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31 octobre 2012

Semaine mondiale de l'entrepreneuriat

innovation 2.jpgsemaine mondiale de l'entrepreneuriat.pngSemaine mondiale de l'entrepreneuriat (SME) est une initiative internationale qui introduit l'esprit d'entreprise auprès des jeunes sur six continents. GEW a émergé en 2008 à la suite de l'entreprise au Royaume-Uni et Etats-Unis Entrepreneurship Week 2007.
Depuis sa création, plus de 10 millions de personnes de 102 pays ont participé à des activités liées à l'esprit d'entreprise au cours de la semaine.
Cet événement annuel se déroule sur l'espace d'une semaine et comprend la participation d'experts d'entreprise, des décideurs, des praticiens de l'éducation et des politiciens
La GEW a pour but d'exposer les gens aux avantages de l'entrepreneuriat à travers différentes activités et à les inciter à explorer leurs propres idées entrepreneuriales
Fondateurs

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19 octobre 2012

Le tramway à Abidjan : Mythe ou réalité

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Bonne nouvelle pour les Abidjanais. Dans les projets immédiats du district, il est prévu pour bientôt la mise sur rail du tramway. L’information, maintes fois donnée par certains responsables politiques, semble prendre forme cette fois-ci. Hier, à l’occasion de la 2ème session du Conseil du district d’Abidjan, le gouverneur Beugré Mambé a clamé haut et fort qu’il s’agit d’un des projets à court terme visant à mettre fin à la souffrance des 6 millions d’Abidjanais dont 4 millions se déplacent chaque jour. «Moins de 20% de ces 4 millions utilisent le transport collectif avec beaucoup de difficultés. Nous ne pouvons pas rester indifférents», a affirmé le gouverneur. En outre, dira le premier responsable du district, une société de transport lagunaire sera mise en place pour exploiter le plan d’eau lagunaire. Et de poursuivre qu’à la fin de l’année, l’opération ‘’Abidjan ville lumière’’ sera rééditée avec son extension à plusieurs quartiers de la capitale économique. Au dire de Beugré Mambé, en 2013, le budget va connaître une hausse pour le bonheur des populations. En effet, de 46 milliards cette année, il passera à 51 milliards, soit une hausse de 10%. «Tout ceci grâce à un recouvrement exceptionnel», a-t-il indiqué. C’est pourquoi, le gouverneur a souhaité que les conseillers s’unissent pour atteindre ces différents objectifs.

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COTE D'IVOIRE : Air France veut accompagner la relance de l’économie ivoirienne

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Publié le jeudi 18 octobre 2012 | AIP
Abidjan – La compagnie aérienne Air France annonce une « reprise forte » de ses activités en Côte d’Ivoire, marquée par l’amélioration quantitative et qualitative de ses produits en vol et au sol, en vue d’accompagner notamment la relance de l’économie ivoirienne.

Au cours d’une conférence de presse organisée jeudi à l’hôtel Pullman (Abidjan, Plateau), le directeur général régional d’Air France, Francis Richard, situant les objectifs et ambitions de la compagnie pour 2012, a indiqué que cette année devrait répondre à l’espoir et aux objectifs élevés escomptés.

« Les clignotants sont au vert et 2012 répond à nos attentes qui consistent à accompagner la reprise », a affirmé Francis Richard qui dit tenir compte de la reprise forte de l’économie ivoirienne.

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Activités liées à la ferraille : un nouveau site pour accueillir les ferrailleurs d`Abidjan

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Quatorze ans que le projet a été initié ! Le nouveau site pour la réinstallation des ferrailleurs a été visité et la première tranche de la somme demandée par les populations d’Anokoua-Kouté (village Ebrié, disposant d’un droit coutumier sur le terrain) a été payée par l’Etat. C’était le lundi 15 octobre dernier au cours d’une cérémonie solennelle. Le Ministre Sidiki KONATE Ministre de l’Artisanat et de la Promotion des PME avait à ses côtés, son collègue de la Construction de l’Assainissement et de l’Urbanisme le Ministre Mamadou SANOGO. Quatre-vingt hectares de terrain qui seront aménagés pour installer près de cent mille ferrailleurs, mécaniciens, vulcanisateurs, vendeurs de véhicules. Bref, tous ceux qui travaillent dans la branche d’activité métaux et Mécanique. Rappel : les métiers de l’artisanat se retrouvent dans les huit (8) branches d’activités : bois, bâtiment, métaux-mécanique, textile-habillement-cuirs et peaux, alimentation et services, électronique et froid, hygiène et soins corporels, artisanat d’art.

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18 octobre 2012

Félix Houphouët-Boigny : Hommage à un bâtisseur

innovation 2.jpgboigny 2.jpgEn ce jour du 18 Octobre 2012, date anniversaire de la naissance de Félix Houphouët-Boigny, il nous semble opportun de rendre hommage au premier président de la Côte d’Ivoire, ce grand bâtisseur ; ce « constructeur de nation ».

En effet, Félix Houphouët-Boigny est né le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) selon la biographie officielle - mort le7 décembre 1993,

Surnommé « le sage » ou même « Nanan Boigny » ou « Nanan Houphouet » ou encore « le Vieux », est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Partisan de la paix, il parvient à développer économiquement la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur agricole, faisant de son pays un îlot de prospérité dans un continent miné par la pauvreté ; on parle alors de « miracle ivoirien ».

S’appuyant sur les réseaux d'influence français en Afrique de Jacques Foccart, proche du général de Gaulle, qu'il connaissait personnellement, il mène une politique qui se traduit par un soutien inconditionnel et mutuel des deux pays, permettant à la France de garder, entre les influences des États-Unis et de l'Union soviétique, le contrôle de son « pré carré » pendant la Guerre froide.

En échange, Félix Houphouët-Boigny, se taille une place toute particulière sur la scène africaine, notamment en Afrique francophone et dans le Golfe de Guinée où son influence fut grande.

boigny jeune.jpgOrigines et éducation

Originaire de la tribu animiste des Akouès, il est le fils de Houphouët qui lui donne à l’origine comme prénom Dia, qui signifie, dans la langue Baoulé, prophète ou magicien. Le nom de son père provient du baoulé ufué. Ce nom est donné aux enfants nés aux abords d'un village ou dans une famille où plusieurs enfants sont morts successivement avant sa naissance.
De son nom d'origine Dia Houphouët, il y ajouta le nom Boigny signifiant le bélier en baoulé.

Dia Houphouët-Boigny est le petit-neveu de la reine Yamousso et du chef du village, Kouassi N'Go. Lorsque ce dernier est assassiné en 1910, le jeune Dia est appelé à lui succéder à la tête de la chefferie. Mais, en raison de son jeune âge, son beau-père Gbro Diby (son père étant déjà mort) devient régent.

Compte tenu de son rang, l’administration coloniale décide de l’envoyer à l’école du poste militaire de Bonzi situé près du village puis, en 1915, à l’école primaire supérieure de Bingerville, ce malgré les réticences de sa famille.
Cette même année à Bingerville, il se convertit au christianisme, considérant cette religion comme le signe de la modernité et un obstacle à l'islamisation ; il se fait baptiser Félix.

Brillant élève, il intègre, en 1919, l’École normale William Ponty où il obtient son diplôme d’instituteur et enchaîne, en 1921, avec l’École de médecine de l'AOF dont il sort major en 1925.

Un homme engagé

Le 26 octobre 1925, Houphouët débute sa carrière en tant que médecin-auxiliaire à l’hôpital d’Abidjan où il fonde une « Amicale » regroupant le personnel médical indigène.
L’entreprise tourne court ; l’administration coloniale voit d’un très mauvais œil cette association qu’elle assimile à une formation syndicale et décide de le muter, le 27 avril 1927, au service de Guiglo où les conditions sanitaires sont particulièrement éprouvantes.

Toutefois, faisant preuve de véritables aptitudes professionnelles, il est promu à Abengourou, le 17 septembre 1929, à un poste réservé, jusque là, aux européens.

À Abengourou, Houphouët est confronté aux injustices dont sont victimes les cultivateurs de cacao indigènes exploités par les colons. Décidé à agir, il prend la tête, en 1932, d’un mouvement de planteurs africains hostile aux grands propriétaires blancs et à la politique économique du colonisateur qui les favorisent.
Le 22 décembre, il rédige, sous un pseudonyme, un article engagé « On nous a trop volés » qui paraît dans un éditorial socialiste publié en Côte d’Ivoire, le « Trait d’union ».

L’année suivante, Houphouët est appelé par sa tribu à prendre ses fonctions de chef de village mais, préférant poursuivre sa carrière, il se désiste en faveur de son frère cadet Augustin. Cependant, afin de se rapprocher de son village, il obtient sa mutation à Dimbokro le 3 février 1934 puis à Toumodi le 28 juin 1936.
Si jusque là, Houphouët a fait preuve de réelles qualités professionnelles, son attitude déplaît ; en septembre 1938, son chef de service lui demande de choisir entre son poste de médecin et son engagement dans la politique locale. Le choix sera vite fait puisqu'en 1939, son frère décède et il lui succède à la tête de la chefferie.

Un chef de canton et un leader syndical

En devenant chef, Houphouët devient l'administrateur du canton d’Akouè, représentant trente-six villages.
Il reprend également en charge la plantation familiale qui est alors l'une des plus importantes du pays, et parvient à la développer en diversifiant les cultures de caoutchouc, de cacao et de café; il devient ainsi un des plus riches planteurs africains.

Le 3 septembre 19447, il fonde, en accord avec l’administration coloniale, le Syndicat agricole africain (SAA) dont il devient le président. Regroupant les planteurs africains mécontents de leur sort, le SAA, anticolonialiste et antiraciste, revendique de meilleures conditions de travail, une hausse des salaires et l’abolition du travail forcé. Ce syndicat rencontre rapidement le succès et reçoit l’appui de près de 20 000 planteurs, ce qui déplait fortement aux colons qui vont jusqu'à porter plainte contre Houphouët. L’écho de ce syndicat est tel qu’il se rend, début 1945, à Dakar pour expliquer la démarche du SAA au gouverneur général de l’AOF, Pierre Cournarie.

En octobre 1945, Houphouët est projeté sur la scène politique ; le gouvernement français, décidé à faire participer ses colonies à l’assemblée constituante, organise l’élection de deux députés en Côte d’Ivoire : l’un représentant les colons, l’autre les autochtones. Houphouët se présente et, grâce aux nombreux soutiens qu'il a acquis par son action syndicale, est élu au premier tour avec plus de 1 000 voix d’avance. Malgré cette victoire, l’administration coloniale décide d’organiser un second tour, le 4 novembre 1945, qu'il remporte avec 12 980 voix sur 31 081 suffrages exprimés. Pour son entrée en politique, il décide d’ajouter Boigny, signifiant « bélier » (symbole de son rôle de meneur)7 à son patronyme, devenant ainsi Félix Houphouët-Boigny.

boigny france.jpgUn acteur majeur de la scène politique française

 Un député plaidant la cause des Africains

Au Palais Bourbon, Houphouët-Boigny est nommé membre de la Commission des territoires d'outre-mer. Il s'attelle à mettre en application les revendications du SAA. Un projet de loi tendant à la suppression du travail forcé est ainsi proposé le 1er mars 1946 à l’Assemblée et adopté en 1947 sous le nom de loi Houphouët-Boigny.
Le 3 avril 1946, il propose d’unifier la réglementation du travail dans les territoires d'Afrique ; ce sera chose faite en 19525. Enfin, le 27 septembre 1946, il dépose un rapport sur le système de santé des territoires d'outre-mer qu'il invite à réformer.

Houphouët-Boigny milite également en faveur de l’Union française. Ce projet qui prévoie d'ériger les colonies en des départements et territoires français, est loin de faire l’unanimité chez les parlementaires métropolitains qui craignent de voir la France devenir la colonie de ses colonies. Tentant de les rassurer, Houphouët-Boigny leur répond qu’il n’existe, « à l’heure actuelle », aucun risque pour que les Africains submergent les parlementaires européens, mais qu’en revanche, une telle union permettrait de stopper la double politique menée par la France : l’une « métropolitaine et démocratique », l’autre « coloniale et réactionnaire ».

Après l’adoption de la constitution de la IVe République, il est réélu sans difficulté avec 21 099 voix sur 37 888 des suffrages exprimés. Toujours membre de la Commission des territoires d'outre-mer (dont il devient secrétaire en 1947 et 1948), il est nommé, en 1946, à la Commission du règlement et du suffrage universel. Le 18 février 1947, il propose de réformer en profondeur le système des conseils généraux des territoires de l'AOF, de l'AEF et du Conseil fédéral afin qu'ils soient plus représentatifs des populations autochtones. Il réclame également, à de nombreuses reprises, la création d'assemblées locales en Afrique afin que les indigènes puissent faire l'apprentissage de leur autonomie et de la gestion.

Le fondateur du RDA et la période communiste

Le 9 avril 194615, Houphouët-Boigny transforme, avec l’aide des Groupes d’études communistes d’Abidjan, le SAA en Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI). Ce dernier devient lui-même, après le Congrès de Bamako du 18 octobre 1946, une section territoriale du tout nouveau parti inter-africain : le Rassemblement démocratique africain (RDA) dont il est le président.
Pas assez nombreux pour former un groupe parlementaire, les élus africains sont contraints à s’apparenter à un des grands partis existants pour pouvoir siéger au Palais Bourbon. Le RDA s’affilie alors avec les communistes, seule formation politique ouvertement anti-colonialiste. Houphouët-Boigny justifie lui-même cette alliance par le fait qu'elle semblait, à l’époque, être la seule solution pour se faire entendre :
« Dès avant la création du RDA, cette alliance avait servi notre cause : en mars 1946, l’abolition du travail obligatoire fut adoptée à l’unanimité, sans vote, grâce à notre alliance tactique »

Au fur et à mesure que la guerre froide s'affirme, l'alliance communiste devient de plus en plus préjudiciable pour le RDA, d'autant plus qu'en 1947, le PCF passe dans l'opposition. L’administration française manifeste une hostilité grandissante au RDA et à son président qu'elle apparente à un « Stalinien ». Les tensions atteignent leur apogée au début de 195010, quand, à la suite d’un incident, la quasi-totalité de la direction du PDCI est arrêtée. De dangereuses émeutes éclatent en Côte-d’Ivoire. Pour désamorcer la crise, le président du Conseil, René Pleven, confie à son ministre de la France d’outre-mer,François Mitterrand, la mission de détacher le RDA du PCF.
Conscient d'être dans une impasse, Houphouët-Boigny accepte de rompre avec les communistes en octobre 19505 et oriente le RDA vers une gauche modérée. Lors des élections législatives de 1951, il présente une liste commune avec le parti de Mitterrand, l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) dont l’affiliation devient officielle en 1952.

La réhabilitation et l’entrée au gouvernement

Conservant l’image d’un communiste, bien que s’en défendant, il est le seul député RDA réélu en Côte d’Ivoire en 1951.
C’est pourquoi, il prononce le 24 août 1951 un discours à l’Assemblée nationale où il conteste le résultat des élections qu'il déclare entaché de fraudes.
Il dénonce aussi l’instrumentalisation des députés d’outre-mer comme « machines à voter ».

Houphouët-Boigny et le RDA vivent alors une véritable période de purgatoire avant de renouer avec le succès en 1956; lors des élections de cette année, le grand parti de masse africain reçoit 502 711 voix sur 579 550 suffrages exprimés.

Son leader, désormais, fait figure de modéré.
Nommé membre de la Commission du suffrage universel, des lois constitutionnelles, du règlement et des pétitions, Houphouët-Boigny entre également au gouvernement le 1er février 1956 en qualité de ministre délégué à la présidence du Conseil dans le gouvernement Guy Mollet ; poste qu’il occupe jusqu’au 13 juin 1957.
Sa principale réalisation, dans ces fonctions, est la création d’une organisation commune de régions sahariennes qui permettrait d'assurer l'indépendance énergétique de l'Union française, et de contrer les revendications territoriales marocaines dans le Sahara.

Par la suite, Houphouët-Boigny devient ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Félix Gaillard du 6 novembre 1957 au 14 mai 1958. Il essaie de réformer le code de la santé publique.

Il est à de nombreuses reprises, ministre d'État sous :

 le gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury du 13 juin au 6 novembre 1957
 le gouvernement Pierre Pflimlin du 14 au 17 mai 1958
 le gouvernement Charles de Gaulle (3) du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959
 le gouvernement Michel Debré du 8 janvier au 20 mai 1959

En cette qualité, il participe à l’élaboration de la politique africaine de la France, notamment dans le domaine culturel.
Sous son impulsion seront créés le Bureau des étudiants de la France d’outre-mer, et l’Université de Dakar.

Le 4 octobre 1958, Houphouët-Boigny est un des signataires, aux côtés de De Gaulle, de la constitution de la Ve République.

Le dernier poste qu’il occupe est celui de ministre conseiller du gouvernement Michel Debré du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961

Un partisan de l’autonomie

Suite à l’adoption, le 23 juin 1956, de la loi-cadre Defferre donnant l'autonomie aux colonies africaines, une élection territoriale est organisée en Côte-d’Ivoire le 3 mars 1957, au cours de laquelle le PDCI remporte une victoire écrasante.
Houphouët-Boigny, qui occupait déjà les fonctions de ministre en France, de président de l'Assemblée territoriale depuis 1953 (ayant succédé à Victor Capri Djédjé) et de maire d’Abidjan depuis novembre 1956, décide de placer à la vice-présidence de la Côte d’Ivoire Auguste Denise, même s’il reste, pour Paris, le seul interlocuteur de la colonie.

Le 7 avril 1957, le chef du gouvernement du Ghana, Kwame Nkrumah, en déplacement en Côte d’Ivoire, appelle toutes les colonies d’Afrique à prendre leur indépendance;

Houphouët-Boigny lui rétorque alors :

« Votre expérience est fort séduisante… Mais en raison des rapports humains qu'entretiennent entre eux Français et Africains et compte tenu de l’impératif du siècle, l’interdépendance des peuples, nous avons estimé qu'il était peut-être plus intéressant de tenter une expérience différente de la vôtre et unique en son genre, celle d’une communauté franco-africaine à base d’égalité et de fraternité. »

Contrairement à de nombreux dirigeants africains qui réclament une indépendance immédiate,
Houphouët-Boigny souhaite une transition en douceur au sein de l’« ensemble français » car, selon lui, l'indépendance politique sans l'indépendance économique ne vaut rien.

Aussi, donne-t-il rendez-vous à Nkrumah dans dix ans afin de voir lequel des deux eut choisi la meilleure voie.

Tout naturellement, il fait campagne pour le « oui » lors du référendum pour la Communauté franco-africaine, proposé par de Gaulle le 28 septembre 1958.

Seul son protégé guinéen, Ahmed Sékou Touré ose dire « non » préférant, à l’inverse d’Houphouët-Boigny, « la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l'esclavage ».

Malgré ce succès, la communauté franco-africaine s'écroule peu de temps après, poussée par la fédération du Mali qui souhaite l’indépendance.

Le 7 août 1960, Houphouët proclame à contrecœur, l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

La prospérité des années 1960 et 1970

Houphouët-Boigny opte pour le libéralisme économique afin de bénéficier de la confiance de nombreux investisseurs étrangers, notamment français. Les avantages accordés par son code des investissements de 1959, permettent aux entreprises étrangères de rapatrier jusqu’à 90 % de leurs bénéfices dans leur pays d’origine (les 10 % restants étant obligatoirement réinvestis en Côte-d’Ivoire)

abidjan 1.jpgIl développe également une politique de modernisation des infrastructures avec, notamment, l’édification du quartier d'affaires du Plateau à Abidjan (sur le modèle nord-américain) où des hôtels de luxe accueillent touristes et hommes d'affaires.
Ainsi, la Côte d’Ivoire connaît une croissance de 11 à 12 % durant la période de 1960 à 1965.
Le PIB, multiplié par douze (en volume constant) entre 1960 et 1978, passe de 145 à 1 750 milliards de francs CFA, tandis que la balance commerciale ne cesse d’enregistrer des excédents.


L’origine de cette réussite économique est née du choix, du président, de privilégier le secteur primaire au secondaire.
De cette manière, l’agriculture intensive connaît un développement fulgurant : entre 1960 et 1970, les cultures de cacao triplent leur production atteignant 312 000 tonnes, celles de café augmentent de moitié, passant de 185 500 à 275 000 tonnes tandis que les exportations de bois passent entre 1950 et 1965 de 90 000 à 1 250 000 tonnes.
Si ces derniers représentent 80 % des exportations de la Côte d’Ivoire, celles de bananes s’élèvent tout de même en 1965 à 150 000 tonnes et celles d’ananas à 40 000 tonnes.

Par ailleurs, les cultivateurs du nord sont vivement encouragés à développer l’élevage et la culture du coton dans leur région. Toutefois, l’État ivoirien, par l’intermédiaire de la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles (Caistab) qui garantit chaque année, un prix d’achat minimum aux productions des planteurs (inférieur à ceux du marché mais jugé satisfaisant), se garde le monopole sur les exportations de café, de cacao et de coton. Des ressources considérables sont ainsi dégagées pour financer les projets nationaux.

Bien que n’étant pas le pilier de l’économie ivoirienne, le secteur secondaire connaît, lui aussi, un essor spectaculaire grâce à l’industrie légère, notamment dans l’agroalimentaire avec l’installation de minoteries, d’huileries et de conserveries, et dans la transformation avec la mise en place de filatures et descieries. Ainsi, entre 1960 et 1973, la production industrielle enregistre un taux de croissance annuelle moyen de 20 %, faisant passer sa part dans le PIB de 15 à 25 %.
Le chiffre d’affaires de la grande et petite industrie passe alors, pour cette période, de 13,5 à 164 milliards de francs CFA, tandis que pour la période de 1973 à 1983, il est multiplié par 8,5, atteignant 1 170 milliards de francs CFA.

Cet essor économique modifie profondément le mode de vie des Ivoiriens, entraînant une accentuation de l’exode rural et la hausse du revenu annuel moyen par ménage qui atteint 500 000 francs CFA en 1980.
Une forte demande de céréales « modernes » émerge alors en Côte-d’Ivoire, notamment en ce qui concerne le maïs et le riz ; cette nouvelle demande étant, comme partout en Afrique, assimilé à une promotion sociale.
Des efforts sont aussi enregistrés dans le domaine de l’éducation : en 1975, le taux de scolarisation pour l’instruction primaire était de 17,3 %, de 5,1 % pour l’instruction secondaire et de 0,5 % pour l’instruction supérieure; en 1985, le taux d’alphabétisation était de 57,3 % pour les personnes âgées de plus de 15 ans.

Ces progrès, liés pour l’essentiel au domaine économique, font de la Côte d'Ivoire, une réussite rare en matière de décolonisation, un îlot de prospérité dans la région du golfe de Guinée.

La Côte-d’Ivoire devient même un pays d’immigration pour la région : la forte main-d'œuvre étrangère (principalement burkinabès), nécessaire à la mise en œuvre et à l’entretien des plantations autochtones, représente dans les années 1980, plus du quart de la population ivoirienne.

Le « miracle ivoirien », comme on l’appelle, vaut à Houphouët-Boigny de gagner une image de « Sage de l'Afrique », tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Il est, alors, surnommé respectueusement « le Vieux ».

L’unité africaine selon Houphouët-Boigny

A l’instar de Charles de Gaulle qui refusa toujours une Europe intégrée, Houphouët-Boigny s’oppose à l’idée d’États-Unis d'Afrique proposé par Kwame Nkrumah qui remet en cause les souverainetés nationales récemment acquises.
Toutefois, le dirigeant n'est pas contre l'unité africaine qu'il conçoit sous la forme d'une coopération au cas par cas.

Le 29 mai 1959, il crée en coopération avec Hamani Diori (Niger), Maurice Yaméogo (Haute-Volta) et Hubert Maga (Dahomey - actuel Bénin), le conseil de l’Entente.
Cette organisation régionale, fondée dans le but d’entraver la fédération malienne, est très souple et assure trois fonctions majeures :

 Elle permet la gestion commune de certains services publics tels que le port d’Abidjan institué en établissement public ou la ligne de chemin de fer Abidjan-Niger.

 Elle garantit un fonds de solidarité entre les pays membres, alimenté à plus de 90 % par la Côte d’Ivoire.

 Elle assure le financement de divers projets de développement au moyen de prêts consentis aux États membres à des faibles taux d’intérêts, prêts alimentés à 70 % par la Côte d’Ivoire.

Houphouët-Boigny prévoit même, en 1966, d’accorder la double nationalité aux ressortissants des pays du conseil de l’Entente, mais le projet est abandonné suite à la pression de la rue. Le président ivoirien s'engage donc à soutenir financièrement ses alliés, en échange de leurs allégeances respectives à la Côte-d’Ivoire.

Ambitieux, Houphouët-Boigny conçoit de plus grands desseins pour l'espace francophone d’Afrique ; il prétend le regrouper au sein d’une grande organisation dont le but serait de se soutenir mutuellement. Le projet se concrétise le 7 septembre 1961, lors de la signature de la charte donnant naissance à l’Union africaine et malgache (UAM), regroupant douze pays francophones dont le Sénégal de Senghor. Des accords sont signés et resserrent la solidarité des Ėtats francophones, notamment dans les domaines économique, militaire, et des postes et télécommunications.
Mais en mai 1963, la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) vient perturber ses plans : les tenants du panafricanisme exigent la dissolution de tous les regroupements régionaux dont l’UAM ; le président ivoirien cède à contrecœur, et transforme, en mars 1964, l’UAM en Organisation africaine et malgache de coopération économique et culturelle.

Considérant l’OUA comme une voie de garage, d’autant plus que Paris y est hostile, il décide de créer l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), une organisation purement francophone et concurrente à l’OUA, qui voit le jour en 1965.
Ce bloc « modéré et modérateur » regroupe, en son sein, seize pays dont le but est de briser les velléités révolutionnaires en Afrique. Mais, au cours des années, estimant cette organisation trop inféodée à la France, huit pays membres quittent l’OCAM.

En 1974, Houphouët-Boigny et Senghor mettent de côté leurs querelles et s’unissent afin de contrecarrer les plans du Nigeria qui vise à s’imposer en Afrique de l'Ouest, au détriment de la Côte-d’Ivoire et du Sénégal, par la création d’une grande organisation inter-linguistique, la CEDEAO.
Les deux homologues créent, dans le but d’entraver le fonctionnement de la CEDEAO, la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) qui supplante les anciennes unions douanières dans la région francophone.
Mais, ayant reçu l’assurance, de la part du Nigeria, que seraient maintenues les organisations francophones antérieures, les fondateurs de la CEAO décident de rejoindre la CEDEAO en mai 1975.

Le prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix

Afin de laisser à la postérité l’image d’un homme de paix, il crée en 1989 un prix pour la recherche de la paix parrainé par l’Unesco, entièrement subventionné par des fonds extrabudgétaires apportés par la Fondation Félix-Houphouët-Boigny. Ce prix qui porte « le nom du Président Félix Houphouët-Boigny, doyen des chefs d’État africains, apôtre infatigable de la paix, de la concorde, de la fraternité et du dialogue pour résoudre tout conflit à l’intérieur comme à l’extérieur des États », est attribué chaque année par un Jury international, composé de onze personnalités originaires des cinq continents, qui décerne un chèque de 122 000 euros.

boigny 4.jpgLe prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix a été accordé respectivement :

- à Nelson Mandela, président du Congrès national africain (ANC) de l’Afrique du Sud et Frederik Willem De Klerk, président de la République sud-africaine en 1991,

- à l’Académie de droit international de La Haye au Pays-Bas en 1992,

- à Yitzhak Rabin Premier ministre de l’État d’Israël, Shimon Peres, Ministre des affaires étrangères de l’État d’Israël et Yasser Arafat, Président de l’Autorité nationale palestinienne en 1993,

- à S. M. Juan Carlos I, Roi d’Espagne et Jimmy Carter, ancien président des États-Unis d’Amérique en 1994,

- au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et à Mme Sadako Ogata, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés en 1995,

- à Alvaro Enrique Arzú Irigoyen, président de la République du Guatemala et au Commandant Rolando Morán, représentant de l’Union révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG) en 1996 ,

- à Fidel Valdez Ramos, président de la République des Philippines et Nur Misuari, président du Front de libération nationale moro (MNLF) des Philippines en 1997,

- à Sheikh Hasina Wajed, Premier ministre de la République populaire du Bangladesh et George J. Mitchell, Sénateur américain, ancien conseiller spécial du président des États-Unis d’Amérique pour les affaires irlandaises en 1998,

- à la Communauté de Sant'Egidio d’Italie en 1999,

- à Mme Mary Robinson, Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme en 2000,

- à Kay Rala Xanana Gusmão, président de la République démocratique du Timor-Oriental en 2002,

- au Cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix et Dr Mustafa Cerić, Grand mufti de Bosnie en 2003 et

- à Maître Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal en 2005.

Le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix n’a pas été attribué en 2001 et 2004.

Fonctions gouvernementales

 En France

 Député à l'Assemblée nationale française
 Ministre délégué à la présidence du Conseil du gouvernement Guy Mollet (du 1er février 1956 au 13 juin 1957)
 Ministre d'État du gouvernement Maurice Bourgès-Maunoury (du 13 juin au 6 novembre 1957)
 Ministre de la Santé publique et de la Population du gouvernement Félix Gaillard (du 6 novembre 1957 au 14 mai 1958)
 Ministre d'État du gouvernement Pierre Pflimlin (du 14 au 17 mai 1958)
 Ministre d'État du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 1er juin 1958 au 8 janvier 1959)
 Ministre d'État du gouvernement Michel Debré (du 8 janvier au 20 mai 1959)
 Ministre conseiller du gouvernement Michel Debré (du 23 juillet 1959 au 19 mai 1961)
 Il fut aux côtés de De Gaulle et de Michel Debré lors de la signature de la constitution de 1958.

 En Côte d'Ivoire

 Président de l'Assemblée nationale (24 mars 1953 au 30 novembre 1959)
 Maire d'Abidjan (de 1956-1960)
 Premier ministre (du 1er mai 1959 au 3 novembre 1960)
 Ministre de l'Intérieur (du 8 septembre 1959 au 3 janvier 1961)
 Président de la République, Ministre des Affaires Etrangères (du 3 janvier 1961 au 10 septembre 1963)
 Président de la République, Ministre de la Défense, Ministre de l'Intérieur, Ministre de l'Agriculture (du 10 septembre 1963 au 21 janvier 1966)
 Président de la République, Ministre de l'Économie et des Finances, Ministre de la Défense, Ministre de l'Agriculture (du 21 janvier 1966 au 23 septembre 1968)
 Président de la République, (du 23 septembre 1968 au 5 janvier 1970)
 Président de la République, (du 5 janvier 1970 au 8 juin 1971)
 Président de la République, Ministre de l'Éducation nationale (du 8 juin 1971 au 1er décembre 1971)
 Président de la République (dans les différents autres gouvernements du 1er décembre 1971 au 7 décembre 1993)

boigny 3.jpg

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17 octobre 2012

Environnement des affaires : L’attractivité de la Côte d’Ivoire présentée aux Français

innovation 2.jpgPLATEAUX.jpgPublié le mercredi 17 octobre 2012 | L'intelligent d'Abidjan
En marge du 1er forum d’affaires franco-ivoirien qui se tient à Abidjan du 15 au 16 octobre 2012, s’est déroulé le lundi 15 Octobre un atelier autour du thème : ‘’Environnement des affaires et code des investissements en Côte d’Ivoire’’. Cet atelier organisé par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) avait pour intervenants le directeur général du CEPICI, Esmel Essis Emmanuel, le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), Jean-Louis Billon, le directeur général de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), Non Karna Coulibaly, le président du Tribunal du commerce, François Komoin et le président de la Cour d’arbitrage de Côte d’Ivoire (CACI), Tall Yacouba. Chacun dans son domaine d’activités a expliqué aux représentants de la centaine d’entreprises françaises présentes à ce forum les opportunités de l’investissement en terre ivoirienne. Esmel Essis Emmanuel, a pour sa part, présenté le nouveau code d’investissements qui remplacera celui de 1995 (ndlr : le code a été créé par ordonnance, reste la signature du décret pour le rendre opérationnel). Il a, en outre, évoqué les avantages et aussi les obligations de ce nouveau code aux investisseurs étrangers. Jean-Louis Billon, a présenté la chambre consulaire privée qui appuie, conseille et forme les entreprises. Il a indiqué que toutes les entreprises privées installées en Côte d’Ivoire sont de facto membres de la Chambre. Le président de la CCI a souligné que le climat des affaires s’est fortement amélioré au cours de ces 12 derniers mois. ‘’La Chambre a été entendue mais pas forcément écoutée par le passé’’, dira-t-il. Non Karna Coulibaly, quant à lui, a indiqué qu’avec le nouveau système des marchés publics en Côte d’Ivoire, l’Autorité est un organisme spécial et indépendant qui intervient dans le cadre de passation de marchés avec l’Etat Ivoirien. A cet effet, il a fait cette révélation : ‘’ce sont près de 80 milliards FCFA de fonds publics que l’Autorité à réussi à sauvegarder en 2 ans’’. Tall Yacouba, à son tour, a présenté la Cour d’arbitrage qui tranche les litiges commerciaux. C’est une justice privée, dira t-il. Les conflits ne sont pas réglés par les juges mais des personnes ayant une connaissance des entreprises et issues des secteurs du litige. L’arbitrage apporte l’ordre, est rapide (6 mois maximum pour le règlement), le coût est fixé à l’avance et surtout la confidentialité y règne. ‘’L’arbitrage est le symbole de la sécurisation du monde des affaires’’, conclut-il. Le président du Tribunal du commerce, François Komoin, a déclaré que la création du Tribunal du commerce répondait au besoin d’une justice compréhensive, des magistrats professionnels et spécialisés qui allient la culture juridique et celle des affaires commerciales. Au besoin de rapidité, les contentieux doivent être réglés en 3 mois sous peine de sanctions. Au besoin d’intégrité, les magistrats ont été triés sur le volet ‘’sans casserole derrière eux’’. Enfin au besoin de performance et de transparence. Les échanges qui ont suivi ont tourné autour de l’occupation anarchique des terrains industriels qui demeure ‘’un véritable cauchemar’’.

15 octobre 2012

Programme de certification "Qualité Deming"

qualitas.jpg


Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de développement des services aux entreprises et notamment au profit des PME, la CCICI vient de signer un partenariat avec le cabinet QUALITAS, spécialisé dans l’accompagnement des entreprises à la certification ISO 9001.


L’objet de ce partenariat est d’offrir l’opportunité aux PME/PMI ivoiriennes des secteurs de l’industrie, du commerce et des services dans des conditions souples et avantageuses, de renforcer leur compétitivité et leur crédibilité à travers leur adhésion à une démarche qualité de certification.

Le programme QUALITE DEMING d’accompagnement groupé des PME/PMI se présente comme une alternative aux faiblesses structurelles et organisationnelles des entreprises ivoiriennes durement éprouvées par la crise. La CCICI par conséquent, invite toutes les entreprises et singulièrement les PME/PMI à s’approprier ce programme pour se restructurer et profiter des opportunités de la relance économique qui s’annonce.

Afin d’apporter des éléments de réponse à toutes vos préoccupations relatives à ce programme, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire vous invite à prendre part à la cérémonie de présentation du programme QUALITE DEMING, le mercredi 17 octobre 2012 au siège de
l’Institution au Plateau rue des banques, de 15h 30 minutes à 17 heures, suivie d’un cocktail.

Animateur : M. FOFANA Abroulaye, Administrateur Général de QUALITAS CI.

Télécharger

Bulletin de participation http://www.cci.ci/pdfs/BULLETIN_QUALITAS.pdf

Fiche technique et programme http://www.cci.ci/pdfs/Fiche_Technique_Programme_Qualite_...

12 octobre 2012

Le gouvernement annonce de grandes mesures pour les Pme ivoiriennes

innovation 2.jpgHier, à la faveur de la deuxième journée nationale des Pme, à l’auditorium de la Caistab, le ministre de l’Artisanat et de la Promotion des Pme, Sidiki Konaté à réaffirmé le soutien du gouvernement aux PME Ivoiriennes. Dans son intervention, le ministre a fait savoir que le Gouvernement ivoirien a décidé de s’appuyer sur les Pme pour qu’elles contribuent à faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020. Aussi a-t-il annoncé les grandes mesures prises par le président Ouattara pour soutenir les PME, qui dans leur ensemble, ont subi les affres de la grave crise qui a secoué la Côte d’Ivoire. Selon lui, l’Etat qui ne pouvait pas rester indifférent à la relance du secteur privé, a révélé que le Comité interministériel de l’Artisanat et des PME a terminé l’audit relatif à l’indemnisation des PME touchées durant la crise ivoirienne. « Les résultats sont sur la table de la Présidence de la république. Nous allons démarrer l’indemnisation des PME à travers un programme. Et bientôt, les PME passeront à la caisse », a révélé le ministre Sidiki Konaté. Précisant que des mesures d’accompagnement sont également prévues pour ces entités. Au chapitre du paiement de la dette intérieure ivoirienne qui concerne bon nombre de PME, le ministre a aussi souligné que l’Etat a bouclé l’audit de cette dette. « Cela a permis de savoir réellement ce que l’Etat doit payer. C’est-à-dire payer la bonne dette, la juste dette, la vraie dette car des personnes ont pris de l’argent mais pour réaliser des routes fictives, des hôpitaux qui n’on jamais été construits, acheter du matériel qui n’a jamais existé », a expliqué le premier responsable des PME en Côte d’Ivoire.

En ce qui concerne les mécanismes de financement, il a évoqué le fonds de garantie dont l’Etat a décidé d’injecter pour un début, 10 milliards de FCFA, ce, en attendant d’avoir une banque d’investissement. Toute chose qui permettra d’avoir une garantie auprès des banques afin qu’elles aussi, à leur tour, prennent des risques puisque l’Etat est devenu crédible sous Ouattara qui pense aux PME. « Le budget du ministère est passé de 2 milliards FCFA à 10 milliards de FCFA. Il y aura 7 à 8 milliards FCFA d’investissement au titre de ce budget. Avant c’était 600 millions FCFA. Par ailleurs, il y a, au travers de certains mécanismes, 100 milliards qui sont également prévus. Cela a pour but de permettre à l’Ivoirien d’avoir le goût de l’entrepreneuriat », a indiqué le ministre. Qui a par ailleurs salué les actions de Versus Bank en faveur des PME. Guy Koizan, Directeur général de cette banque a rappelé pour sa part que depuis la première édition de cette journée des PME, Versus Bank a renforcé davantage son dispositif d’appui aux PME, avec la création d’un pôle de gestion baptisé ‘‘ Pôle PME/PMI’’. A cela s’ajoute la mise en place de nouveaux programmes de financement structurés qui ont permis d’accompagner efficacement les PME dans l’obtention et la réalisation de marchés de tous genres. Entre autres ceux (réfection des routes, constructions de salles de classes, logements d’enseignants, équipement de centres de santé, etc.) issus du Programme présidentiel d’urgence (PPU) les PME. « A ce jour, plus de la moitié des financements de la Banque est allouée aux PME et cette dynamique se poursuivra en s’améliorant. La Versus Bank est véritablement au service des PME. (…) Elle financera et continuera de les financer régulièrement », a insisté le Directeur général de cette banque. Quant à Mme Ehui Marthe, présidente de la Fédération ivoirienne des PME (Fipme), elle a salué les actions du gouvernement à l’endroit de ces structures.

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10 octobre 2012

2012 idées pour entreprendre : Comment lancer votre nouveau produit ?

innovation 2.jpgproduit.jpgPlusieurs chefs d'entreprise se posent de nombreuses questions concernant le lancement d'un nouveau produit qu'ils viennent de concevoir.
1. Comment lancer le produit sur le marché, c'est-à-dire le distribuer et le commercialiser?
2. Faut-il commercialiser soi-même ou utiliser des agents?
3. Par où commencer?
4. Comment choisir le meilleur mode/réseau de distribution?
5. Comment gérer ses distributeurs dans cette phase délicate de lancement commerciale?

Le lancement d'un nouveau produit, procédé ou service nécessite une préparation particulière. On a rarement une deuxième chance de faire une première entrée sur le marché.
Avant de lancer le nouveau produit, l'étude de marché doit être achevée.

Cibler les clients et les marchés

Il est très utile de comprendre, le plus tôt possible, le potentiel commercial du nouveau produit, procédé ou service. la solution consiste à réaliser une étude de marché. cette étude permet de:
 Identifier les clients potentiels;
 Comprendre l'environnement du futur produit;
 Déterminer la taille du chiffres d'affaires potentiel;
 Définir la concurrence;
 Identifier les conditions requises pour réussir sur le marché,
 Evaluer le niveau de réceptivité probable des futurs consommateurs. Arrive-t-on trop tôt sur le marché? Au bon moment? Trop tard?

De même, le positionnement du nouveau produit sur le marché doit être défini

Positionnement du nouveau produit

Bien positionner le nouveau produit permet de :

 Identifier les concurrents les plus proches;
 Rendre le nouveau produit plus "compréhensible" par la clientèle visée. Cela est possible en communiquant les avantages du produit par rapport aux produits existants;
 Développer une offre compréhensible par le client: prix et avantages offerts;
 Circonscrire les limites du nouveau produit. Dépouiller l'offre de tout ce qui ne présente pas d'avantages. choisir délibérément de ne pas offrir certains avantages secondaires;
 Développer une communication claire vers la clientèle ciblée;
 Mieux satisfaire la clientèle ciblée;
 Mieux exploiter les avantages du nouveau produit par rapport aux concurrents;
 Articuler un argumentaire de vente solide et convaincant;
 Renforcer la position stratégique de l'entreprise

Le produit, l'image de l'entreprise et les emballages sont clairement définis avant de commercialiser le nouveau produit.
Il reste à organiser la commercialisation proprement dite. cet article aborde les grandes questions liées au lancement du nouveau produit: où, quant, comment et avec qui?
Il offre des conseils pratiques aux entrepreneurs confrontés à cette situation.

Bien préparé le lancement commercial procure les avantages suivants:

 Les moyens sont concentrés sur les ventes les plus faciles à réaliser,
 Un flux de revenus revenus est rapidement généré,
 Le circuit de distribution le plus efficace est utilisé,
 Les agents éventuels fournissent les résultats attendus;
 Les difficultés sont rapidement décelées. l'entreprise peut réagir rapidement;
 On évite la cacophonie sur les prix et le contenu de l'offre;
 Les vendeurs connaissent les produits et leurs usages;
 La bonne préparation de l'entreprise rassure les clients et les intermédiaires;
 Le client est satisfait.

Comment ça marche ?

A ce stade, l'étude de marché à été réalisée. Le positionnement du produit est connu. L'entreprise a choisi sa clientèle cible. l'offre spécifique de l'entreprise est largement définie. Pour la TPE/PME, l'objectif prioritaire est de réaliser les premières ventes le plus rapidement possible. Il faut donc, en priorité, identifier les ventes les plus faciles à réaliser.
la préparation du lancement commercial comporte encore queques étapes. Il faut, à présent, décider:

La date du lancement du nouveau produit sur le marché. elle doit tenir compte de:

 La saisonnalité éventuelle des ventes;
 Le niveau de stocks si le nouveau produit remplace un produit existant;
 Le lancement d'une nouveauté par la concurrence
La zone géographique prioritaire où le produit sera d'abord introduit. Le choix sera influencé par:
 Le coût de distribution;
 Le potentiel commercial dans la zone envisagée;
 La concurrence;
 Les moyens disponibles

Souvent le marché local est clairement la première cible. l'exportation ne vient que plus tard. elle est plus difficile en raison de l'éloignement et des différences.

Les clients prioritaires

Il s'agit d'identifier les clients qui acheteront le plus de produits, tout de suite. Les efforts seront concentrés sur ces clients. La cible idéale doit:

 Correspondre au positionnement choisi;
 Pouvoir être touchée au moindre coût;
 Etre un acheteur régulier;
 Pouvoir influencer d'autres acheteurs potentiels;
 Adopter rapidement le nouveau produit

La TPE/PME devra tenir compte de ses capacités à produire, stocker et livrer. Elle devra choisir sa vitesse de croissance et rester cohérente.

Les promotions de lancement

Quelles promotions seront offertes pour intéresser les clients prioritaires. Elles seront fonctions:

 Des conditions pratiquées par la concurence;
 Du volume de vente désiré. Dans la plus part des cas, on vend plus si le prix de vente pratiqué est plus faible.
Il faudra bien sûr vérifier que le prix pratiqué permet de réaliser un bénéfice.

La communication pour faire connaître le nouveau produit et l'entreprise

Les supports et le message sont mis en place pour informer et intéresser les futurs clients. Ils seront définis en tenant compte:
Des clients ciblés. Ils doivent être rédigés spécifiquement pour le client, en se mettant à sa place;
De l'image que l'on souhaite véhiculer. Celle-ci doit être cohérente avec la stratégie choisie par l'entreprise.
Des cartes de visite, un logo, une plaquette, un slogan, des présentoirs,....on peut faire simple sans dépenser trop. La documentation doit être disponible avant le lancement officiel.

Le circuit de distribution de départ

Il s'agit de savoir quel circuit le produit empruntera-t-il pour parvenir aux clients ciblés. cela concerne:
 La vente par soi-même ou l'utilisation d'agents commerciaux ou de distributeurs;
 Les marges des intermédiaires éventuels;
 Les conditions de vente habituelles du marché concerné
Ce choix sera influencé par le nombre de clients à visiter, leur dispersion géographique et les habitudes du secteur.

La formations des vendeurs et /ou des agents et des utilisateurs

Les vendeurs devront être formés avant le lancement commercial. Ils doivent pouvoir informer les intermédiaires et les utilisateurs du nouveau produit. Parfois, des démonstrations seront nécessaires pour éduquer le consommateur final.

Le support à la vente et l'intégration de nouvelles activités
Enfin, il faudra prévoir un support interne à la vente. Il a pour but de recevoir les appels éventuels, traiter les commandes et prévoir les livraisons.

Le budget de lancement devra intéger tous ces éléments. Il est vivement conseillé d'estimer le montant nécessaire au démarrage. celui-ci varie fortement d'un secteur à l'autre. Le budget publié à lui seul peut être assez élevé.

QUELQUES DERNIERS CONSEILS

 Préparer les clients curieux qui son plus facilement intéressés par la nouveauté;
 Garder le contact direct avec les clients. Vous éviterez des surprises désagréables. Il faut régulièrement vérifier le travail et les informations relayées par les agents;
 Recruter des vendeurs sur base de critères clairement définis. Cela prend du temps!
 Soigner les contrats de représentation ou de vente. Prévoir les garanties éventuelles pressenties aux clients;
 Eviter d'accorder l'exclusivité si possible. Si vous devez l'accorder à un intermédiaire, prevoyer des clauses de performances minimales pour l'intermédiaire;
 Observer, sur le terrain, les principaux concurrents pour se faire une idée précise sur la manière dont ils vendent leurs produits;
 Attention! Si le produit est radicalement nouveau, le consommateur n'a pas de référence. Acceptera-til le produit?;
 Définir qui era responsable de quoi. en particulier qui fixera les prix? Des prévisions de vente sont établies pour les trois mois à venir et revues tous les mois;
 Etre attentif aux informations en retour du marché; etre prêt à réagir rapidement.

FACTEURS CLES DE SUCCES

Voici les facteurs clés de succès les plus importants:
 La stratégies commerciale a été clairement définie. le lancement cormmercial est en ligne avec cette stratégie;
 Le plan de communication est rédigé pour la clientèle ciblée. Il doit mettre en évidence les avantages vu du côté client;
 L'action est focalisée sur les clients prioritaires;
 la force de vente connaît le produit. Elle a des objectifs clairs. Ses responsabilités sont bien définies;
 Les prévisions de vente sont établies régulièrement. Les clients sont suivis;
 L'entreprise recherche et utilise le Feedback des clients sur le produit et la manière dont il est commercialisé. L'entreprise réagit rapidement en cas d'anomalie;
 Les réactions des concurrents sont suivies et prises en compte;
 Les contacts clients sont documentés;
 Les contrats sont clairement formulés;
 L'entreprise garde un lien direct avec les clients

COMMENT DÉMARRER?

Avant tout, il faut s'assurer que les prérequis sont en place:
 Le marché cible est bien compris (cibler les clients et les marchés);
 Le produits est finalisés et repond aux besoins des clients ciblés (
 Les emballages sont définis;
 La stratégies commerciale est cohérente et clairement définie;
 la proposition de valeurs (positionner le nouveau produit) est clairement définie;
 L'argumentaire de vente communique clairement les avantages offerts aux client et leur valeur pour le client

A ce stade, ont doit également avoir une idée de la chaine de distribution. Qui sont les principaux acteurs? quels rôles jouent-ils? Quels sont les rapports de force en présence?
Le fil conducteur est la réalisation des prémière ventes puis leur enracinement.
On procède esuite, comme décrit plus haut, en demeurant vigilant sur les résultats et les ractions du marché.

Bibliographie
1. MOULINIER, R., Les techniques de la vente, Editions d’Organisation, 1985.
2. HUYOT, D. et PH. LAFAIX, La défense du prix dans la vente, Editions d’Organisation, 2001.
3. DOUALLY, J-R, Les situations de vente délicates, Editions d’Organisation1999.
4. FOURNIS, Y., Le réseau de vente, Dunod, 1987.

19 septembre 2012

Transformation des noix de cajou: l’Alliance africaine s’engage aux côtés de la Côte d’Ivoire

innovation 2.jpgcajou.jpgPublié le mercredi 19 septembre 2012 | Ministères

En marge de la 7ème Assemblée annuelle de l’Alliance africaine de cajou (ACA), le président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (ARECA), M. Bamba Mamadou et le directeur général de l’ACA, M. Christian Dahm ont signé, à Cotonou, ce mardi 18 septembre 2012, un accord de partenariat entre les deux structures. Témoin de l’événement côté ivoirien, M. N’Golo Diarrassouba, conseiller technique du ministre de l’Agriculture.

Au terme de la convention que M. Bamba Mamadou qualifie « d’important » pour la Côte d’Ivoire, l’ACA s’engage à mettre à la disposition de l’ARECA son expertise et les informations relatives à l’industrie en Afrique et au niveau mondial. « Cet accord est salvateur pour notre pays dans la mesure où il nous permettra de rentrer en contact avec les investisseurs pour la transformation de notre production nationale de noix de cajou », a déclaré à la presse M. Bamba Mamadou. Transformation qui apportera à n’en point douter plus de valeur ajoutée au cajou ivoirien. En effet, la Côte d’Ivoire, premier producteur africain de noix de cajou avec 400 mille tonnes, exporte encore plus de 90% de sa production sous forme brute.

Le point fort de ce partenariat est donc l’établissement des liens avec des partenaires internationaux pour la mise en œuvre de la stratégie ivoirienne de développement de l’activité cajou. L’ACA s’engage également à fournir, chaque année à l’ARECA des informations actualisées sur le nombre d’unités de transformation, la capacité totale installée en Afrique et l’effectif total d’employés engagés dans la transformation. A ce sujet, M. Bamba Mamadou a souligné l’importance que révèle la construction des unités de transformation. « Le Chef de l’Etat a fait de la lutte contre le chômage un élément fondamental de sa politique gouvernementale. Avec ces unités de transformation, nous allons offrir plusieurs emplois. Maîtriser la création d’emploi à travers les expériences des autres pays est capital pour nous », a-t-il souligné.

De son côté, l’ARECA s’engage entre autres, à faire un plaidoyer en faveur des intérêts des entreprises auprès des pouvoirs publics ivoiriens, à faciliter le dialogue entre les acteurs économiques ivoiriens (producteurs et transformateurs).

L’ARECA, faut-il le rappeler, est une société d’Etat créée en 2002. Elle est chargée de la mise en place du cadre réglementaire et contractuel devant régir le fonctionnement des filières du coton et de l’anacarde en Côte d’Ivoire. Elle est également chargée de veiller au respect des règles relatives au fonctionnement de ces filières et d’appliquer les sanctions aux contrevenants. Quant à l’ACA, elle est une association internationale d’entreprises promouvant une industrie africaine de cajou compétitive au plan mondial. Elle soutient l’industrie africaine du cajou par l’apport d’une assistance technique et la facilitation des investissements, la promotion des normes commerciales.

Le service communication

20:32 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action, Esprit économique, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

13 septembre 2012

Campagne café-cacao 2012-2013 : des mesures communes pour assurer le bon déroulement

innovation 2.jpgcafé cacao.jpgEn vue d’assurer la fluidité du transport du café et du cacao pendant la campagne 2012-2013, l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) et l’Unité de Lutte Contre le Racket (ULCR) veulent conjuguer leurs efforts. Dans cette optique, ils ont organisé conjointement une réunion de concertation le mardi dernier au siège de l’OFT avec les acteurs clés de la filière, notamment le Conseil café-cacao, les groupes Armajaro et ADM Cocoa, les Ports d’Abidjan et de San Pédro et plusieurs responsables des autres filières.

Le ministre ADAMA Coulibaly, Président du Comité de Gestion de l’OFT, Dr KOUYATE Mohamed, Secrétaire Général de la même structure et le Lieutenant KAH Toaly de l’ULCR ont tour à tour énoncé l’ensemble des mesures arrêtées de commun accord pour assurer le bon déroulement de la campagne qui s’ouvre bientôt. Ces mesures tournent pour l’essentiel autour d`un mode opératoire consistant à faire sillonner l’ensemble des axes principaux, secondaires et pistes situés à l’intérieur des périmètres territoriaux des villes à forte production comme Gagnoa, Daloa, San-Pédro, Abengourou, Man, Duékoué, Aboisso par les équipes de reconnaissance de l’OFT et de l’ULCR. Ils ont également annoncé les poursuites et les sanctions pénales qui seront infligées par les tribunaux vis-à-vis de tous ceux qui seront reconnus coupables de faits de racket pendant cette campagne. Pour cela, plusieurs numéros de téléphones ont été communiqués à l’assistance par le représentant de l’ULCR : il s’agit des N° 01 01 36 45/ 01 01 36 88/ 08 86 30 31/ 05 33 54 35. Il a également profité de cet instant pour en appeler à l’esprit civique des acteurs quant à l’usage de ceux-ci car, dira-t-il, c’est souventes fois que des personnes, nullement en règle, appellent l’Unité pour poser des problèmes de tracasseries.

La rencontre qui apparaît comme une première dans l’histoire des campagnes café –cacao a été saluée de façon unanime par les acteurs présents, qui ont souhaité son élargissement aux autres filières agricoles ainsi que la poursuite des missions de reconnaissance de l’ULCR sur les axes identifiés de concert avec eux.

21:00 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Bon plan, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |