topblog Ivoire blogs Envoyer ce blog à un ami

29 janvier 2012

Communiqué du ministère de l`Industrie: Rappel du recensement des entreprises en attente de leurs actes d`attribution

DRAPEAU CI.jpgCI 1.gifPublié le samedi 28 janvier 2012 | Ministères

Le Ministère de l’Industrie, à travers le Comité de Concertation Etat/Secteur Privé (CCESP), vous rappelle que le dernier délai pour le recensement des entreprises en attente de leurs actes d'attribution de lots industriels :

- lettre d’attribution ;

- arrêté de concession provisoire (ACP) ;

- bail emphytéotique

est prévu pour le mercredi 15 février 2012.

Le recensement se tient tous les jours ouvrables de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h dans les locaux du CCESP.

Le Ministère de l’Industrie reste à votre disposition aux numéros verts 800 000 70 et 141 (gratuits) pour toutes vos préoccupations.

ENSEMBLE POUR UNE ECONOMIE PERFORMANTE

Mariam FADIGA
Secrétaire Technique du
Comité de Concertation Etat/Secteur Privé
Ministère de l’Industrie

20 janvier 2012

Recherche pétrolière : La Côte d`Ivoire signe six contrats

DRAPEAU CI.jpgPETROLE.jpgPublié le jeudi 19 janvier 2012 | Le Patriote
Le gouvernement ivoirien vient d`accorder l`exploration et l`exploitation de six Blocs pétroliers au groupe nigérian Taleveras Energy et à la Société nationale pétrolière ivoirienne, Petroci. La cérémonie de signature de ces contrats de partage de production s`est déroulée hier, au ministère des Mines, du pétrole et de l`énergie en présence du ministre de l`Economie et des Finances, Charles Koffi Diby. Les trois premiers contrats signés avec Taleveras Energy portent sur les Blocs CI-501 (512,51 km_), CI-504 (399,04 km2) et CI-523 (612,84 km_), situés à des profondeurs comprises entre 200 et 2500 mètres d`eau au large des côtes de Jacqueville et des côtes d`Adiaké.

Alors que les deux derniers Blocs s`étendent sur de vastes surfaces, le premier Bloc concerne un rendu de petite surface. Le groupe Taleveras a, également, obtenu l`exploration de ce Bloc, en partenariat avec la Petroci. Pour la première période d`exploration qui durera 6 ans, le groupe nigérian réalisera le traitement des données sismiques 2D et 3D existantes ; l`acquisition sismique 3D sur la partie non couverte des Blocs et des études géologiques, géophysiques et d`ingénierie. Le tout, pour un investissement minimum de 18 milliards de FCFA (36 millions de dollars). Selon Adama Toungara, cette signature de contrats est la concrétisation de l`invitation du Président Alassane Ouattara au secteur privé nigérian, à investir en Côte d`Ivoire.

« Ainsi, l`accord avec Taleveras Energy renforce le partenariat et les relations pétrolières avec le Nigeria source principale de l`approvisionnement de la SIR en pétrole brut lourd pour lequel notre hydrocraqueur est très performant » a précisé le ministre Toungara. Igho Sanomi, directeur général de Taleveras Energy s`est engagé à respecter les engagements compris dans les contrats. Les trois autres contrats accordés à la Petroci portent sur le Bloc onshore de CI-520 à Adiaké et les Blocs en mer CI-500 et CI-502 à Grand-Lahou et Jacqueville. Selon le directeur général de Petroci, Gnangni Daniel, c`est la première fois que sa structure obtient du gouvernement ivoirien, l`autorisation d`explorer et d`exploiter directement en tant qu`opérateur des Blocs pétroliers dans le bassin sédimentaire ivoirien. « Nous pensons que nous avons amassé suffisamment d`expérience pour relever ce défi » a-t-il assuré.

Sogona Sidibé

12 janvier 2012

TRANSPORT AÉRIEN : DÉCOLLAGE D'AIR COTE D'IVOIRE EN MARS

DRAPEAU CI.jpgAIR CI.jpgPublié le jeudi 12 janvier 2012 | Le PatrioteLa nouvelle compagnie aérienne Air Côte d'Ivoire prendra son envol fin mars 2012. Hier, au cours d'une rencontre avec la presse à son cabinet, le ministre des Transports, Gaoussou Touré, a levé un coin de voile sur le démarrage des activités de cette compagnie aérienne, initialement prévu ce mois. Gaoussou Touré a d'abord justifié ce décalage par le changement survenu au niveau de la direction d'Air France. Car cette compagnie française devait se prononcer sur la création de Air Côte d'Ivoire. « Aujourd'hui, nous avons l'accord et on attend que le conseil d'administration entérine la décision de la nouvelle direction», a expliqué le ministre des Transports. Reconnaissant que cela n'entame en rien le processus de création de cette structure. « Nous travaillons pour que d'ici à fin mars 2012, Air Côte d'Ivoire puisse être dans les airs», a-t-il annoncé. Revenant sur la grogne des agents de l'ancienne compagnie Nouvelle Air Ivoire, Gaoussou Touré a fait des précisions. A propos du paiement de leurs droits (près de 1,8 milliard de FCFA), même s'il trouve cela légitime, il a cependant noté qu'il n'est pas du ressort du ministère des Transports de satisfaire à cette obligation. «La société qui a été dissoute le 5 septembre 2011 est actuellement en liquidation. Ce n'est pas l'Etat de Côte d'Ivoire qui doit, mais la société. Il appartient donc au liquidateur de faire la part entre les actifs et les passifs en vue de procéder au paiement de cette somme aux agents», a précisé Gaoussou Touré. S'agissant du recrutement de ces ex-agents, le ministre des transports s'est voulu clair. « Le ministère crée la société mais n'a aucunement la gestion courante de la société. L'Etat de Côte d'Ivoire n'est pas le seul actionnaire (51%). Il y a Air France avec 35% et le privé avec 14%», a-t-il précisé. Se prononçant par ailleurs sur le permis de conduire, le ministre des Transports a annoncé de nouvelles mesures visant à faciliter la délivrance du permis de conduire, la carte grise et tous les autres documents de transport.

Sogona Sidibé

11 janvier 2012

LE PRIX ANZISHA 2012

ANZISHA.gif

ETES VOUS UN JEUNE LEADER AFRICAIN AYANT RESOLU UN PROBLEME DANS VOTRE COMMUNAUTE ?

Le Prix Anzisha?

Le Prix Anzisha est la plus grande récompense offerte à des leaders africains âgés de 15 à 20 ans ayant développé et mis en œuvre des solutions novatrices pour résoudre des problèmes auxquels leur communauté est confrontée.

Le Prix permet de découvrir des jeunes Africains que leur passion pour l’Afrique a conduits à concevoir et développer des projets qui transforment leur communauté et le continent. Le Prix Anzisha est une initiative de l’African Leadership Academy en partenariat avec la Fondation Mastercard.

ANZISHAcash-prizes.jpgQuelle est la récompense?

Quinze finalistes, venant de toute l’Afrique, gagneront un voyage en Afrique du Sud, tous frais payés, pour participer pendant un long week-end à un atelier sur l’entrepreneuriat sur le campus de l’African Leadership Academy, dans la banlieue de Johannesburg. Les vainqueurs du grand prix, sélectionnés parmi les finalistes, se partageront des récompenses d’une valeur totale de 75.000 US$ qu’ils pourront utiliser pour améliorer leurs projets.

Quels sont les critères?

Chaque candidat sera jugé sur les points suivants:

Impact: les efforts du candidat mènent à un résultat éprouvé, mesurable et positif.
Ingéniosité: le candidat trouve une nouvelle et meilleure approche pour résoudre un problème majeur dans sa communauté.
Extensibilité: la solution du candidat peut être également appliquée dans d’autres communautés rencontrant les mêmes problèmes.

Quand puis-je poser ma candidature?

Le plus tôt possible ! La date limite du concours est fixée au 1 mai 2012, mais il est vivement conseillé de remettre le dossier de candidature plus tôt.

Comment puis-je soumettre ma candidature?

Veuillez télécharger le formulaire de candidature en cliquant sur le lien ci-dessous pour avoir des renseignements plus complets sur l’admissibilité, le calendrier de la compétition et les instructions pour la candidature.

Questions?

Nous serons heureux de répondre à toutes questions concernant le Prix, votre admissibilité ou le processus de candidature. N’hésitez pas à nous contacter par courriel, par téléphone ou par SMS:

Courriel: prize@anzishaprize.org
Tél: +27 11 699 3000 (Afrique du Sud)

Téléchargez le formulaire (380KB) http://www.anzishaprize.org/export/sites/ala prize/downloads/2012_Anzisha_Prize_Application_Form_French.doc

Si vous n'arriviez pas à télécharger le formulaire, n’hésitez pas à contacter INNOVATION COTE D'IVOIRE par courriel : innovationctedivoire@yahoo.fr Nous serons heureux de vous le faire parvenir.

Visitez le site suivant: www.anzishaprize.org

FORUM AFRICALLIA 2012

FORUM AFRICALLIA 2012

africallia2012.jpg


Du 22 au 24 février 2012

Après le succès de la 1re édition, Ouagadougou abritera de nouveau la 2e édition du 22 au 24 février 2012 !
Africallia 2010 a permis de réunir 254 entreprises (avec 330 participants), provenant de 20 pays sur les 4 continents (Afrique, Amérique, Asie et Europe). Au total, 2 770 rendez-vous ont été réalisés, et plus de 90% des participants ont souhaité prendre part à la 2e édition !

Site officiel: www.africallia.com

16:31 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Evènements, Opportunités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UEMOA : CE QUE PESE CHAQUE PAYS EN 2012

DRAPEAU CI.jpgUEMOA.jpgPublié le mardi 10 janvier 2012 | L'intelligent d'Abidjan
Depuis fin décembre 2011, chacun des pays membres de l’Uemoa a bouclé son budget de finances au titre de l’exercice 2012.
La particularité de ces budgets, c’est qu’ils sont orientés vers des investissements. Mais dans l’ensemble, en ce qui concerne la capacité de mobilisation des ressources, la Côte d’Ivoire occupe la première marche du pavé avec plus de 3 160 milliards de FCFA.
Traduisant ainsi sa position de leader dans la sous-région.

En termes de capacité de mobilisation de ressources, la Côte d’Ivoire est suivie du Sénégal, avec un budget de 2.221,3 milliards de FCFA. Déficitaire à hauteur de 2.266,9 milliards, le Sénégal devra recourir à d’autres sources pour combler le gap.
Le Burkina Faso connaît lui aussi, un déficit par rapport à son budget de finances 2012. Les recettes sont estimées à 1. 207, 650 milliards de FCFA contre des dépenses évaluées à 1.400,781 milliards de FCFA, soit un gap de près de 1993 millions FCFA à rechercher. Ce pays occupe la 4ème place en termes de capacité budgétaire.
Ensuite, vient le Mali avec un budget déficitaire comparativement aux besoins du pays. Ainsi le budget se compose en ressources à 1.341,508 milliards de FCFA et en dépenses à 1.483,495 milliards de FCFA Ce qui fait un trou, c'est-à-dire un déficit de 141,988 milliards de FCFA. Le gap devra être financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et les titres d'emprunts émis par le Trésor.
Le Niger occupe le 6ème rang du classement avec un budget en croissance. Celui-ci s'équilibre en recettes et en dépenses à 1.262,767 milliards de FCFA contre 933,41 milliards de FCFA en 2011.
Au titre du classement des pays par budget, le Togo et la Guinée Bissau occupant respectivement la 7è et 8ème place avec un budget de 644, 500 milliards de FCFA et 116,1 milliards de FCFA.

Budget de finances des huit pays de l’UEMOA

BENIN
 Budget (en milliard) : 1.019,549
 Recettes (en milliard) : 1019,549
 Dépenses (en milliard) : 1019,549
BURKINA FASO
 Budget (en milliard) : 1.207,650
 Recettes (en milliard) : 1 207,650
 Dépenses (en milliard) : 1 207,650
COTE D’IVOIRE
 Budget (en milliard) : 3.160
 Recettes (en milliard) : 3 160
 Dépenses (en milliard) : 3 160,
GUINEE BISEAU
 Budget (en milliard) : 116,1
 Recettes (en milliard) : 116,1
 Dépenses (en milliard) : 116,1
MALI
 Budget (en milliard) : 1.341,508
 Recettes (en milliard) : 1.341,508
 Dépenses (en milliard) : 1.483,495
NIGER
 Budget (en milliard) : 1.262,767
 Recettes (en milliard) : 1.262,767
 Dépenses (en milliard) : 1.262,767
SENEGAL
 Budget (en milliard) : 2.221,3
 Recettes (en milliard) : 2.221,3
 Dépenses (en milliard) : 2.266,9
TOGO
 Budget (en milliard) : 644, 500
 Recettes (en milliard) : 644, 500
 Dépenses (en milliard) : 656,200

Classement par pays en terme de budget le plus élevé (en milliard)

 1er : Côte d’Ivoire 3 160,
 2ème : Sénégal 2.221,3
 3ème : Mali 1.341,508
 4ème : Burkina Faso 1.207,650
 5ème : Mali 1.341,508
 6ème : Niger 1.262,767
 7ème : Togo 644, 500
 8ème : Guinée Bissau 116,1

09 janvier 2012

Promotion de l’élevage en Côte d’Ivoire : Plus de 16 milliards Fcfa pour appuyer les projets

DRAPEAU CI.jpgBOEUF.jpgPublié le lundi 9 janvier 2012 | L'expression
L’autosuffisance en production animale demeure la première priorité pour le ministère des Ressources animales et halieutiques, qui a lancé, à cet effet, plusieurs projets dont les résultats sont attendus dans les mois à venir.
La bataille pour l’autosuffisance alimentaire en Côte d’Ivoire a été engagée par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, dès sa nomination au gouvernement Soro Guillaume en juin 2010. Plusieurs projets d’envergure engagés sous l’ancien régime, et qui n’ont connu d’avancées notables, ont été relancés pour cadrer avec les nouveaux objectifs de sécurité alimentaire prônée par le président Ouattara à l’horizon 2020. Ce sont, dans un premier temps, le Projet de gestion intégrée des ranchs et stations (Progirs). Placé sous la direction du Dr Konan Banny Jean-Pierre, avec un portefeuille d’un peu plus de 16 milliards de Fcfa, le projet s’affiche comme un incubateur de bettes issues de différentes espèces. Il vise la multiplication des bettes afin de les mettre à la disposition des éleveurs nationaux. Pour le faire, les stations ovine et bovine de Sipilou et Béoumi, anciennement localisées à l’Ouest de la Côte d’Ivoire ont été délocalisées dans la région de Toumoni qui offre des conditions climatiques plus propices. Dans la première station, un effectif de 400 matrices d’espèces Djallonké et 61 têtes de caprins ont été acquis pour faire une reproduction à grande échelle. La deuxième statio, qui abrite 226 têtes de bettes, fait également l’objet d’un suivi particulier par des spécialistes. Le choix des bettes, de race n’dama et originaire de la Guinée Conakry, ne sont pas fortuits. A en croire le coordonateur du projet, ces bettes résistent aux maladies et s’adaptent facilement aux changements climatiques. A côté du Progirs, un autre projet a été engagé par le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani. Il s’agit du Projet d’appui à l’élevage en Côte d’Ivoire (Pade-CI). D’une durée de cinq ans, cet autre chantier s’étend sur six zones, notamment le Nord, le centre, l’Est, le Sud-Est et le Sud-Ouest. Et vise à accompagner les jeunes éleveurs. A Yamoussoukro, 29 millions de Fcfa ont été remis à 5 d’entre eux, qui ont des projets d’élevage de bœufs, moutons et poulets. Le projet s’inscrit également dans le souci de couvrir les besoins nationaux en production animale. Outre ces projets, le département des ressources animales et halieutiques s’est penché sur le secteur avicole qui présente des déficits importants. En effet, la production avicole avoisinerait les 18 000 tonnes par an tandis que la demande s’élèverait à 40 000 tonnes. D’où un déficit de 22 000 tonnes. C’est donc pour parer à ce déficit grandissant qu’un plan stratégique, estimé à 45 milliards, et visant un objectif de production de 60 000 tonnes de volailles à l’horizon 2020 a été adopté sous l’initiative du ministère. Sur la question des prélèvements compensatoires sur l’importation d’abat de volaille et viandes qui est passé de 1.000 à 400 Fcfa, le ministère a noté qu’elle ne nuirait pas aux petits producteurs comme la ‘’rumeur’’ veut le faire croire. Il a multiplié les appels aux producteurs et importateurs pour mettre fin aux polémiques. Car l’opération vise, selon lui, à mettre fin aux importations frauduleuses qui entrent sur le territoire sans payer de taxes. C’est, par ailleurs, dans le but de développer la filière. Puisqu’elle génère un peu plus de 30 000 emplois directs, plusieurs agro-industries et demeure la principale source de protéines animales. Toutes ces actions menées en six mois d’activités témoignent de la volonté du ministère d’atteindre les objectifs fixés par le président Ouattara.

K. Anderson

04 janvier 2012

ASHOKA RECRUTE UNE EQUIPE DYNAMIQUE DE 04 PERSONNES

DRAPEAU CI.jpgASHOKA.png Travailler au développement de l’Afrique avec Ashoka
Connaissant un développement rapide sur le continent africain et surfant sur la vague historique que connaissent une majorité de pays, Ashoka renforce ses équipes, notamment pour soutenir les projets concernant la jeunesse. En partenariat avec la Fondation MasterCard, Ashoka s’attaque à la question de l’emploi des jeunes en recherchant et en accompagnant des entrepreneurs sociaux très motivés, dont les activités innovantes sont capables de transformer radicalement ce domaine, notamment en Afrique sub-saharienne.

Pour cela, Ashoka recrute une équipe dynamique de 4 personnes : 1 Youth Employment Change Manager, 1 Knowledge Team Member-Africa, 1 Finance Manger, 1 program Assistant, qui sera basée au siège, à côté de Washington D.C.

Pour candidater : remplir la fiche sur : http://ashoka.org/staff-app

A titre d'information: En Afrique, Ashoka soutient 350 Entrepreneurs Sociaux innovants (Fellows) dans 17 pays.

Bonne Chance à tous

POUR L’ANNÉE 2012

innovation 2.jpg


« AVEC DES IDES ET DES ACTIONS INNOVANTES CONSTRUISONS LA COTE D’IVOIRE, L’AFRIQUE ET LE MONDE EN 2012 »

17 décembre 2011

Développement / Le président du ces, Zadi Kessy, propose: "La croissance doit partir des ménages"

Le président du ces, Zadi Kessy, propose, dans cette réflexion, la nécessité d’impulser le développement par la base : le ménage. une approche micro économique qui apparaît comme un troisième paradigme du développement

Il peut sembler singulier, a priori, de s’intéresser au rôle du ménage dans le développement économique et social d’un pays, quand on a été longtemps prisonnier du dogme selon lequel l’entreprise et l’etat travaillent solidairement pour le bien-être des ménages. pourtant, il suffit d’observer la misère économique et politique de la plupart des pays africains, la précarité des conditions d’existence que certains dirigeants offrent à leurs peuples pour comprendre que rien n’est aussi éloigné de la vérité que cette théorie illusoire. la côte d’ivoire, notre pays, n’échappe pas aujourd’hui à la situation des autres pays africains. avec 980$ de pib per capital en 20081, en parité de pouvoir d’achat, elle est classée, dans le cia Factbook, à la 188e place sur les 193 etats membres des Nations unies. elle était donc la 6e économie mondiale à avoir créé le moins de richesse par tête d’habitant. elle comptait officiellement 45% de chômeurs, 61% d’analphabètes et 48,9% de sa population, c’est-à-dire près d’un ivoirien sur deux, vivaient en dessous du seuil de pauvreté (moins de 500 F cfa/jour). ce qui signifie, en estimant la taille d’un ménage entre7 et 10 personnes, qu’un ménage ivoirien sur deux ne dispose que d’un revenu journalier compris entre 3500 et 5000 francs pour vivre. avec un tel revenu, il doit couvrir tous ses besoins en nourriture, logement, vêtements, soins médicaux, de scolarisation des enfants, de déplacement et de loisirs, etc. on objectera, sans aucun doute, que la situation est imputable à la longue crise politique et militaire qu’a connue le pays. comme si un etat responsable ne devait pas la paix sociale et la stabilité politique à ses citoyens et à ses entreprises. c’est donc dire que dans le trio d’acteurs du développement économique et social, en afrique, le ménage est sans doute le plus fragile, mais en même temps le plus précieux, car en définitive de lui dépendent à la fois le destin des dirigeants de l’etat et, dans une large mesure, l’essor des entreprises qui n’exploitent que le marché intérieur. il constitue, en effet, sur le plan politique, un inestimable noyau d’électeurs non partisan, mais affectivement et souvent idéologiquement soudé. en outre, sur le plan économique, il correspond au foyer fiscal utilisé dans un certain nombre de pays pour le calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. il est également à la fois un bassin essentiel de main d’oeuvre pour les entreprises et un facteur de production indépendant. enfin, sur le plan commercial, il est une source vitale de la consommation, elle-même aiguillon capital de la production. Si donc le ménage est démuni, comme il l’est aujourd’hui en côte d’ivoire, comment peut-il efficacement contribuer aux recettes fiscales de l’etat ? comment peut-il épargner, pour mettre à la disposition de l’économie nationale une partie de l’épargne privée intérieure nécessaire aux investissements avec le minimum d’endettement ? comment peut-il consommer ce que les entreprises produisent et contribuer ainsi à leur essor ? comment peut-il constituer un marché intérieur susceptible de retenir ou d’attirer le plus grand nombre d’entreprises sur le territoire national? le ménage aussi terriblement paupérisé peut-il favoriser et pérenniser la sécurité intérieure, la paix sociale et la stabilité politique du pays, préalables à toute oeuvre de développement ? peut-il continuer d’assumer, sans faille, ses fonctions traditionnelles d’éducation et de socialisation de la jeunesse ainsi que celle d’enracinement moral du citoyen ? tel est le questionnement qui justifie l’examen du rôle du ménage dans la problématique du développement économique et social de la côte d’ivoire d’aujourd’hui. et cet examen s’impose aujourd’hui avec la force et l’urgence de la nécessité impérieuse : la nation ivoirienne est politiquement si clivée, économiquement minée par la question du foncier rural et moralement oxydée par toute sorte d’incivisme, que l’approche macroéconomique du développement semble actuellement poser plus de problèmes qu’elle n’en peut résoudre.c’est pourquoi il n’y aurait nulle outrance à se demander si une démarche plutôt microéconomique, prenant le ménage pour levier principal, ne serait pas mieux appropriée au développement économique et social de la côte d’ivoire. dans une telle hypothèse, il s’agirait de savoir comment le ménage pourrait contribuer plus efficacement à ce développement et, à cet égard, la présente communication suggère deux voies possibles : (i) promouvoir une politique de revenus des ménages ; et (ii) entreprendre des campagnes systématiques de sensibilisation et de formation.

I.- POUR UNE POLITIQUE DE REVENUS DES MENAGES

On entend par politique de revenus des ménages, l’ensemble des dispositions
préconisées en vue d’assurer à ceux-ci des revenus primaires, c’est-à-dire des gains pécuniaires tirés directement de leurs activités économiques salariées ou non, et indirectement de l’exploitation de leur patrimoine, s’ils en ont. Evidemment, apprendre aux ménages à bien gérer ces revenus ou à les accroître constitue également un élément important de cette politique, car la plupart du temps, en dehors des cas patents de chômage, le problème central des ménages réside, avant tout, dans la mauvaise gestion de leurs revenus. En ville, comme à la campagne, il n’est pas rare, en effet, d’entendre les complaintes et les jérémiades de cadres et d’exploitants agricoles sur l’insuffisance
de leurs revenus, alors même qu’ils gagnent bien mieux leur vie que leurs semblables. Et si ces derniers, paradoxalement, mènent une meilleure existence, c’est souvent simplement parce qu’ils savent gérer le peu qu’ils gagnent. En fait, promouvoir une politique de revenus pour les ménages ivoiriens reviendrait aujourd’hui à trouver les meilleures méthodes pour les inciter à créer des richesses et à leur apprendre à gérer rationnellement et de façon disciplinée leurs revenus. Cela consisterait aussi et surtout à leur apprendre à épargner, non seulement pour se prémunir contre les manques, les revers de fortune et les périls futurs, mais encore pour financer à terme des investissements rentables et contribuer au développement de la nation. Une telle politique a déjà été appliquée à une l’échelle réduite d’un village, Yacolidabouo, pour ce qui concerne la création de la richesse et au sein du groupe Cie-Sodeci, pour l’épargne, avec des résultats stimulants. Cette dernière a d’ailleurs été répliquée de façon tout aussi encourageante dans d’autres
pays africains. Les Nouveaux pays industrialisés d’Asie du Sud-Est et de l’Amérique latine ont suivi des voies similaires dans les années 70-90 pour financer les changements structurels de leurs économies tout en s’assurant des taux de croissance très élevés. On note ainsi le lien très éclairant entre les taux de croissance et d’épargne intérieure de la Malaisie, de la Thaïlande, de la Corée et du Chili dans la période 1986-1995. Ces pays ont, en effet, connu, respectivement, des croissances moyennes du Pib de 7,7%, 9,4%, 8% et 7%,
pour des taux moyens d’épargne de35,5%,33,4%, 36,2% et 27,7%. Ces chiffres montrent tout simplement l’importance de l’épargne pour le développement économique et suggèrent ici que plus on épargne, plus on a les moyens d’investir et plus on investit, plus on stimule la croissance et le développement. L’enseignement qui en découle est utile pour notre pays, certes. Il faut cependant souligner que la politique des revenus et de l’épargne dont il est ici question est culturellement déterminée. Et dans l’exemple ci-dessus, trois des pays concernés se rattachent à une tradition culturelle et philosophique qui sacralise le travail ainsi que la vie frugale, source de l’épargne. Il s’agit des trois pays asiatiques, la Malaisie, la Thaïlande et la Corée. Toutefois, cette tradition pourrait et devrait faire l’objet
d’une adaptation, d’une large vulgarisation et d’un apprentissage méthodique dans notre pays, pour les raisons développées dans les lignes qui suivent.

II. - L’éDUCATION ET LA FORMATION :LEVIERS PRINCIPAUX DE LA POLITIQUE DE REVENUS DES MéNAGES

L’une des vérités les plus importantes de la vie économique que l’on passe malheureusement presque toujours sous silence, c’est le fait que l’immense majorité des ménages ivoiriens, voire africains, n’ont pas la même conception de l’activité
économique que ceux qui administrent l’économie nationale, ni encore moins que les
Occidentaux.« Personne n’est censé ignorer l’économie », pour paraphraser Portalis2, comme ceux qui pensent, souvent à tort évidemment, que tous les ménages sont des homo-économicus, maîtrisant toutes les règles de la vie économique et adoptant des décisions toujours rationnelles en la matière. Il suffirait donc, selon eux, que les ménages suivent les orientations macroéconomiques des experts étatiques pour qu’ils atteignent au bien-être économique. En réalité, l’expérience montre que la gestion microéconomique rigoureuse n’est pas la chose la mieux partagée par les agents économiques,
surtout lorsqu’ils appartiennent à des sphères culturelles aussi différentes que celles de l’Occident et de l’Afrique noire. Alors que l’économie de marché est une réalité déjà dès le 16e siècle et imprègne les valeurs économiques et sociales, en Occident, la plupart des sociétés africaines n’entrent en contact avec elle qu’à la fin du 19e, voire au début du 20e siècle. Elles ne vivaient que de l’économie de subsistance, dans laquelle tout ce qui est produit est consommé et ce qui est consommé est directement produit
par le ménage. Le travail humain n’était pas séparé de l’homme et de ses besoins. C’était l’économie conviviale : tout ce dont le ménage avait besoin lui était fourni directement par la nature sans aucun frais financier. Il n’y avait donc pas besoin de calcul économique et donc d’apprendre à gérer, comme aujourd’hui où tout a un coût économique et financier. Toutes les valeurs politiques, sociales et morales des communautés africaines anciennes construites autour de cette conception économique du don de la nature continuent encore de déterminer largement les mentalités, y compris mêmes celles des cadres formés à l’école occidentale et dont certains gèrent au quotidien l’économie
nationale. C’est pourquoi, tout en s’imposant en toute objectivité et avec urgence,
la politique de revenus des ménages, telle que préconisée, ne va pas de soi et se heurte à de fortes résistances psychologiques. Il a fallu plus de vingt ans pour faire admettre au sein du Groupe Cie-Sodeci, le principe du Fonds commun de placement
et autant, sinon plus de temps, pour accréditer auprès des villageois de Yacolidabouo, par exemple, la nécessité de créer des plantations hévéicoles afin d’avoir des revenus mensuels, puis d’apprendre à bien gérer ces revenus et à en épargner une partie. Des expériences menées sur le terrain, à une petite échelle, donnent des résultats très encourageants qu’il s’agit maintenant de vulgariser. A cet égard, le séminaire de formation
de jeunes exploitants agricoles de Yacolidabouo sur le budget familial et le cadre de vie, qui a eu lieu le mois dernier, à Taabo, est un témoignage intéressant. Son intérêt,en effet, réside dans l’importance de la demande qu’il a suscitée dans la Cité de Taabo, dans le village éponyme et même au-delà, en l’absence de toute publicité. La nouvelle du
séminaire s’était propagée comme par capillarité dans l’ensemble du département.D’ailleurs, madame le sous-préfet et monsieur le maire résident de la commune de Taabo, qui étaient venus délibérément me rendre visite, m’ont demandé d’organiser la même formation au profit de leurs administrés. Le chef du village de Taabo, Nanan Kounan, à qui je rendais, pour ma part, une visite de courtoisie a, lui aussi, demandé et obtenu l’organisation d’une formation identique pour les chefs de ménage de sa juridiction. Cela, sous les ovations des notables et de tous les jeunes qui assistaient à
la réception. L’idée, maintenant, est de sensibiliser les pouvoirs publics et les partenaires
au développement, à la nécessité de cette grande subversion pour le développement économique et social réel de la Côte d’Ivoire, pour le plus grand bien de ses
citoyens et de tous ses résidents.

EN GUISE DE CONCLUSION

Le développement économique et social s’est jusqu’ici présenté sous deux paradigmes distincts : celui de l’économie dirigée d’intérêt général et l’actuel modèle issu du
Consensus de Washington. Le premier avait valu à la Côte d’Ivoire sa notoriété africaine et mondiale, grâce à ce qui passait alors pour son « miracle économique ».
De 1960 à 1980, ni la Banque mondiale, ni le Fonds monétaire international n’étaient directement intervenus dans la conduite de la politique économique de la Côte d’Ivoire. Bien au contraire, la Banque avait toujours financé sans réserve, tous les investissements publics présentés par la Côte d’Ivoire. Elle était même le Premier bailleur de fonds
du pays, malgré le modèle de “l’économie dirigée d’intérêt général ” appliqué en Côte d’Ivoire au cours de cette période. Ce modèle qui s’opposait à la détermination de l’économie par les seules initiatives du privé, avait été conçu en France, en 1934, en pleine crise économique3. Il avait été, ensuite, repris à l’époque du Front populaire, par les
techniciens de l’économie coloniale, puis plus tard, sous le Gouvernement de Vichy, par une équipe de technocrates. C’est donc ce modèle qui s’était imposé dans notre pays, sous l’influence directe de Raphaël Saller, Georges Monnet et Jean Millier ministres techniciens dans les premiers gouvernements de la Côte d’Ivoire autonome, puis indépendante.
Mais, à partir de 1981, les Institutions de Bretton Woods ont commencé à remettre en cause l’intervention directe de l’Etat dans les secteurs productifs, lequel a fini par se désengager complètement, à partir de 1990, au profit du secteur privé, comme le recommande le Consensus de Washington. Dès ce moment, les ménages ivoiriens, peu
familiers des valeurs liées à l’économie néolibérale et privés de la tutelle de l’Etat-Providence, sont descendus aux enfers d’où ils ne remonteront probablement jamais.
Ils ne sont pas outillés à cet effet, ni culturellement, ni techniquement et la politique macroéconomique nationale qui ne tient aucun compte réaliste de leur double impréparation ne saurait les aider à en sortir. C’est pourquoi il est urgent d’inaugurer
un troisième paradigme de développement économique et social qui, en Côte d’Ivoire, parte toujours de la réalité concrète des ménages pour élaborer des politiques parfaitement adaptées. Car après tout, ce sont eux l’objet et non le sujet du développement économique et social.

MarceL ZADI KESSY
PRESIDENT DU CES


(1) Banque Mondiale ; World Development Indicators ; 2010
(2) Jean-Etienne-Marie PORTALIS, n’aurait fait que reprendre le vieil adage qu’on lui attribue : Nemocenseturlegemignorare (nul n’est censé ignorer la loi) ...
(3) La Conférence économique de la France métropolitaine et d’Outre-Mer avait introduit le thème du rôle de l’Etat non plus seulement comme financier, mais comme concepteur, et avait ajouté au principe dorénavant admis de l’outillage d’infrastructure celui, plus nouveau, de l’impulsion industrielle. Voir Catherine Coquery-Vidrovitch “ Les
changements économiques en Afrique dans le contexte mondial (1935-1980)” in Unesco; histoire générale de l’Afrique; Abidjan; Nei 1998; pp 323-356

18:32 Écrit par innovationcotedivoire dans Afrique, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action, Esprit économique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COTE D'IVOIRE transport aérien : Lancement des activités commerciales / ASKY assure sa desserte à partir d’Abidjan

http://news.abidjan.net/photos/photos/Avionbloque-Malglaive_abacapresscom.jpgPublié le samedi 17 decembre 2011 | L'intelligent d'Abidjan
Dans le cadre de l’extension de ses activités commerciales, la compagnie aérienne africaine ASKY (African sky) dont le siège est basé à Lomé, au Togo, a procédé le jeudi 15 décembre 2011, à l’ouverture d’une nouvelle agence à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. A la cérémonie inaugurale de cette nouvelle agence, M. Gervais Koffi Djondo, PCA de ASKY, a décliné la vision de ladite compagnie : «L’idée est de créer une compagnie sécurisée qui va regrouper les régions africaines et pour le bien-être».

L’objectif étant de créer les conditions de la survie des compagnies aériennes africaines, de sorte qu’elles ne disparaissent pas, avec des dettes, comme fut le cas d’autres. «Les flottes africaines sont vieilles et trop petites pour survivre, le coût d’exploitation est très élevé avec une mage bénéficiaire quasi inexistante. 50% des voies aériennes africaines ont moins de 68 passagers par jour. Elles disparaissent prématurément avec des dettes», a expliqué Laurent Loukou, directeur commercial. S’inspirant de l’expérience des échecs précédents, il estime que la seule option de survie des compagnies aériennes africaines, c’est de renforcer les compagnies entre elles. «La tendance actuelle s’est tournée vers le regroupement dans le secteur aérien.

Les compagnies européennes qui sont des mastodontes estiment qu’elles sont en deçà de leur objectif», a-t-il ajouté. Pour éviter la disparition des compagnies aériennes africaines, Laurent Loukou recommande la coopération et l’intégration des flottes africaines. Et la force de la compagnie ASKY (African sky), c’est le fait de disposer de partenaires financiers. Avec un capital de 120 millions de dollars US (environ 60 milliards FCFA), la compagnie a pour promoteur, la BIDC (Banque d’investissement de la communauté économique des Etats), la BOAD (Banque ouest africaine de développement), Ecobank et des investisseurs privés. Elle opère avec quatre (4) aéronefs de nouvelle génération, des Boeing 737-700 nouvelle génération. M. Awel Busera, Dg de Asky Airlines Abidjan qui a pris part à la cérémonie inaugurale, s’est réjoui de ce que sa structure se soit implantée en Côte d’Ivoire.

18:22 Écrit par innovationcotedivoire dans Actualités, Afrique, Côte d'Ivoire, Entrepreneurs en action, Esprit économique, Evènements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |