duncan a souhaité que tous les problèmes soient balayés et résolus dans les meilleurs délais. «Il faut que la Côte d’Ivoire redevienne la locomotive de la sous-région », a-t-il indiqué. Il en veut pour preuve, la récente visite du Président Alassane Ouattara au Nigeria, dont l’enjeu est de consolider l’axe Yamoussoukro-Abuja, pour les deux pays forts de la CEDEAO. «Le gouvernement veut que toutes les institutions qui avaient été délocalisées reviennent à Abidjan », a-t-il ajouté. Et de faire savoir que le conseil de l’ICCO va statuer sur le retour du siège à Abidjan lors de la session de Septembre.

Retour de la Douane dans les ex-zones CNO, Dosso Moussa pose des préalables
Publié le jeudi 11 aot 2011 | L'intelligent d'Abidjan

Le vendredi 5 août 2011, au Ran Hôtel de Bouaké, lors de la cérémonie de rétrocession des mairies des zones ex-Cno, le ministre Dosso, chargé de l’Economie et des Finances des Forces nouvelles, a posé comme préalables, pour le retour de l’administration douanière, le règlement des problèmes des militaires. «Il faut que le problème des militaires soit réglé. Parce que, si on n’a pas les solutions aux questions militaires, il sera vraiment difficile d’installer les douanes. Une fois que toutes ces questions auront trouvé une solution, je vous rassure que la centrale sera supprimée. Le secrétariat national de l’Economie et des Finances des Forces nouvelles (SNEF) sera supprimé. C’est vraiment important qu’on s’engage tous», a plaidé le ministre.

COTE D'IVOIRE : RELANCE ECONOMIQUE DIFFICILE, MAIS L'ESPOIR EST PERMIS

DRAPEAU CI.jpgAFP.gifABIDJAN — De l'asphyxie aux pillages, l'économie ivoirienne peine à se remettre de plusieurs mois d'une crise politico-militaire sans précédent, mais l'espoir est permis pour le premier producteur mondial de cacao avec une sécurité améliorée et le retour de l'aide extérieure. "On découvre tous les jours des pertes", déclare à l'AFP Jean-Louis Billon, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire (CCI).

Pour lui, "on doit rebâtir une économie" à l'issue de la crise née de la présidentielle de novembre 2010 et close avec l'arrestation de l'ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril.
Sanctions européennes pour étrangler le régime déchu, embargo sur les ports, effondrement du système bancaire: la première économie d'Afrique de l'Ouest francophone a payé le prix fort.
Inscrite dans le nouveau budget, la prévision de récession (-6,3%) résume l'ampleur du défi pour le nouveau président Alassane Ouattara, ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI).
Les deux semaines de guerre, fin mars-début avril, ont été le coup de grâce.

A l'arrêt de l'activité se sont ajoutés, durant et après les combats, des pillages gigantesques qui n'ont épargné personne, petits commerçants, PME ou multinationales.
Première entreprise privée du pays, le géant agro-industriel Sifca, dirigé par M. Billon, a subi "20 milliards de francs CFA de pertes" (30 M EUR), en raison des pillages et de la perte d'exploitation, précise-t-il.
Selon une estimation provisoire de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI), les pertes globales atteindraient "entre 600 et 1.000 milliards de francs CFA" (entre 900 M EUR et 1,5 md EUR).

Hôtellerie, industrie, transport: le choc a été rude. Et les difficultés persistantes de communication témoignent des dégâts subis par les opérateurs de téléphonie mobile. Les pertes font actuellement l'objet de discussions serrées entre professionnels et gouvernement, en vue d'indemnisations par l'Etat.

Allègements fiscaux et reprise du remboursement de la dette intérieure (autour de 300 milliards de francs CFA, 450 M EUR) sont aussi à l'ordre du jour.
Les entreprises mettent surtout en avant le besoin de sécurité, alors que le maintien de l'ordre est confié aux Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, qui se sont livrées à des pillages massifs.
"Tant qu'on aura des hommes en armes dans les rues, il n'y aura pas de réelle reprise", avertit un entrepreneur du secteur de l'ameublement.

Mais du ménage a été fait, et le racket sur les barrages anarchiques a été endigué à Abidjan. Dans l'intérieur du pays cependant, les FRCI ponctionnent encore lourdement le transport de marchandises.
Toutefois, résume Lakoun Ouattara, directeur général de la CGECI, "la plupart des fondamentaux sont quand même encore là": les banques se sont remises en marche, comme les deux ports (Abidjan et San Pedro, dans le sud-ouest) par où transite le cacao, dont l'exportation a repris dès le 10 mai.

