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09 janvier 2012

COTE D'IVOIRE ECONOMIE: Partenariat public-privé : Le projet d’étude validé

DRAPEAU CI.jpgPARTENARIAT.jpgPublié le lundi 9 janvier 2012 | Le Patriote
Le renforcement des contrats de partenariats entre le secteur public et le secteur privé pour la promotion des investissements en Côte d’Ivoire tient à cœur au Gouvernement. Au final, il s’agira de mettre en place une stratégie nationale des Partenariats Public-Privé (PPP) et élaborer une loi qui définisse un cadre juridique et réglementaire adéquat des PPP. A cet effet, une étude portant sur le diagnostic et l’identification des projets éligibles aux PPP, a été réalisée par un cabinet international. Le mercredi dernier, les ministères techniques, les acteurs du secteur privé et la société civile ont validé cette étude diagnostique et d’identification des projets. Pour Essis Esmel Emmanuel, Directeur général du Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), le but de cette rencontre est d’approfondir la compréhension du PPP en vue de fédérer les actions. « Nous devons nous engager dans cette initiative pour la promotion des PPP. Et le CEPICI entend jouer son rôle.», a-t-il souligné. A en croire, Ahoutou Koffi, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, ‘‘il faut définir des fiches de projets claires s’inscrivant dans la vision du Président de la République à l’horizon 2020 et mettre en place les conditions qui garantissent la sécurité juridique des parties’’.

Sogona Sidibé

Promotion de l’élevage en Côte d’Ivoire : Plus de 16 milliards Fcfa pour appuyer les projets

DRAPEAU CI.jpgBOEUF.jpgPublié le lundi 9 janvier 2012 | L'expression
L’autosuffisance en production animale demeure la première priorité pour le ministère des Ressources animales et halieutiques, qui a lancé, à cet effet, plusieurs projets dont les résultats sont attendus dans les mois à venir.
La bataille pour l’autosuffisance alimentaire en Côte d’Ivoire a été engagée par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, dès sa nomination au gouvernement Soro Guillaume en juin 2010. Plusieurs projets d’envergure engagés sous l’ancien régime, et qui n’ont connu d’avancées notables, ont été relancés pour cadrer avec les nouveaux objectifs de sécurité alimentaire prônée par le président Ouattara à l’horizon 2020. Ce sont, dans un premier temps, le Projet de gestion intégrée des ranchs et stations (Progirs). Placé sous la direction du Dr Konan Banny Jean-Pierre, avec un portefeuille d’un peu plus de 16 milliards de Fcfa, le projet s’affiche comme un incubateur de bettes issues de différentes espèces. Il vise la multiplication des bettes afin de les mettre à la disposition des éleveurs nationaux. Pour le faire, les stations ovine et bovine de Sipilou et Béoumi, anciennement localisées à l’Ouest de la Côte d’Ivoire ont été délocalisées dans la région de Toumoni qui offre des conditions climatiques plus propices. Dans la première station, un effectif de 400 matrices d’espèces Djallonké et 61 têtes de caprins ont été acquis pour faire une reproduction à grande échelle. La deuxième statio, qui abrite 226 têtes de bettes, fait également l’objet d’un suivi particulier par des spécialistes. Le choix des bettes, de race n’dama et originaire de la Guinée Conakry, ne sont pas fortuits. A en croire le coordonateur du projet, ces bettes résistent aux maladies et s’adaptent facilement aux changements climatiques. A côté du Progirs, un autre projet a été engagé par le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani. Il s’agit du Projet d’appui à l’élevage en Côte d’Ivoire (Pade-CI). D’une durée de cinq ans, cet autre chantier s’étend sur six zones, notamment le Nord, le centre, l’Est, le Sud-Est et le Sud-Ouest. Et vise à accompagner les jeunes éleveurs. A Yamoussoukro, 29 millions de Fcfa ont été remis à 5 d’entre eux, qui ont des projets d’élevage de bœufs, moutons et poulets. Le projet s’inscrit également dans le souci de couvrir les besoins nationaux en production animale. Outre ces projets, le département des ressources animales et halieutiques s’est penché sur le secteur avicole qui présente des déficits importants. En effet, la production avicole avoisinerait les 18 000 tonnes par an tandis que la demande s’élèverait à 40 000 tonnes. D’où un déficit de 22 000 tonnes. C’est donc pour parer à ce déficit grandissant qu’un plan stratégique, estimé à 45 milliards, et visant un objectif de production de 60 000 tonnes de volailles à l’horizon 2020 a été adopté sous l’initiative du ministère. Sur la question des prélèvements compensatoires sur l’importation d’abat de volaille et viandes qui est passé de 1.000 à 400 Fcfa, le ministère a noté qu’elle ne nuirait pas aux petits producteurs comme la ‘’rumeur’’ veut le faire croire. Il a multiplié les appels aux producteurs et importateurs pour mettre fin aux polémiques. Car l’opération vise, selon lui, à mettre fin aux importations frauduleuses qui entrent sur le territoire sans payer de taxes. C’est, par ailleurs, dans le but de développer la filière. Puisqu’elle génère un peu plus de 30 000 emplois directs, plusieurs agro-industries et demeure la principale source de protéines animales. Toutes ces actions menées en six mois d’activités témoignent de la volonté du ministère d’atteindre les objectifs fixés par le président Ouattara.

K. Anderson

04 janvier 2012

ASHOKA RECRUTE UNE EQUIPE DYNAMIQUE DE 04 PERSONNES

DRAPEAU CI.jpgASHOKA.png Travailler au développement de l’Afrique avec Ashoka
Connaissant un développement rapide sur le continent africain et surfant sur la vague historique que connaissent une majorité de pays, Ashoka renforce ses équipes, notamment pour soutenir les projets concernant la jeunesse. En partenariat avec la Fondation MasterCard, Ashoka s’attaque à la question de l’emploi des jeunes en recherchant et en accompagnant des entrepreneurs sociaux très motivés, dont les activités innovantes sont capables de transformer radicalement ce domaine, notamment en Afrique sub-saharienne.

Pour cela, Ashoka recrute une équipe dynamique de 4 personnes : 1 Youth Employment Change Manager, 1 Knowledge Team Member-Africa, 1 Finance Manger, 1 program Assistant, qui sera basée au siège, à côté de Washington D.C.

Pour candidater : remplir la fiche sur : http://ashoka.org/staff-app

A titre d'information: En Afrique, Ashoka soutient 350 Entrepreneurs Sociaux innovants (Fellows) dans 17 pays.

Bonne Chance à tous

POUR L’ANNÉE 2012

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« AVEC DES IDES ET DES ACTIONS INNOVANTES CONSTRUISONS LA COTE D’IVOIRE, L’AFRIQUE ET LE MONDE EN 2012 »

17 décembre 2011

Développement / Le président du ces, Zadi Kessy, propose: "La croissance doit partir des ménages"

Le président du ces, Zadi Kessy, propose, dans cette réflexion, la nécessité d’impulser le développement par la base : le ménage. une approche micro économique qui apparaît comme un troisième paradigme du développement

Il peut sembler singulier, a priori, de s’intéresser au rôle du ménage dans le développement économique et social d’un pays, quand on a été longtemps prisonnier du dogme selon lequel l’entreprise et l’etat travaillent solidairement pour le bien-être des ménages. pourtant, il suffit d’observer la misère économique et politique de la plupart des pays africains, la précarité des conditions d’existence que certains dirigeants offrent à leurs peuples pour comprendre que rien n’est aussi éloigné de la vérité que cette théorie illusoire. la côte d’ivoire, notre pays, n’échappe pas aujourd’hui à la situation des autres pays africains. avec 980$ de pib per capital en 20081, en parité de pouvoir d’achat, elle est classée, dans le cia Factbook, à la 188e place sur les 193 etats membres des Nations unies. elle était donc la 6e économie mondiale à avoir créé le moins de richesse par tête d’habitant. elle comptait officiellement 45% de chômeurs, 61% d’analphabètes et 48,9% de sa population, c’est-à-dire près d’un ivoirien sur deux, vivaient en dessous du seuil de pauvreté (moins de 500 F cfa/jour). ce qui signifie, en estimant la taille d’un ménage entre7 et 10 personnes, qu’un ménage ivoirien sur deux ne dispose que d’un revenu journalier compris entre 3500 et 5000 francs pour vivre. avec un tel revenu, il doit couvrir tous ses besoins en nourriture, logement, vêtements, soins médicaux, de scolarisation des enfants, de déplacement et de loisirs, etc. on objectera, sans aucun doute, que la situation est imputable à la longue crise politique et militaire qu’a connue le pays. comme si un etat responsable ne devait pas la paix sociale et la stabilité politique à ses citoyens et à ses entreprises. c’est donc dire que dans le trio d’acteurs du développement économique et social, en afrique, le ménage est sans doute le plus fragile, mais en même temps le plus précieux, car en définitive de lui dépendent à la fois le destin des dirigeants de l’etat et, dans une large mesure, l’essor des entreprises qui n’exploitent que le marché intérieur. il constitue, en effet, sur le plan politique, un inestimable noyau d’électeurs non partisan, mais affectivement et souvent idéologiquement soudé. en outre, sur le plan économique, il correspond au foyer fiscal utilisé dans un certain nombre de pays pour le calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. il est également à la fois un bassin essentiel de main d’oeuvre pour les entreprises et un facteur de production indépendant. enfin, sur le plan commercial, il est une source vitale de la consommation, elle-même aiguillon capital de la production. Si donc le ménage est démuni, comme il l’est aujourd’hui en côte d’ivoire, comment peut-il efficacement contribuer aux recettes fiscales de l’etat ? comment peut-il épargner, pour mettre à la disposition de l’économie nationale une partie de l’épargne privée intérieure nécessaire aux investissements avec le minimum d’endettement ? comment peut-il consommer ce que les entreprises produisent et contribuer ainsi à leur essor ? comment peut-il constituer un marché intérieur susceptible de retenir ou d’attirer le plus grand nombre d’entreprises sur le territoire national? le ménage aussi terriblement paupérisé peut-il favoriser et pérenniser la sécurité intérieure, la paix sociale et la stabilité politique du pays, préalables à toute oeuvre de développement ? peut-il continuer d’assumer, sans faille, ses fonctions traditionnelles d’éducation et de socialisation de la jeunesse ainsi que celle d’enracinement moral du citoyen ? tel est le questionnement qui justifie l’examen du rôle du ménage dans la problématique du développement économique et social de la côte d’ivoire d’aujourd’hui. et cet examen s’impose aujourd’hui avec la force et l’urgence de la nécessité impérieuse : la nation ivoirienne est politiquement si clivée, économiquement minée par la question du foncier rural et moralement oxydée par toute sorte d’incivisme, que l’approche macroéconomique du développement semble actuellement poser plus de problèmes qu’elle n’en peut résoudre.c’est pourquoi il n’y aurait nulle outrance à se demander si une démarche plutôt microéconomique, prenant le ménage pour levier principal, ne serait pas mieux appropriée au développement économique et social de la côte d’ivoire. dans une telle hypothèse, il s’agirait de savoir comment le ménage pourrait contribuer plus efficacement à ce développement et, à cet égard, la présente communication suggère deux voies possibles : (i) promouvoir une politique de revenus des ménages ; et (ii) entreprendre des campagnes systématiques de sensibilisation et de formation.

I.- POUR UNE POLITIQUE DE REVENUS DES MENAGES

On entend par politique de revenus des ménages, l’ensemble des dispositions
préconisées en vue d’assurer à ceux-ci des revenus primaires, c’est-à-dire des gains pécuniaires tirés directement de leurs activités économiques salariées ou non, et indirectement de l’exploitation de leur patrimoine, s’ils en ont. Evidemment, apprendre aux ménages à bien gérer ces revenus ou à les accroître constitue également un élément important de cette politique, car la plupart du temps, en dehors des cas patents de chômage, le problème central des ménages réside, avant tout, dans la mauvaise gestion de leurs revenus. En ville, comme à la campagne, il n’est pas rare, en effet, d’entendre les complaintes et les jérémiades de cadres et d’exploitants agricoles sur l’insuffisance
de leurs revenus, alors même qu’ils gagnent bien mieux leur vie que leurs semblables. Et si ces derniers, paradoxalement, mènent une meilleure existence, c’est souvent simplement parce qu’ils savent gérer le peu qu’ils gagnent. En fait, promouvoir une politique de revenus pour les ménages ivoiriens reviendrait aujourd’hui à trouver les meilleures méthodes pour les inciter à créer des richesses et à leur apprendre à gérer rationnellement et de façon disciplinée leurs revenus. Cela consisterait aussi et surtout à leur apprendre à épargner, non seulement pour se prémunir contre les manques, les revers de fortune et les périls futurs, mais encore pour financer à terme des investissements rentables et contribuer au développement de la nation. Une telle politique a déjà été appliquée à une l’échelle réduite d’un village, Yacolidabouo, pour ce qui concerne la création de la richesse et au sein du groupe Cie-Sodeci, pour l’épargne, avec des résultats stimulants. Cette dernière a d’ailleurs été répliquée de façon tout aussi encourageante dans d’autres
pays africains. Les Nouveaux pays industrialisés d’Asie du Sud-Est et de l’Amérique latine ont suivi des voies similaires dans les années 70-90 pour financer les changements structurels de leurs économies tout en s’assurant des taux de croissance très élevés. On note ainsi le lien très éclairant entre les taux de croissance et d’épargne intérieure de la Malaisie, de la Thaïlande, de la Corée et du Chili dans la période 1986-1995. Ces pays ont, en effet, connu, respectivement, des croissances moyennes du Pib de 7,7%, 9,4%, 8% et 7%,
pour des taux moyens d’épargne de35,5%,33,4%, 36,2% et 27,7%. Ces chiffres montrent tout simplement l’importance de l’épargne pour le développement économique et suggèrent ici que plus on épargne, plus on a les moyens d’investir et plus on investit, plus on stimule la croissance et le développement. L’enseignement qui en découle est utile pour notre pays, certes. Il faut cependant souligner que la politique des revenus et de l’épargne dont il est ici question est culturellement déterminée. Et dans l’exemple ci-dessus, trois des pays concernés se rattachent à une tradition culturelle et philosophique qui sacralise le travail ainsi que la vie frugale, source de l’épargne. Il s’agit des trois pays asiatiques, la Malaisie, la Thaïlande et la Corée. Toutefois, cette tradition pourrait et devrait faire l’objet
d’une adaptation, d’une large vulgarisation et d’un apprentissage méthodique dans notre pays, pour les raisons développées dans les lignes qui suivent.

II. - L’éDUCATION ET LA FORMATION :LEVIERS PRINCIPAUX DE LA POLITIQUE DE REVENUS DES MéNAGES

L’une des vérités les plus importantes de la vie économique que l’on passe malheureusement presque toujours sous silence, c’est le fait que l’immense majorité des ménages ivoiriens, voire africains, n’ont pas la même conception de l’activité
économique que ceux qui administrent l’économie nationale, ni encore moins que les
Occidentaux.« Personne n’est censé ignorer l’économie », pour paraphraser Portalis2, comme ceux qui pensent, souvent à tort évidemment, que tous les ménages sont des homo-économicus, maîtrisant toutes les règles de la vie économique et adoptant des décisions toujours rationnelles en la matière. Il suffirait donc, selon eux, que les ménages suivent les orientations macroéconomiques des experts étatiques pour qu’ils atteignent au bien-être économique. En réalité, l’expérience montre que la gestion microéconomique rigoureuse n’est pas la chose la mieux partagée par les agents économiques,
surtout lorsqu’ils appartiennent à des sphères culturelles aussi différentes que celles de l’Occident et de l’Afrique noire. Alors que l’économie de marché est une réalité déjà dès le 16e siècle et imprègne les valeurs économiques et sociales, en Occident, la plupart des sociétés africaines n’entrent en contact avec elle qu’à la fin du 19e, voire au début du 20e siècle. Elles ne vivaient que de l’économie de subsistance, dans laquelle tout ce qui est produit est consommé et ce qui est consommé est directement produit
par le ménage. Le travail humain n’était pas séparé de l’homme et de ses besoins. C’était l’économie conviviale : tout ce dont le ménage avait besoin lui était fourni directement par la nature sans aucun frais financier. Il n’y avait donc pas besoin de calcul économique et donc d’apprendre à gérer, comme aujourd’hui où tout a un coût économique et financier. Toutes les valeurs politiques, sociales et morales des communautés africaines anciennes construites autour de cette conception économique du don de la nature continuent encore de déterminer largement les mentalités, y compris mêmes celles des cadres formés à l’école occidentale et dont certains gèrent au quotidien l’économie
nationale. C’est pourquoi, tout en s’imposant en toute objectivité et avec urgence,
la politique de revenus des ménages, telle que préconisée, ne va pas de soi et se heurte à de fortes résistances psychologiques. Il a fallu plus de vingt ans pour faire admettre au sein du Groupe Cie-Sodeci, le principe du Fonds commun de placement
et autant, sinon plus de temps, pour accréditer auprès des villageois de Yacolidabouo, par exemple, la nécessité de créer des plantations hévéicoles afin d’avoir des revenus mensuels, puis d’apprendre à bien gérer ces revenus et à en épargner une partie. Des expériences menées sur le terrain, à une petite échelle, donnent des résultats très encourageants qu’il s’agit maintenant de vulgariser. A cet égard, le séminaire de formation
de jeunes exploitants agricoles de Yacolidabouo sur le budget familial et le cadre de vie, qui a eu lieu le mois dernier, à Taabo, est un témoignage intéressant. Son intérêt,en effet, réside dans l’importance de la demande qu’il a suscitée dans la Cité de Taabo, dans le village éponyme et même au-delà, en l’absence de toute publicité. La nouvelle du
séminaire s’était propagée comme par capillarité dans l’ensemble du département.D’ailleurs, madame le sous-préfet et monsieur le maire résident de la commune de Taabo, qui étaient venus délibérément me rendre visite, m’ont demandé d’organiser la même formation au profit de leurs administrés. Le chef du village de Taabo, Nanan Kounan, à qui je rendais, pour ma part, une visite de courtoisie a, lui aussi, demandé et obtenu l’organisation d’une formation identique pour les chefs de ménage de sa juridiction. Cela, sous les ovations des notables et de tous les jeunes qui assistaient à
la réception. L’idée, maintenant, est de sensibiliser les pouvoirs publics et les partenaires
au développement, à la nécessité de cette grande subversion pour le développement économique et social réel de la Côte d’Ivoire, pour le plus grand bien de ses
citoyens et de tous ses résidents.

EN GUISE DE CONCLUSION

Le développement économique et social s’est jusqu’ici présenté sous deux paradigmes distincts : celui de l’économie dirigée d’intérêt général et l’actuel modèle issu du
Consensus de Washington. Le premier avait valu à la Côte d’Ivoire sa notoriété africaine et mondiale, grâce à ce qui passait alors pour son « miracle économique ».
De 1960 à 1980, ni la Banque mondiale, ni le Fonds monétaire international n’étaient directement intervenus dans la conduite de la politique économique de la Côte d’Ivoire. Bien au contraire, la Banque avait toujours financé sans réserve, tous les investissements publics présentés par la Côte d’Ivoire. Elle était même le Premier bailleur de fonds
du pays, malgré le modèle de “l’économie dirigée d’intérêt général ” appliqué en Côte d’Ivoire au cours de cette période. Ce modèle qui s’opposait à la détermination de l’économie par les seules initiatives du privé, avait été conçu en France, en 1934, en pleine crise économique3. Il avait été, ensuite, repris à l’époque du Front populaire, par les
techniciens de l’économie coloniale, puis plus tard, sous le Gouvernement de Vichy, par une équipe de technocrates. C’est donc ce modèle qui s’était imposé dans notre pays, sous l’influence directe de Raphaël Saller, Georges Monnet et Jean Millier ministres techniciens dans les premiers gouvernements de la Côte d’Ivoire autonome, puis indépendante.
Mais, à partir de 1981, les Institutions de Bretton Woods ont commencé à remettre en cause l’intervention directe de l’Etat dans les secteurs productifs, lequel a fini par se désengager complètement, à partir de 1990, au profit du secteur privé, comme le recommande le Consensus de Washington. Dès ce moment, les ménages ivoiriens, peu
familiers des valeurs liées à l’économie néolibérale et privés de la tutelle de l’Etat-Providence, sont descendus aux enfers d’où ils ne remonteront probablement jamais.
Ils ne sont pas outillés à cet effet, ni culturellement, ni techniquement et la politique macroéconomique nationale qui ne tient aucun compte réaliste de leur double impréparation ne saurait les aider à en sortir. C’est pourquoi il est urgent d’inaugurer
un troisième paradigme de développement économique et social qui, en Côte d’Ivoire, parte toujours de la réalité concrète des ménages pour élaborer des politiques parfaitement adaptées. Car après tout, ce sont eux l’objet et non le sujet du développement économique et social.

MarceL ZADI KESSY
PRESIDENT DU CES


(1) Banque Mondiale ; World Development Indicators ; 2010
(2) Jean-Etienne-Marie PORTALIS, n’aurait fait que reprendre le vieil adage qu’on lui attribue : Nemocenseturlegemignorare (nul n’est censé ignorer la loi) ...
(3) La Conférence économique de la France métropolitaine et d’Outre-Mer avait introduit le thème du rôle de l’Etat non plus seulement comme financier, mais comme concepteur, et avait ajouté au principe dorénavant admis de l’outillage d’infrastructure celui, plus nouveau, de l’impulsion industrielle. Voir Catherine Coquery-Vidrovitch “ Les
changements économiques en Afrique dans le contexte mondial (1935-1980)” in Unesco; histoire générale de l’Afrique; Abidjan; Nei 1998; pp 323-356

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COTE D'IVOIRE transport aérien : Lancement des activités commerciales / ASKY assure sa desserte à partir d’Abidjan

http://news.abidjan.net/photos/photos/Avionbloque-Malglaive_abacapresscom.jpgPublié le samedi 17 decembre 2011 | L'intelligent d'Abidjan
Dans le cadre de l’extension de ses activités commerciales, la compagnie aérienne africaine ASKY (African sky) dont le siège est basé à Lomé, au Togo, a procédé le jeudi 15 décembre 2011, à l’ouverture d’une nouvelle agence à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. A la cérémonie inaugurale de cette nouvelle agence, M. Gervais Koffi Djondo, PCA de ASKY, a décliné la vision de ladite compagnie : «L’idée est de créer une compagnie sécurisée qui va regrouper les régions africaines et pour le bien-être».

L’objectif étant de créer les conditions de la survie des compagnies aériennes africaines, de sorte qu’elles ne disparaissent pas, avec des dettes, comme fut le cas d’autres. «Les flottes africaines sont vieilles et trop petites pour survivre, le coût d’exploitation est très élevé avec une mage bénéficiaire quasi inexistante. 50% des voies aériennes africaines ont moins de 68 passagers par jour. Elles disparaissent prématurément avec des dettes», a expliqué Laurent Loukou, directeur commercial. S’inspirant de l’expérience des échecs précédents, il estime que la seule option de survie des compagnies aériennes africaines, c’est de renforcer les compagnies entre elles. «La tendance actuelle s’est tournée vers le regroupement dans le secteur aérien.

Les compagnies européennes qui sont des mastodontes estiment qu’elles sont en deçà de leur objectif», a-t-il ajouté. Pour éviter la disparition des compagnies aériennes africaines, Laurent Loukou recommande la coopération et l’intégration des flottes africaines. Et la force de la compagnie ASKY (African sky), c’est le fait de disposer de partenaires financiers. Avec un capital de 120 millions de dollars US (environ 60 milliards FCFA), la compagnie a pour promoteur, la BIDC (Banque d’investissement de la communauté économique des Etats), la BOAD (Banque ouest africaine de développement), Ecobank et des investisseurs privés. Elle opère avec quatre (4) aéronefs de nouvelle génération, des Boeing 737-700 nouvelle génération. M. Awel Busera, Dg de Asky Airlines Abidjan qui a pris part à la cérémonie inaugurale, s’est réjoui de ce que sa structure se soit implantée en Côte d’Ivoire.

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26 août 2011

COTE D'IVOIRE ACTUALITÉS ECONOMIQUES:Le président du Conseil économique et social au siège de la Cgeci

DRAPEAU CI.jpgZadi_Cgeci9.jpgPublié le vendredi 26 aout 2011 | Ivoire-Presse
Le président du Conseil Economique et Social (C.E.S), Marcel Zadi Kessi a rencontré le patronat ivoirien. C`était le mercredi 24 août 2011, au siège de la Confédération générale des entreprises de Cote d`Ivoire (Cgeci).

Le Président du Conseil économique et social est venu s’imprégner des réalités des entreprises, auprès du patronat ivoirien. Cette visite s’inscrit dans le cadre des activités d`un conseil soucieux d`améliorer le bien-être des populations.

La CGECI s`est d`abord présenté au Président du Conseil économique et social, avant de proposer sa nouvelle vision pour la Côte d’Ivoire à l`horizon 2040 : le défi du meilleur. Il ressort de cette présentation que le pays doit maintenir un équilibre complexe pour une forte croissance économique. Selon les intervenants, cela ne peut se réaliser sans que l’Etat ne donne sa véritable place au secteur privé.

Le patronat ivoirien compte 500 entreprises regroupées en 9 groupes professionnels, et emploie 100.000 personnes.

« Le secteur privé fait la promotion de la liberté et défend les intérêts de ses adhérents », a dit le président Jean Kacou Diagou. Le premier responsable du patronat a ensuite égrainé le long chapelet des préoccupations du secteur privé : le problème de sécurité des biens et des personnes, la créance de l’Etat et le dédommagement, l’amélioration du cadre des affaires, la justice et la fiscalité, etc. « Sans dédommagement, conclura-t-il, les entreprises ne peuvent pas participer au développement du pays ». Pour sa part, Marcel Zadi Kessi s’est dit heureux de rencontrer le patronat dont il fait lui-même, toujours partie : « Ensemble, nous trouverons des voies et moyens pour porter vos doléances à qui de droit ». Signalons, pour terminer, que depuis un mois, toutes les grandes entreprises à capitaux libanais ont adhéré à la CGECI afin d`aligner leurs activités sur les normes définies par l`Etat ivoirien. Comme quoi, la nouvelle Cote d`Ivoire est née sous Alassane Ouattara.

22 août 2011

SEPT (07) ENTREPRENEURS AFRICAINS QUI INSPIRENT L’INNOVATION

Pour être un entrepreneur à succès en Afrique, vous devez avoir le courage et la persévérance pour surmonter les exigences ahurissantes des bureaucraties et l'accès limité au crédit.

En dépit de ces défis, de nombreux Africains ont puisé dans leur esprit entrepreneurial et ont été récompensés avec succès au-delà de leurs rêves les plus fous.
The Atlanta post a compilé une liste variée de visionnaires africains qui méritent d'être profilées non seulement en raison de la taille de leur portefeuille, mais aussi en raison de l'impact phénoménal de leurs initiatives.

INNOVATION COTE D’IVOIRE a décidé de partager avec vous la présentation de ces sept (07) personnes (hommes et Femmes) dont les histoires vont vous inspirer de ne pas abandonner.

ALIKO DANGOTE : LE GOLDEN BOY

aliko-dangote.jpg

Même quand il était un garçon de l'école, Aliko Dangote lorgnait la marge bénéficiaire du carton de bonbons qu'il vendait à ses camarades.
A 21 ans il obtenu un prêt de son oncle pour démarrer une entreprise qui opère dans le ciment. Avec des alliances stratégiques et d'un sens aigu des affaires, Aliko Dangote fait tourner son entreprise, le Groupe Dangote, dans une exploitation de conglomérat de produits dans plusieurs pays africains.
Selon Forbes '2011 Rich List, à l'âge de 53 ans, Dangote vaut 13 milliards de dollars, faisant de lui le plus riche au Nigeria, et le 51ème homme le plus riche au monde.
Visitez le site : http://dangote-group.com/ vous comprendrez pourquoi Aliko Dangote est vraiment le golden boy.

AISHA OUBOBI: LA FASHIONISTA
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Aisha Oubobi a commencé avec une aiguille, du fil et de la passion débridée.
Puis en 2008 elle a créé Christie Brown Ltd et conçu des vêtements d’abord pour sa famille, pour ses amis, pour tout le monde jusqu'aux élites de l'Afrique. a commencé par des commandes pour son mélange unique de vêtements chics afro.
En 2009, Aisha a remporté le très convoité «Designer émergente de l'année» décerné au Lève Fashion Week en Afrique du Sud.
Visitez christiebrownonline.com : http://christiebrownonline.com/ vous verrez comment Aisha influence la mode en Afrique du sud en Afrique et dans le monde.

STRIVE-MAYISIWA : LE MOGOL
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Tenace et avertis sont juste quelques mots pour décrire cet ingénieur électricien qui a quitté l'Angleterre en 1988 pour retourner dans son pays natal, le Zimbabwe.
Lorsque Mayisiwa a essayé d'obtenir une licence pour fournir des télécommunications sans fil au Zimbabwe, il a rencontré une forte opposition au monopole du gouvernement.
Imperturbable, Mayisiwa a combattu les pratiques de corruption du gouvernement. Il a résisté à une bataille judiciaire acharnée jusqu'à ce qu’une licence d’exploitation lui soit accordée en 1997 pour son entreprise Eco net .

Eco net a depuis étendu ses activités au-delà du Zimbabwe à plusieurs pays africains. Strive Masiyiwa est devenu l'un des succès les plus spectaculaires d'Afrique, après avoir surmonté les obstacles contre les Goliath il a créé une entreprise de plusieurs millions de dollars.
Visitez Eco net : http://econet.com/

ZOUBIDA CHARROUF : LES INVESTISSEURS
zoubida-charrouf.jpg

Si vous voulez remercier une personne pour la disponibilité de l'huile d'argan sur le marché international adressez-vous à Zoubida Charrouf.
Un professeur à l'Université Mohamed V au Maroc, elle a amélioré l'extraction de l'huile d'argan de la plante en établissant des coopératives de transformation entièrement géré par des femmes locales. La commercialisation de l'huile d'argan a stimulé des affaires dans les coopératives et émancipé les femmes en leur offrant un moyen de subsistance significative.
Le Dr Charrouf aide les utilisateurs des forêts à comprendre ses multiples usages de sorte qu'ils seront motivés à protéger et replanter si nécessaire.
Pour plus d’information sur l’huile d’argan visitez : http ://www.targanine.com/

BETHLEEM ALEMU: LE SOLEREBEL
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Élevé dans une des régions les plus pauvres d'Addis-Abeba, Bethléem Alemu est déterminé à créer un développement durable en Ethiopie. Elle a établi soleRebels , une ligne de chaussures écologiques fabriquées à partir de pneus de voiture recyclés et de matériaux indigènes.
Dans les six ans son initiative a fleuri dans une entreprise à succès qui a créé des possibilités d'emploi à base communautaire pour plus de 195 personnes en Ethiopie.
SoleRebels internationalement reconnu est maintenant disponible grâce à des détaillants tels que Urban Outfitters et Amazon.com.

LYDIE HAKIZIMANA : LA SUIVIVANTE
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Une compilation des entrepreneurs africains d'inspiration serait incomplète sans mentionner la Rwandaise Lydie Hakizimana.
En 2006 Hakizimana découvre sa passion pour la lecture dans une librairie de renom. Elle et son mari, Tunga Hakizimana vont créer une entreprise, Drakkar limitée , et commencer à développer des relations avec les éditeurs.

Leur grande coupure est venue quand ils ont négocié avec succès un accord pour devenir le distributeur exclusif pour Pearson Education, leader mondial de l'édition scolaire.
Le Ministère de l'Education du Rwanda a pris acte et a ordonné que les livres de texte dans le changement des institutions primaires et tertiaires de français en anglais pour accélérer l'objectif national pour promouvoir l'alphabétisation au Rwanda.
Lydie Hakizimana est maintenant le président de la Jeune Chambre Internationale Rwanda. Elle a récemment reçu le prix Africains représentant des ventes pour l'année 2011.
Avec des gens comme Hakizimana, loin de son passé douloureux, il n'est pas étonnant que le Rwanda est appelée l'étoile montante de l'Afrique.

ZEZE ORIAIKHI : L’INNOVATRICE
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Zézé Oriakhi a créé sa propre ligne de produits spa appelé Malee sciences naturelles .
Ce haut de gamme éco-luxe ligne de crèmes hydratantes, savons, shampooings, revitalisants, etc, a été en vedette dans le magazine Elle (SA), Marie-Claire (SA) et les hôtels haut de gamme en Afrique du Sud.
Oriaikhi est fière de fabriquer des produits qui ne contiennent pas de parabens ou de substances animales originaires.
Ses produits sont adaptés à tous types de peau, car ils sont remplis de vitamines et de l'humidité des agents stimulant qui renforcent l'immunité de la peau.
Visitez son site et vous verrez : http://maleeonline.com/

18 août 2011

INFOS ECO. DES RÉGIONS : Dimbokro : Des financements pour les femmes

région nzi comoé.pngAIP 2.gifDimbokro, 17 août (AIP)-La ministre Jeanne Peuhmond, conseillère à la Présidence de la République, a annoncé mardi, à Dimbokro, la mise en place de microcrédits pour aider les femmes à entreprendre dans des secteurs d’activités qui pourraient sortir leurs familles de la pauvreté.

"Le Président Alassane me charge de vous dire qu’il est au travail pour vous aider. Il sait bien ce que vous avez fait ici à Dimbokro pour son accession au pouvoir. Il ne peut pas vous oublier. Nous sommes entrain de travailler à mettre en place un financement pour vous, femmes de Dimbokro, femmes de Côte d’Ivoire. Ce fonds vous permettra de bénéficier de prêts pour réaliser des microprojets", a expliqué la directrice régionale de campagne du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Pour permettre la réalisation de ce programme social du Président Alassane Ouattata, Mme Peuhmond a invité la population de la capitale de la région du N’Zi-Comoé à la réconciliation car, "sans paix, aucun développement n’est possible et qui parle de paix, parle de réconciliation", a-t-elle ajouté.

"Nous avons d’argent à distribuer, mais nous allons vous aider à entreprendre car, nous savons que quand la femme a l’argent, c’est toute la famille qui en profite", a relevé l’ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant.

L’annonce a été fortement applaudie par nombre de femmes présentes à la rencontre qui s’est tenue sur l’esplanade de la mairie, a-t-on noté.

COTE D'IVOIRE : Transport terrestre: l’opération de renouvellement du parc-auto lancé

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifAbidjan – Les transporteurs terrestres de Côte d’Ivoire ont procédé mercredi à Abidjan, au lancement de l’opération de renouvellement du parc-automobile qui concerne près de 300.000 véhicules.

Ce sont 112 véhicules neufs d’un coût de quatre milliards FCFA qui ont été livrés au lancement du projet, sur une ligne de crédit de cinq milliards de francs octroyée par une banque commerciale, partenaire au projet.

Ce projet, bénéficiant du soutien de l’Etat de Côte d’Ivoire, va assurer la sécurité des usagers et fait suite à une série d’échanges avec les transporteurs pour identifier leurs besoins, a expliqué le directeur général de la banque commerciale, Coulibaly Daouda.

Le président de la coordination des gares routières, Touré Adama, initiateur du projet, a souligné pour sa part que cet acte répond aux insuffisances du milieu avant d’insister sur l’arrêt du racket afin de permettre aux transporteurs qui auront bénéficié du crédit, de pouvoir le rembourser.

Ce sont 200.000 véhicules vétustes qui sont sur les routes chaque jour. Près de 46% de la population vivent des activités liées au transport et trois millions de personnes sont transportées au quotidien.

10 août 2011

COTE D'IVOIRE : Production et distribution de la viande et de la volaille : des opérateurs économiques français à Abidjan

DRAPEAU CI.jpgCI 21.jpgUne délégation du groupe français Beauvallet conduite par son président directeur général, Bernard Leguille, a été reçue mardi, par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani. Accompagné par Laurent Bra, DG de Dalagri, M. Leguille a échangé avec le ministre sur la création d’une filiale de droit ivoirien du groupe Beauvallet et la mise en conformité avec les lois et règlements du pays. Le groupe français, faut-il le souligner, est spécialisé dans le commerce traditionnel de l’abattage de bœufs, veaux, agneaux limousins et porcs. Il est connu sur le marché international pour la production et la distribution de viande et de volaille. Ce groupe qui a manifesté son intention de s’implanter en Côte d’Ivoire est également spécialisé dans la restauration des produits élaborés prêts pour la consommation. Les hôtes du ministre des Ressources animales et halieutiques veulent faire de notre pays un pole pour étendre leurs activités dans la sous région. M. Adjoumani s’est félicité de l’intérêt que ce groupe présente en matière de création d’emplois.


Renouvellement du partenariat franco-ivoirien: Jean-Louis Billon sollicite l'implication de l'Etat

A l’issue des travaux du Forum économique des entreprises françaises et ivoiriennes, tenus récemment à la CRRAE-UMOA, Jean-Louis Billon, président de la CCI-CI (chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire) a présenté la synthèse des pistes de réflexion recommandées par ledit forum.«Des communications ont été faites par nos partenaires français, un certain nombre de recommandations pour l’accélération de leurs investissements ont particulièrement retenu notre attention », a indiqué Jean-Louis Billon, Président de la CCI-CI.

Il s’agit selon lui, de la formation managériale et le renforcement des capacités des cadres de l’administration, le financement de l’économie ivoirienne dans les secteurs structurants, l’approche par filière intégrée créatrice de valeur ajoutée dans l’agro-industrie, la mise en place d’un cadre législatif favorable au partenariat public/privé pour le développement des infrastructures. Pour le président de la CCI-CI, cette nouvelle dynamique ne connaîtra son essor que, par l’implication de l’Etat de Côte d’Ivoire. « Le renforcement de l’Etat de droit avec un accent mis sur le cadre constitutionnel favorable à l’entreprise privée à rassurer les investisseurs. Nous avons bien compris que nos partenaires français ont pris acte de cette nouvelle dynamique impulsée par les communautés d’affaires ivoiriennes soutenues par les pouvoirs publics ivoiriens », a-t-ilnoté.

Pour ce faire, Il faut un partenariat commercial renouvelé qui doit se traduire par la mise à niveau des entreprises ivoiriennes, leur multiplication, ainsi que leur intégration dans les réseaux de production locaux et internationaux. A en croire Jean-Louis Billon, ce partenariat renforcé, consiste à créer, innover et développer la recherche, la coopération scientifique et technique dans les entreprises. Aussi, recommande-t-il, un partenariat financier qui va répondre de manière efficace aux besoins.