Et le nouveau pouvoir, estimant ses besoins entre 15 à 20 milliards d'euros pour les prochaines années, sait pouvoir compter sur le retour de l'aide internationale, de la France au FMI, qui doit reprendre ses décaissements en juillet.

Déjà, de premiers signes de reprise apparaissent. "Ca commence à frétiller dans le secteur des services ou des mines", relève une source proche des milieux économiques. Un opérateur français constate "une vraie volonté d'investissement".

Si la stabilité politique se confirme après une décennie de tourmente et que l'univers des affaires est assaini, assure Lakoun Ouattara, le pays du "miracle" économique des années 1960-1970 pourrait même aller au-delà de ses "espérances".

10 août 2011

COTE D'IVOIRE: ACTUALITES ECONOMIQUES

DRAPEAU CI.jpgDirection générale des Impôts / Prospectives 2011-2015 - Cap sur la modernisation de l’administration

La Direction générale des Impôts a organisé le 9 Août 2011, un séminaire sur la mise en œuvre du document « Réflexion Prospectives DGI 2011-2015 ». C’était à l’hôtel Novotel Abidjan-Plateau. Pour Abinan Kouakou Pascal, Directeur général de cette régie financière, l’objectif de cette séance de travail, hors des bureaux, répond au souci de voir l’administration qu’il dirige, être l’une des «plus performantes du monde». «La modernisation de notre administration fiscale obéit à l’évolution de notre environnement mondial et plus particulièrement sous-régional et elle intègre notre ouverture vers les usagers, contribuables désormais appelés clients», a fait savoir le directeur général. De fait, le but de cette réflexion est «de créer les conditions d’un outil fiscal à la pointe du progrès afin de le rendre plus cohérent, plus réactif, et plus percutant». C’est pourquoi, les séminaristes auront à plancher sur quatre axes stratégiques pour faire aboutir le plan de modernisation. A savoir, une administration modernisée, une administration orientée clients, des ressources humaines maîtrisées et valorisées, une économie relancée et soutenue par une transition fiscale réussie. Au finish, à partir de la méthode GAR (Gestion Axée sur le Résultat) retenue pour assurer la mise en œuvre du plan d’action opérationnel, la direction générale devra être plus efficace dans ses actions et optimiser davantage les recettes fiscales. Et ce, en conformité avec le programme de gouvernement ‘’Vivre Ensemble’’. « A l’évidence, il est clair que notre démarche est en parfaite symbiose avec les choix retenus par les autorités politiques dans le cadre de la gestion des administrations et fait de la DGI l’un des précurseurs de la modernisation de l’administration ivoirienne », a fait savoir le Directeur général. Avant de déclarer ouvert le séminaire.

DRAPEAU CI.jpgMarcel zadi.jpgLe président du CES visite la Chambre de commerce et d`industrie

Une délégation du Conseil économique et social (CES) conduite par son président, Marcel Zadi Kessy, a visité mardi la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), en vue de mieux connaître cet outil privilégié d’amélioration du secteur économique.

Selon M. Zadi Kessy, la visite s'inscrit dans le cadre des visites qu’il entreprend dans certaines structures de l’Etat depuis sa prise de fonction à la tête de l’institution, pour les connaître et avoir avec elles une vision commune, afin d’apporter les conseils et suggestions avisés aux dirigeants dans leur volonté de relever le défi du développement de la Côte d’Ivoire.

Un film institutionnel a été projeté pour permettre à la délégation du CES de mieux comprendre l’action, les missions et les attributions de la Chambre de commerce et d’industrie.


20:59 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Côte d'Ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COTE D'IVOIRE : Production et distribution de la viande et de la volaille : des opérateurs économiques français à Abidjan

DRAPEAU CI.jpgCI 21.jpgUne délégation du groupe français Beauvallet conduite par son président directeur général, Bernard Leguille, a été reçue mardi, par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani. Accompagné par Laurent Bra, DG de Dalagri, M. Leguille a échangé avec le ministre sur la création d’une filiale de droit ivoirien du groupe Beauvallet et la mise en conformité avec les lois et règlements du pays. Le groupe français, faut-il le souligner, est spécialisé dans le commerce traditionnel de l’abattage de bœufs, veaux, agneaux limousins et porcs. Il est connu sur le marché international pour la production et la distribution de viande et de volaille. Ce groupe qui a manifesté son intention de s’implanter en Côte d’Ivoire est également spécialisé dans la restauration des produits élaborés prêts pour la consommation. Les hôtes du ministre des Ressources animales et halieutiques veulent faire de notre pays un pole pour étendre leurs activités dans la sous région. M. Adjoumani s’est félicité de l’intérêt que ce groupe présente en matière de création d’emplois.


Renouvellement du partenariat franco-ivoirien: Jean-Louis Billon sollicite l'implication de l'Etat

A l’issue des travaux du Forum économique des entreprises françaises et ivoiriennes, tenus récemment à la CRRAE-UMOA, Jean-Louis Billon, président de la CCI-CI (chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire) a présenté la synthèse des pistes de réflexion recommandées par ledit forum.«Des communications ont été faites par nos partenaires français, un certain nombre de recommandations pour l’accélération de leurs investissements ont particulièrement retenu notre attention », a indiqué Jean-Louis Billon, Président de la CCI-CI.

Il s’agit selon lui, de la formation managériale et le renforcement des capacités des cadres de l’administration, le financement de l’économie ivoirienne dans les secteurs structurants, l’approche par filière intégrée créatrice de valeur ajoutée dans l’agro-industrie, la mise en place d’un cadre législatif favorable au partenariat public/privé pour le développement des infrastructures. Pour le président de la CCI-CI, cette nouvelle dynamique ne connaîtra son essor que, par l’implication de l’Etat de Côte d’Ivoire. « Le renforcement de l’Etat de droit avec un accent mis sur le cadre constitutionnel favorable à l’entreprise privée à rassurer les investisseurs. Nous avons bien compris que nos partenaires français ont pris acte de cette nouvelle dynamique impulsée par les communautés d’affaires ivoiriennes soutenues par les pouvoirs publics ivoiriens », a-t-ilnoté.

Pour ce faire, Il faut un partenariat commercial renouvelé qui doit se traduire par la mise à niveau des entreprises ivoiriennes, leur multiplication, ainsi que leur intégration dans les réseaux de production locaux et internationaux. A en croire Jean-Louis Billon, ce partenariat renforcé, consiste à créer, innover et développer la recherche, la coopération scientifique et technique dans les entreprises. Aussi, recommande-t-il, un partenariat financier qui va répondre de manière efficace aux besoins.

RENOUVELLEMENT DU PARTENARIAT FRANCO-IVOIRIEN

DRAPEAU CI.jpgdrapeau francais.jpgcote divoire 2.pngA l’issue des travaux du Forum économique des entreprises françaises et ivoiriennes, tenus récemment à la CRRAE-UMOA, Jean-Louis Billon, président de la CCI-CI (chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire) a présenté la synthèse des pistes de réflexion recommandées par ledit forum.«Des communications ont été faites par nos partenaires français, un certain nombre de recommandations pour l’accélération de leurs investissements ont particulièrement retenu notre attention », a indiqué Jean-Louis Billon, Président de la CCI-CI.

Il s’agit selon lui, de la formation managériale et le renforcement des capacités des cadres de l’administration, le financement de l’économie ivoirienne dans les secteurs structurants, l’approche par filière intégrée créatrice de valeur ajoutée dans l’agro-industrie, la mise en place d’un cadre législatif favorable au partenariat public/privé pour le développement des infrastructures. Pour le président de la CCI-CI, cette nouvelle dynamique ne connaîtra son essor que, par l’implication de l’Etat de Côte d’Ivoire. « Le renforcement de l’Etat de droit avec un accent mis sur le cadre constitutionnel favorable à l’entreprise privée à rassurer les investisseurs. Nous avons bien compris que nos partenaires français ont pris acte de cette nouvelle dynamique impulsée par les communautés d’affaires ivoiriennes soutenues par les pouvoirs publics ivoiriens », a-t-ilnoté.

Pour ce faire, Il faut un partenariat commercial renouvelé qui doit se traduire par la mise à niveau des entreprises ivoiriennes, leur multiplication, ainsi que leur intégration dans les réseaux de production locaux et internationaux. A en croire Jean-Louis Billon, ce partenariat renforcé, consiste à créer, innover et développer la recherche, la coopération scientifique et technique dans les entreprises. Aussi, recommande-t-il, un partenariat financier qui va répondre de manière efficace aux besoins

REFLEXION SUR LA CORRUPTION EN COTE D’IVOIRE

DRAPEAU CI.jpgCI 14.jpgPourquoi la corruption est-elle devenue un fléau en Côte d’Ivoire?

La corruption est un phénomène qui existe dans le monde entier, mais quand elle dépasse un certain seuil, cela se ressent tant sur le bien-être que sur le développement d’un pays au point de stopper son essor. Il est vrai que la Côte d’Ivoire est parmi les plus mal classés par le rapport de Transparency International en matière de corruption mais aussi en matière de compétitivité (World Economic Forum). On retrouve, par exemple, la ville d’Abidjan parmi les plus chères au monde, de même que le secteur du transport.
Cela résulte des conséquences de la corruption dans le pays, au détriment du bien-être général et du développement de la Côte d’Ivoire. Et, c’est pour cela que ce fléau doit être combattu. Il n’est que de voir les études ci-après de Transparency International pour s’en convaincre.
Alors bien sûr, iI y a plusieurs raisons à l’avènement et à la prospérité de ce fléau chez nous, en Côte d’Ivoire.
D’abord, on constate que durant les troubles sociopolitiques de la fin des années 1990 jusqu’à la crise post-électorale, l’Etat était absent sur l’ensemble du territoire ; donc pas de contrôle par l’autorité, des écarts, des dysfonctionnements, des abus de pouvoir, des rackets, ou actes nocifs qui contribuent à la corruption. Aucune sanction n’est de ce fait jamais intervenue pour servir d’exemple et empêcher certains de commettre des actes répréhensibles.
Ensuite, depuis toutes ces années, la population ivoirienne a indûment intégré le fait que l’Administration, « loin de signifier le service des droits des citoyens en écho à leurs devoirs, est d’abord perçue comme le moyen le moins risqué pour s’enrichir rapidement ». Dans ces conditions, il est évident que, dans l’esprit du citoyen, la normalité, c’est la corruption !
Il y a aussi le fait que sous nos cieux, ceux des pays en voie de développement ou des pays pauvres en général, l’Administration souffre de lourdeurs et de dysfonctionnements qui nous rendent particulièrement vulnérables à la corruption.
Viennent enfin la pauvreté et les difficultés liées au sous-développement. La corruption est ainsi le fait de l’impossibilité, pour certains, de subvenir à leurs besoins élémentaires.

Que faudrait-il faire pour l’éradiquer ?

La première décision est de redéployer l’ensemble des services de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. Mais, cette opération est en cours et depuis deux mois, on constate une nette amélioration, notamment au niveau des barrages routiers et du racket qui s’y déroulait.
Ensuite, il faudrait des exemples de sanctions. Là aussi, des décisions ont été prises, notamment celles d’effectuer des audits dans nombre de sociétés parapubliques. Je pense que c’est un signe important des nouvelles orientations du gouvernement. Nous avons besoin de plus de transparence, de l’obligation de rendre des comptes et d’un système méritocratique basé sur l’amélioration de la gestion des ressources humaines. Vous savez, les Ivoiriens ne sont pas aveugles. On se connaît en Côte d’Ivoire et on voit très vite des personnes qui ont en charge la gestion de la chose publique avec un train de vie en fort décalage avec les revenus qu’ils sont censés avoir dans leur fonction ! Il faudrait donc des exemples. Autant de paramètres qui, une fois mis en œuvre, permettent un contrôle rapide et efficace.
Il serait bon également que l’Etat accepte d’intervenir de façon simplifiée et rationnelle dans l’activité du monde économique. Cela réduirait réellement les opportunités de corruption. Mais pour cela, l’Etat devrait disposer d’une stratégie opérationnelle.
La baisse de la corruption doit aussi s’appuyer sur le processus de développement. C’est évident. Comme je le disais précédemment, un citoyen dont la situation matérielle et financière stagne ou qui n’a pas d’espoir de la voir s’améliorer, est un corrompu/corrupteur en puissance. Une vraie politique de développement, alliée à une stratégie de lutte anti-corruption et une gestion rationnelle des ressources humaines et financières de l’Administration, peut nous faire espérer une amélioration de la situation.
Il est un dernier point que j’évoquerais, c’est celui d’ordre politique. Nul n’ignore que toute réforme en la matière se heurtera aux intérêts des bénéficiaires de la corruption dont les politiques sont souvent les principaux acteurs. Il faudrait qu’eux aussi acceptent de jouer le jeu sans que cela fragilise l’équilibre politique, déjà très précaire dans nos jeunes démocraties. Chez nous, ce paramètre ne semble pas interpeller les hommes. Cela devrait pourtant être appliqué de sorte qu’au moment du renouvellement d’équipes, on ne pense pas que son tour est arrivé. Arrêtons enfin ce cercle vicieux de mal gouvernance !

Pensez-vous que le nouveau régime d’Alassane Ouattara pourra relever ce défi et pourquoi ?

Il n’est pas question de savoir si le nouveau pouvoir en place pourra relever ce défi. Il doit le relever, car comme vous le disiez en début d’interview, la corruption est aujourd’hui un fléau ! C’est une obligation pour la nouvelle Administration, sinon les conséquences risquent d’être tout aussi dramatiques que ces quelques dix années de crise. Je le redis, quand vous voyez une poignée de personnes, censées montrer l’exemple, qui, une fois nommées, au plus haut niveau de l’Administration, démontrent un train de vie exorbitant, au détriment de l’équipement de leurs propres collaborateurs, du bien-être des Ivoiriens, du développement de la nation, d’un service public digne de ce nom, il y a lieu de réagir fermement.
D’ailleurs, je suis intimement convaincu que les associations issues de la société civile et les médias peuvent jouer un rôle aux côtés des pouvoirs publics, ne serait-ce qu’en dénonçant systématiquement la corruption, en faisant office de « veille », en faisant pression sur le gouvernement et en contrôlant ses actions. C’est ce qui se passe dans toutes les grandes démocraties. Il y a quelques années, un ministre suédois a dû démissionner de ses fonctions parce que les médias avaient révélé que durant une mission à l’étranger, il s’était acheté des friandises pour moins de 100 euros sur le montant de ses perdiems. Il est resté 12 ans hors du débat politique à cause de cet épisode malheureux !
Je voudrais également rappeler que le secteur privé, contrairement à ce que les pouvoirs publics ont pensé jusqu’à présent, peut être d’une aide réelle et importante dans la lutte contre la corruption.
Nous ne cessons de répéter que le secteur privé, dans un environnement de plus en plus structuré et non-hostile, où les institutions seront fortes et arbitreront véritablement le jeu de la concurrence, ne peut qu’être utile à l’Administration.

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05 août 2011

COTE D'IVOIRE RELANCE ECONOMIQUE : Bientôt des tribunaux de commerce pour redonner confiance aux investisseurs

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifGrand-Bassam, Un atelier s’est ouvert mercredi à Grand-Bassam, pour valider un projet de texte relatif au cadre juridique des tribunaux de commerce qui verront bientôt le jour pour redonner la confiance aux investisseurs en vue de la relance de l’économie ivoirienne.

Organisé par le ministère d’Etat, ministère de la Justice, en collaboration avec l’Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire (APEX-CI), cet atelier, a expliqué à l’ouverture des travaux le président du comité scientifique, Brou Kouakou, a pour objet de proposer des projets de textes visant à l’assainissement de l’environnement judiciaire et celui du monde des affaires, au moment où les nouvelles autorités ivoiriennes s’attellent à la relance de l’économie de la Côte d’Ivoire décapitée par une dizaine d’années de crise politico-militaire.

"La réconciliation nationale et la cohésion sociale ne peuvent être assurées si notre justice n’est pas fiable et si le milieu des affaires n’inspire pas confiance", a indiqué, dans son exposé de motifs de la rencontre de Grand-Bassam, M. Brou Kouakou.

Rassemblant les membres de la grande famille judiciaire et ceux du monde des affaires, l’atelier financé par la Banque mondiale, va, durant trois jours, examiner et valider des projets de textes relatifs à la création de ces tribunaux de commerce et au renforcement des capacités des juges de la Cour de cassation, du Conseil d’Etat et de la Cour des comptes de régler avec célérité et efficacité les litiges dans le milieu des affaires, a-t-on ajouté.

Pour le directeur de Cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Fodjo Kadjo Abo, la création de ces juridictions s’impose d’autant plus que la Côte d’Ivoire appartient à des communautés d’Etats qui ont fait de l’harmonisation des législations une grande préoccupation.

11:39 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Côte d'Ivoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |