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07 août 2011

TRANSFORMATION D'UNE ENTREPRISE INDIVIDUELLE EN SOCIETE

DRAPEAU CI.jpgaffaire 10.jpgL’objectif ultime d’un entrepreneur individuel est que son entreprise individuelle se transforme (en cours ou en long terme) en société.
Cependant ce que doit savoir l’entrepreneur est que la constitution d'une société pour accueillir les actifs d'une entreprise individuelle existante et ayant atteint un certain développement nécessite des réflexions et une prise en compte des motivations du chef d'entreprise.

Cet article propose 04 grands axes sur lesquels peuvent s’appuier les entrepreneurs individuels pour évoluer progressivement vers la société :
1. Les motivations habituelles
2. Comment prendre la décision de transformer l’entreprise individuelle en société soumise à l’IS ?
3. Mécanismes
4. Coût fiscal

(la source principale des informations de cet article est de l’APCE (l’Agence Pour la Création d’Entreprise ; qui est une structure française) il appartient donc à chaque entrepreneur de se rapprocher des institutions légales de son pays en ce qui concerne les lois et les réglementations en vigueurs.

1. Les motivations habituelles

 Sur le plan juridique
L'entrepreneur individuel est propriétaire du fonds de commerce qu'il exploite c'est-à-dire d'un ensemble d'éléments assez divers : clientèle, droit au bail, marque, brevet, licence, matériel, stock, etc. Ils font partie de son patrimoine professionnel.

L'entrepreneur est responsable indéfiniment de ses engagements sur tous ses biens.
Il peut aussi protéger sa résidence principale en effectuant une déclaration d'insaisissabilité de ses biens immeubles non affectés à son usage professionnel, devant un notaire. Mais, sauf option pour le régime de l'EIRL, ses autres biens restent engagés.

La société constitue quant à elle une entité distincte des associés qui la créent. Elle est dotée d'un patrimoine propre. Les dettes de la SARL ou de la SA ne peuvent pas faire l'objet de poursuites sur le patrimoine personnel des associés ou du dirigeant (sauf faute de gestion pour ce dernier).
Dans la pratique, ce principe de limitation de responsabilité est atténué : le banquier exige, dans la plupart des cas, un engagement personnel du gérant pour accorder un prêt à une SARL aux capitaux faibles.

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12:12 Écrit par innovationcotedivoire dans Entrepreneurs en action | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

04 août 2011

COTE D’IVOIRE RELANCE ECONOMIQUE : QUE CHERCHENT LES OPÉRATEURS ECONOMIQUES AU PALAIS PRÉSIDENTIEL ?

DRAPEAU CI.jpgADO_Tanoh1.JPGIl y a quelques semaines, le président de la république recevait au palais présidentiel deux têtes fortes du monde des affaires (Jean Kacou Diagou et Jean-Louis Billon) respectivement président du patronat de Côte d’Ivoire et président de la Chambre de Commerce et d’Industrie.
Pas plus tard qu’hier (Mercredi 03 Août 2011), le Président de la République a accordé deux audiences à deux opérateurs économiques : la première à été accordé à Jean-Louis Ekra le président de La Banque Africaine d'Import-Export.
La seconde audience a été Accordée au Groupe Barry Callebaut Saco spécialisé dans le domaine du Cacao (représenté par M. Juerguen B. Steinemann).

Au vue de ces différentes rencontres, nous nous sommes demandé de savoir ce que cherchent ces homes d’affaires et ces entreprises au palais présidentiel ?

A première vue, ils viennent féliciter et encourager le président de la république et son gouvernement : le premier pour son élection à la tête du pays et le second pour ses actions de reconstruction économique et social après la crise post électorale. Jean-Louis Ekra le desait lui-même à sa sortie d’audience: « je suis venu féliciter le président Alassane Ouattara pour son élection et accompagner les efforts du gouvernement dans ses actions de réhabilitation et de relance de l’économie de la Côte d'Ivoire»

Cependant, une analyse approfondie démontre que tout ce « ballet économique» au palais présidentiel s’inscrit dans la planification de la stratégie du gouvernement ivoirien pour la relance économique et social du pays.
Cette mise en œuvre nécessite une forte implication des entreprises (nationales et internationales) et d’autres structures de l’univers économique ivoirien.

Deux niveaux d’implication se dégagent :
1. Le niveau institutionnel ou structurel ;
2. Le niveau fonctionnel (la mise en œuvre)

Le niveau institutionnel ou structurel prend en compte les structures, les organisations et d’autres entités chargées de coordonner toutes les actions commerciales et le développement industriel en Côte d’Ivoire (la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) et le Patronat Ivoirien). D’où la nécessité de rencontrer d’abord les responsables des ces entités afin de définir les bases structurelles de la relance économique et sociale de la Côte d’Ivoire.

Ainsi pour Jean Kacou Diagou, le patron des patrons ivoiriens : « Aujourd’hui, il est possible de redonner espoir au patronat ivoirien parce que nous échangeons avec des gens qui connaissent l’économie, savent ce que c’est que l’entreprise ». Selon lui, les patrons collaborent avec le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, qui « fera tout pour que les entreprises prospèrent ».

Quant aux perspectives de création d’emploi, le président du Patronat a noté que la création d’entreprises est aujourd’hui plus aisée qu’il y a quelques mois. Car, dira Jean Kacou Diagou, « nous avons aujourd’hui une plus grande visibilité sur le futur. On sait que les élections, qui hypothéquaient l’avenir de la Côte d’Ivoire, sont passées. Nous sommes entrés dans une ère du développement économique. Nous sommes là pour que les entreprises et les investisseurs puissent avoir un espace pour le développement».

Pour Jean-Louis Billon, la normalisation de l’univers économique ivoirien est un atout. « Nous sommes d’accord pour que les choses reviennent à la normale », a rassuré M. Billon, tout en plaidant pour un Etat de droit de plein exercice, une sécurité juridique et judiciaire, favorables aux investissements et à la création des entreprises.

Le niveau fonctionnel (la mise en œuvre) implique les banques et les entreprises qui vont soutenir la relance économique et sociale ; soit par le décaissement d’importante somme d’argent ou soit par l’intensification des investissements ou par la création des entreprises.
Ainsi, le président Jean-Louis Ekra à fait savoir à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat que depuis 2 ou 3 jours une équipe est sur le terrain pour faire l'inventaire des besoins de l'économie ivoirienne afin d’apporter le soutien nécessaire.
IL a précisé qu'une enveloppe de 700 millions de dollars pourrait être décaissée assez rapidement enfin de financer un certain nombre de Projets.
Pour M. Juerguen B. Steinemann, la Côte d'Ivoire, premier producteur de cacao et la sa Société, la plus grande entreprise de transformation de cacao et de chocolat au monde sont des partenaires naturels. Il signale de grands investissements en Côte d'Ivoire dont certains ont Déjà débuté. Il y a le cas de San-Pedro où ils ont décidé de mettre en Place une nouvelle fabrique qui devrait transformer plus de 70 000 tonnes de cacao ivoirien.

KONANDE

29 juillet 2011

TEMOIGNAGE : ENTRETIEN AVEC UNE PASSIONNEE D’ENTREPRENEURIAT

entrevue.jpg
apce 1.gifSandra Le Grand
CV : Après avoir effectué des études de gestion et marketing et obtenu un diplôme de l'IAE Paris, Sandra Le Grand a étendu ses compétences en occupant différents postes dans le groupe Coca-Cola :
- négociatrice grands comptes,
- responsable du développement des ventes,
- manager d'une équipe de vente en grande distribution,
- responsable channel marketing, …
Elle est aujourd'hui présidente fondatrice de la société Canalce, leader français des prestations de service et de loisirs aux comités d'entreprises, société qu'elle a créée en 2000 à l'âge de 34 ans.
Elle est auteur du livre "Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément", paru en septembre 2010 aux Editions Télémaque.

Interview :

Sandra Le Grand, on connait votre passion de l'entrepreneuriat. Comment est-elle venue ?

A l'issue de mes études, j'ai eu la chance d'occuper des fonctions qui m'ont permis de développer un esprit entrepreneurial. Chez McDonald's, par exemple, j'ai aidé au lancement des "anniversaires enfants". Une expérience formidable qui m'a initiée au montage de projets. Et puis surtout j'ai intégré le groupe Coca-Cola où l'on m'a confié le lancement complet de deux opérations importantes : le développement des "comptoirs confiserie" dans les cinémas et la pénétration des distributeurs de boissons dans les entreprises. J'ai ainsi eu l'occasion de faire de l'intraprenariat : j'avais la confiance de mes managers, j'étais autonome, je gérais les projets de A à Z et traitais tous les aspects allant du financement jusqu'à la mise en œuvre et le suivi. Ces expériences m'ont apporté quelque chose d'inestimable : la confiance en soi. Je m'étais prouvé que j'étais capable de faire des choses par moi-même !

C'est à ce moment que vous avez décidé de créer Canalce ?

Oui, les missions qui m'ont été confiées chez Coca-Cola m'ont amenée à me rapprocher des comités d'entreprises, car ce sont eux qui décident généralement de mettre en place des distributeurs de boissons. Je me suis alors rendu compte de la difficulté d'entrer en communication avec eux pour leur proposer des produits en direct. J'ai donc commencé à m'intéresser de près au sujet et à étudier leur fonctionnement, leurs responsabilités, leurs prérogatives…
Nous étions dans les années 2000 et l'ère internet battait son plein. J'ai alors eu l'idée de monter une plateforme internet de services et de produits pour les CE et pour les salariés qui en sont les bénéficiaires. Un mode de distribution innovant mettant en relation les CE et salariés d'un côté et des prestataires et producteurs de l'autre, avec toute la dynamique que j'avais appris chez Coca-cola pour développer une activité : études marketing, technologique, actions commerciales, merchandising… et beaucoup d'énergie !

C'était le début des 35 heures… l'époque était favorable !

Tout à fait ! Les salariés aspiraient à voyager, à se divertir, à se cultiver… le marché était là !
Vous savez, créer une société, ce n'est pas forcément avec "l'idée du siècle" que personne n'a eue ! C'est à mon sens plutôt saisir une opportunité de marché et trouver des mécaniques intelligentes, des modes de distribution novateurs pour pénétrer ce marché.
N'importe quelle idée peut être une bonne idée si vous savez l'exécuter !

Quitter un emploi stable et passionnant, cela n'a pas été trop difficile ?

Il est vrai que partir d'un grand groupe avec tous les avantages qui y sont associés (salaire fixe, 13ème mois, primes, intéressement, participation, voiture de fonction, mutuelle, congés payés, …) peut faire réfléchir.
Cependant j'avais cette graine entrepreneuriale en moi, que j'ai fait fructifier par des expériences variées. Internet a été le déclencheur, je me suis dit : c'est l'opportunité pour me lancer ! J'avais 34 ans et je me sentais prête pour y arriver.
Pour le financement de mon projet, j'ai fait appel à des business-angels. J'ai exclu l'idée de recourir à des financements exclusivement bancaires qui m'auraient conduit à donner en garantie mon patrimoine personnel. A ce niveau, les années 2000 ont été révolutionnaires !
Petit à petit, j'ai retrouvé une nouvelle famille entrepreneuriale qui m'a été très utile, car lorsque l'on quitte un emploi salarié, on se retrouve en quelque sorte "orphelin" : plus de reporting à faire, plus de manager pour valider une décision ou donner un avis, …
Pour compenser ce manque, j'ai rencontré beaucoup d'entrepreneurs par l'intermédiaire de clubs, d'associations, de réseaux divers, dans des commissions, des groupes de réflexion, …
Je suis une militante des réseaux car c'est un moyen formidable pour échanger, partager, trouver des solutions, se rassurer. Cela donne une force incroyable !

Cette force, vous n'hésitez pas vous-même à la communiquer !

Effectivement. J'ai monté une entreprise qui est devenue, en 10 ans, leader dans son domaine, avec 100 salariés et 40 millions d'euros de chiffre d'affaires. Si j'y suis arrivée, c'est parce que j'allais plus vite, et cela notamment grâce aux réseaux. J'ai appris beaucoup de choses durant ces 10 années : la gestion de la trésorerie (bas de bilan), les relations avec les business-angels, les tours de table de financement (haut de bilan), le marketing, le choix des prestataires, des partenaires, etc.
A mon tour, j'aime partager cette expérience en intervenant dans des tables rondes et conférences, en répondant aux questions de journalistes et de créateurs et tout récemment en racontant mon parcours dans un livre.

On entend souvent qu'il est plus difficile de créer lorsque l'on est une femme. Qu'en pensez-vous ?

Je suis plutôt "supporter" de l'idée inverse. Il n'est pas plus difficile de créer une entreprise lorsque l'on est une femme. J'accorde à la femme un certain nombre de qualités, qui font qu'elle a, à mon sens, autant de chances qu'un homme de réussir et de développer son entreprise.
En revanche, il peut y avoir des freins d'ordre psychologique que les femmes se mettent elles-mêmes. Elles imaginent souvent que le fait de devenir entrepreneur va déstructurer leur vie familiale. Et cette crainte peut se ressentir dans leurs entretiens de recherche de financements ou d'associés par exemple. Si elles ne sont pas sereines sur le sujet, cela se ressent forcément. Je pense donc que pour certaines femmes qui portent un projet de création ou de reprise d'entreprise, un travail sur elle préalable serait bénéfique pour mettre en évidence tous les avantages et satisfactions qu'elles retireront de leur projet, pour se fixer des règles d'organisation et ne pas se focaliser sur les risques et possibilités de dérapage.

A ce propos, comment arrivez-vous, vous-même, à concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

Lorsque j'ai créé mon entreprise, j'avais un enfant de trois ans et un autre d'un an. Il était naturellement hors de question de les sacrifier. Je me suis donc fixée des règles d'organisation auxquelles je ne déroge pas, par exemple : ne pas travailler le WE, dîner au minimum une fois par semaine en famille, consacrer l'heure du déjeuner du mercredi à mes enfants pour les conduire à leurs activités extrascolaires, ne pas programmer de réunion trop tôt le matin ou trop tard le soir, etc.
Je ne vous dirais pas que c'est facile et que j'ai tout réussi ! Mais le temps que je passe avec mes enfants leur est réservé exclusivement. Ce qui est important pour moi, c'est la qualité de la relation que j'entretiens avec eux. Et pour cela, je n'hésite pas à me faire aider et à déléguer les tâches domestiques qui prennent un temps fou : formalités administratives de toute sorte, ménage, courses, soutien scolaire, …
Il m'arrive naturellement de rapporter du travail et de consulter mes mails à la maison (ce qui me permet de rentrer directement chez moi après une réunion par exemple), mais uniquement après avoir vu les enfants et une fois qu'ils sont au lit !

Vous accordiez tout à l'heure aux femmes un certain nombre d'atouts. Quels sont-ils ?

Nous avons tout d'abord un atout important : notre polyvalence ! Assumant depuis l'enfance un certain nombre de responsabilités sociales et familiales, nous avons développé des aptitudes nous permettant de faire beaucoup de choses à la fois et d'optimiser notre temps. Nous sommes capables de jongler entre le téléphone, les enfants, les courses, la cuisine, l'organisation de dîners, les rendez-vous chez le médecin, le travail, … Or un chef d'entreprise, par définition, doit être polyvalent !
L'empathie est également un atout important pour les femmes, favorisant la communication interne et externe de l'entreprise. Nous sommes capables de nous mettre à la place des gens, d'écouter nos salariés et de résoudre, dans une certaine mesure, leurs problèmes. Nous sommes donc généralement plus enclines à mettre en place des outils permettant de travailler à distance ou à temps partiel par exemple.
Nous aimons fédérer et faire en sorte que les gens s'entendent bien. En ce qui me concerne, je suis très attachée à l'ambiance qui règne dans mon entreprise. Je n'hésite pas à déléguer et fonctionne beaucoup sur la confiance.
Et puis, je pense que les femmes sont courageuses. Nous n'hésitons pas à agir, à dire les choses avec franchise, à affronter les problèmes. C'est un point important qui nous permet de gérer plus facilement les conflits.

Un profil complet !

Tout à fait… sans oublier notre pouvoir de séduction. On en joue, c'est évident, mais intelligemment !

Vous venez de publier "Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément", un livre dans lequel vous vous adressez aux "femmes d'entreprise". Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Créer et diriger une entreprise, c'est une vraie passion. On y est du matin au soir, on y pense tout le temps. C'est un projet de vie !
Ces 10 années que j'ai vécues intensément, pendant lesquelles j'ai construit, développé et appris tant de choses, j'ai eu envie de les raconter, de les partager et d'encourager d'autres femmes à suivre mon exemple.
Beaucoup de femmes entreprennent chaque année mais trop peu développent leur entreprise. Les sociétés de plus de 10 salariés dirigées par des femmes sont rares. Quel dommage !
Mon message dans ce livre c'est de dire aux femmes que "c'est possible" ! Avec de l'énergie, du travail, du positivisme et une énorme envie d'y arriver, rien n'est insurmontable. On peut créer son propre emploi, ce qui est déjà formidable, mais également une entreprise avec un important potentiel de développement. Il n'est pas nécessaire pour cela d'avoir toutes les qualités associées traditionnellement au "profil d'entrepreneur", car on apprend très vite en faisant et en échangeant avec les autres. Ca a été mon cas.

Un livre utile ?

Oui, un livre utile et un livre vrai qui raconte réellement ce qui s'est passé, sans voiler les moments difficiles, tant sur le plan professionnel que personnel, mais en expliquant la façon dont je les ai surmontés.
J'ai tenu à y intégrer quelques recettes et pour cela j'ai fait appel à un coach : Nathalie Ville Grospiron, qui l'a enrichi d'éléments d'analyse, de compréhension de certaines situations et de conseils pratiques pour inviter le lecteur à se poser les bonnes questions mais surtout à comprendre et découvrir sa personnalité, ses émotions, ses valeurs, ses forces et tout le potentiel associé !
Mon souhait le plus sincère : que mon expérience puisse être effectivement utile aux femmes qui se lancent ou qui hésitent encore à se lancer dans cette aventure incroyable et passionnante qu'est la création d'entreprise !

Propos recueillis en septembre 2010 par Laurence Piganeau de APCE (Agence Pour la Création d'Entreprise)

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27 juillet 2011

TOURE AHMED BOUAH : De l’écolier aux pieds nus à Kolia à l’étudiant de Bordeaux en costume

De l’écolier aux pieds nus à Kolia à l’étudiant de Bordeaux en costume, que de chemin parcouru ! Touré Ahmed Bouah est titulaire d’un diplôme d’ingénierie en management des risques obtenu à l’ETSAA à Cazeaux en France.

Natif de KOLIA, localité située dans le département de BOUNDIALI au nord de la Côte d`Ivoire, M.TOURE Ahmed Bouah se présente aujourd`hui comme une icône de la nouvelle génération de managers africains.

Auréolé, entre autres, du titre prestigieux de Meilleur Manager Africain par la prestigieuse Institution Panafricaine du Conseil des Managers Africains (IPCMA) réuni à Paris le 07 juillet 2009, pour ses orientations stratégiques en matière de développement durable mises en œuvre dans un climat économique extrêmement difficile en Côte d’Ivoire, ce chef d’entreprise émérite a été reçu en qualité d’invité d’honneur à l’UNESCO avec plus de 17 Chefs d’Etat et de gouvernement à la faveur de la remise du Prix Félix Houphouët Boigny pour la Recherche de la Paix au président brésilien Lula Da Sylva en 2009 à Paris.

Président du Conseil d’Administration de SOPHIA Immobilier, il mène de mains de maître le projet novateur de création d’un Pôle Urbain au Nord-ouest d’Abidjan avec pour objectif les rattrapages des infrastructures de base pour le soutien d’une économie qui représente plus de 40% du PIB de espace UEMOA.

Par ailleurs, il est le Président Fondateur de la FONDATION SOLIDARITE ET DEVELOPPEMENT dont l’objectif est de proposer une approche de solution à la question du chômage des diplômés sur le registre du retour à l’éducation et à la formation par le biais de la culture du travail.

C’est d’ailleurs l’axe majeur du programme qu’il s’est assigné. C’est ainsi que son engagement sans faille dans la lutte contre la pauvreté lui vaut sa nomination par les instances onusiennes en qualité d’Ambassadeur des Objectifs du millénaire (O.M.D).

Toure_Bouah.jpgTOURE Ahmed Bouah est né, il ya près d’un demi siècle, à Kolia dans le Grand Nord ivoirien, dans la pure tradition mandingue portée sur la valeur communautaire avec en prime un sens avisé de la valeur humaine.

Chez le peuple manding, la famille au sens très élargi, est le socle de la générosité et du bien partagé dont en premier lieu le partage de la nourriture. Cette valeur cardinale va formater son être et prendre pied dans toutes ses actions.

Dans le prolongement de cet altruisme, le jeune Ahmed Bouah, dont les premiers pas dans la vie ont été guidés par sa grand-mère a ainsi fréquenté l’école, non pas pour se contenter d’être quelqu’un, mais surtout pour servir les siens.

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25 juillet 2011

ENTREPRENEUR INDIVIDUEL : AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, 80% des créateurs d’entreprises choisissent d’exercer leur activité en entreprise individuelle.
Ce choix est-il éclairé ? ou est-il fait sans tenir compte des contours essentiels de ce régime ?

De toute les façons un entrepreneur digne de ce nom, avant de se lancer prend les dispositions nécessaires qui impliquent, avant tout, une compréhension approfondie sur les questions que vont engendrer son choix.
Comme l’affirmait Confucius (célèbre philosophe chinois) : Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.

Cet article de INNOVATION COTE D’IVOIRE est une ébauche sur les interrogations suscitées par l’entrepreneuriat individuel : Engagement financier ? Responsabilité ? Constitution ? Fonctionnement ? Régime fiscal ? Régime social ? Transmission ? Principaux avantages ? Principaux inconvénients ?

Ce qu’il faut savoir d’abord, c’est que cette forme juridique (entreprise individuelle) est à conseiller lorsque les risques de l'activité sont peu importants et les investissements limités.

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23 juillet 2011

POSE DE LA PREMIERE PIERRE DE LA MAISON DE L'ENTREPRISE

Cgeci.jpg

Le jeudi 21 juillet 2011, Abidjan, Plateau, le Président du Conseil économique et social, Marcel Zadi Kessy, représentant le chef de l’Etat, et les ministres de l’Industrie, Dosso Moussa, et de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique, Cissé Ibrahima Bacongo sont venus encourager l`initiative de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) du president Jean Kacou Diagou s'est déroulée la cérémonie de la pose de la première de la maison de l'entreprise.

Cette belle initiative du CGECI, à son achèvement, sera une bouffée d'oxygène pour les entreprises ivoiriennes qui sont au bord du gouffre après la crise poste électorale.

A la fin des traveaux de construction nous aurons cette belle maison que voici:

Cgeci5.jpg

22 juillet 2011

DEUX TETES FORTES DU MONDE DES AFFAIRES CHEZ LE PRESIDENT

Selon le quotiden ivoirien : le patriote: (un article de Y. Sangaré)
diagou_b (Large).jpgdiscoursjlb.jpgDeux têtes fortes du monde des affaires chez le Président Ouattara. Le chef de l’Etat a reçu hier en fin d’après-midi au Palais présidentiel du Plateau le président du patronat de Côte d’Ivoire, Jean Kacou Diagou et le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie
(CCI), Jean-Louis Billon. A sa sortie d’audience, le patron des patrons ivoiriens, visiblement décontracté, s’est confié à la presse. "Aujourd’hui, il est possible de redonner espoir au patronat ivoirien parce que nous échangeons avec des gens qui connaissent l’économie, savent ce que c’est que l’entreprise", a-t-il salué d’entrée le nouvel ordre politique en Côte d’Ivoire.

Selon lui, les patrons collaborent avec le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, qui "fera tout pour que les entreprises prospèrent". Ensuite, M. Diagou a indiqué que son entretien avec le Président de la République Alassane Ouattara a porté sur la sécurité, qui, selon lui, s’améliore et les procédures judiciaires. "Nous demandons que les affaires en cours soient jugées selon le respect de la loi et des règles. Et nous avons beaucoup d’espoirs avec notamment le président de la Cour suprême (Koné Mamadou) et le ministre de la Justice (Me Ahoussou Jeannot)"a ajouté M. Diagou.

Quant aux perspectives de création d’emploi, le président du Patronat a noté que la création d’entreprises est aujourd’hui plus aisée qu’il y a quelques mois. Car, dira Jean Kacou Diagou, "nous avons aujourd’hui une plus grande visibilité sur le futur. On sait que les élections, qui hypothéquaient l’avenir de la Côte d’Ivoire, sont passées. Nous sommes entrés dans une ère du développement économique. Nous sommes là pour que les entreprises et les investisseurs puissent avoir un espace pour le développement".

De son côté, le ministre Charles Diby Koffi, qui l’accompagnait, a réitéré la volonté du gouvernement d’œuvrer à la relance du secteur privé. "Le Président de la République a fait un appui direct de 6 milliards de FCFA pour aider les entreprises à se reconstituer. Pour les allègements (fiscaux), c’est près de 40 milliards qui sont en jeu", a-t-il révélé.

Après M. Diagou, c’était au tour de M. Billon de s’échanger avec le président Ouattara. Le premier responsable de la CCI a confié avoir remercié le chef de l’Etat pour son soutien lors de la disparition d’Yves Lambelin et de ses collaborateurs, enlevés, faut-il le rappeler, à l’hôtel Novotel par les forces pro-Gbagbo avant d’être exécutés. Puis, M. Billon a évoqué avec son illustre hôte la question du fonctionnement de la CCI, notamment son financement et son mode de prélèvement. Aussi les deux hommes ont-ils abordé les dysfonctionnements qui minent l’univers économique. "Nous sommes d’accord pour que les choses reviennent à la normale", a rassuré M. Billon, tout en plaidant pour un Etat de droit de plein exercice, une sécurité juridique et judiciaire, favorables aux investissements et à la création des entreprises. Notons que le chef de l’Etat a reçu dans la soirée le PDG d’Air France Jean Cyril Spineta.

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20 juillet 2011

ACTION : QUELS SONT LES DROITS INHÉRENTS A CE TITRE FINANCIER

actionnaire 1.jpgUne action est un titre de propriété délivré par une société de capitaux (une société anonyme ou Société en commandite par actions). Elle confère à son détenteur la propriété d'une partie du capital, avec les droits qui y sont associés : intervenir dans la gestion de l'entreprise et en retirer un revenu appelé dividende.
Le détenteur d'actions est qualifié d'actionnaire et l'ensemble des actionnaires constitue l'actionnariat.
Pour mieux cerner cette notion économique; nous allons aborder les trois axes (03) suivants:
1 Les droits inhérents à l'action
1.1 Les actions ordinaires
1.2 Actions au porteur et actions nominatives
1.3 Les actions de préférence
1.4 Les types d'actions en voie d’extinction
2 Émission, cession d'actions
3 Cours et valeur des actions
3.1 La valeur d'une action
3.2 La valeur nominale
3.3 Le rachat d'action
3.4 Le split
3.5 Radiation d'une action
3.6 Penny stock

LES DROITS INHÉRENTS A L'ACTION

Les actions ordinaires
Les actions ordinaires confèrent à leur propriétaire divers types de droits :

 Des droits d'ordre politiques (tous les droits extra patrimoniaux): droit à l’information et droit de vote.

 Des droits financiers : Droit aux dividendes, droit aux réserves, droit au boni de liquidation.

 Des droits patrimoniaux : Les actions sont des biens meubles corporels, elles constituent un bien dans le patrimoine de l’actionnaire.
Par suite, le droit de gage général des créanciers leur permet de les saisir; l’actionnaire peut aussi les céder ou encore obtenir un crédit en les nantissant; elles peuvent aussi faire l'objet d'un prêt (s'agissant de biens fongibles, le transfert de jouissance entraîne la dépossession du bien).

Actions au porteur et actions nominatives
Les actions dites 'au porteur', aisément négociables, sont spécifiques aux sociétés cotées : dans une société non cotée toutes les actions sont en effet nominatives.
Alors que les actions dites 'au porteur' sont généralement négociées de façon 'transparente' pour la société cotée (via un intermédiaire financier), une action nominative est dûment répertoriée, avec son détenteur, dans un livre des actionnaires de cette société.
Les actions nominatives ont vocation à être acquises dans la durée; elles présentent l'avantage de réduire à terme les frais de gestion, faciliter l'information sur les résultats et opérations de la société, voire procurer des droits de vote, en revanche leur revente est plus difficilement négociable.
Toute action 'au porteur' d'une société cotée peut cependant être convertie en action nominative, après demande du détenteur auprès de l’intermédiaire financier gérant ses actions.

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19 juillet 2011

LES PRINCIPES ELEMENTAIRES DE GESTION AU DEMARRAGE

autre 2.jpgLa gestion d'entreprise et du développement commercial constituent des enjeux à relever, pour tout entrepreneur, dans des marchés toujours plus concurrentiels.
L’importance de ces enjeux nécessite que toutes les entreprises améliorent et accélèrent leur stratégie de gestion depuis les hautes strates de l’entreprise jusqu’aux entités les plus bases de l’organigramme.
C'est pourquoi nous pensons que l’observation de quelques principes élémentaires de gestion au démarrage de votre entreprise rendront votre activité plus simple à gérer et plus performante.

LIMITER LES FRAIS FIXES

Rémunérations trop importantes, bureaux hors de proportion avec les "moyens" de l'entreprise, factures excessives, abonnements divers ... Il est important, pendant la phase de démarrage de l'entreprise, de limiter les frais fixes.

Il est donc préférable d'écarter provisoirement les dépenses qui, bien que considérées comme utiles, ne sont pas indispensables à l'activité dans la phase de démarrage.

La "montée en charge" doit être contenue et s'effectuer progressivement en fonction des bénéfices dégagés.

A noter :

- si vous démarrez seul, il n'est peut être pas utile de louer des locaux professionnels, vous avez la possibilité d'exercer votre activité à domicile.

- Si le besoin de local est indispensable à l'exercice de votre activité, certaines structures de location offrent des locaux professionnels à des tarifs avantageux et permettent notamment la mise en réseau des chefs d'entreprises présents dans l'infrastructure.

AVOIR UNE BONNE CONNAISSANCE DE SES PRIX DE REVIENT

Ne pas prêter suffisamment attention à l'ensemble des coûts comporte de nombreux risques :

 Le risque de ne pas chercher à les réduire,
 Le risque de ne pas prendre conscience d'une détérioration de la situation financière de l'entreprise,
 Le risque de fixer un prix trop bas qui ferait vendre à perte...

Pour bien connaître ses prix de revient, il faut donc décomposer les différents coûts associés au produit ou à la prestation, de façon à pouvoir déterminer la façon d'agir sur chacun d'eux pour les réduire.

SCHEMA DES CHARGES QUI CONSTITUENT LE PRIX DE REVIENT

Coût d'achat + Coût d'approvisionnement = Coût total d'achat

Coût total d'achat + Coût de la production = Coût total de la production

Coût total de la production + Coût de la distribution = Coût commercial

Coût commercial + Coût administratif = Prix de revient

Prix de revient + Marge = Prix de vente

actionnaire 4.jpgSURVEILLER LES INVESTISSEMENTS

Les équipements et le besoin en fonds de roulement sont deux éléments à surveiller et à maîtriser tout particulièrement en période de croissance.
Il est prudent de ne pas se laisser séduire par des marchés trop importants, "l'affaire du siècle", qui , en bousculant les prévisions, peut entraîner la défaillance de l'entreprise car trop difficile à assimiler en période de lancement.

De même il faut éviter d'anticiper des investissements prévus à une phase ultérieure de développement, mais inopportuns pour le moment.
Cela risquerait d'alourdir le compte de résultat par des charges fixes telles que des amortissements trop importants ou des frais de personnel supplémentaires.

SURVEILLER LES POSTE "CLIENTS" ET "FOURNISSEURS"

Quelques règles simples à suivre :

Veiller tenir les délais de règlement accordés à la clientèle. Il convient, dans la mesure du possible, d'éviter d'accorder des délais supplémentaires, sans avoir pris soin, préalablement, d'en calculer le coût et l'incidence sur la trésorerie.
Plus les délais-clients sont allongés, plus le besoin en fonds de roulement augmente !
Il existe toujours une "mauvaise bonne raison" pour consentir aux clients un paiement plus tardif. Or l'expérience prouve que l'entreprise la plus laxiste avec ses clients recueille la plus mauvaise clientèle...

S'organiser pour facturer très rapidement. Une mauvaise organisation interne peut retarder la facturation de quelques jours, créant ainsi des "crédits invisibles", qui eux-aussi génèrent des décalages de trésorerie.

Mettre en place un système de "relance-client" pour suivre, de manière efficace, sur un échéancier, ceux qui "oublient" de payer à l'échéance.

Vérifier les délais de livraison des fournisseurs en essayant de diversifier les sources d'approvisionnement.

Enfin, et selon le type d'activité exercé, surveiller la santé financière des fournisseurs stratégiques, pour éviter des ruptures d'approvisionnement, ainsi que celle de certains gros clients pour réduire, autant que possible, les impayés.

autre 5.jpgCONTROLER LA QUALITE

Le contrôle de la qualité concerne aussi bien la production des biens ou des services que les produits achetés ou sous-traités inclus dans le produit final. Il est important notamment de sensibiliser les salariés sur ce point.

En effet, l'image de départ donnée par l'entreprise à ses interlocuteurs est très importante car c'est celle qu'ils retiendront par la suite. Elle est le support de la confiance qui lui sera accordée, et si cette confiance est ébranlée, à un moment ou à un autre, il faut être conscient qu'il sera très difficile de la reconquérir.

SURVEILLER LES STOCKS

Cela consiste tout d'abord à déterminer le niveau de stocks optimum - stock outil - permettant de produire et vendre sans gonflement ni risque de rupture.

- Un niveau de stocks en permanence supérieur constituerait une charge financière injustifiée.
- Un niveau inférieur provoquerait, quant à lui, une rupture de stock qui désorganiserait la production (stock de matières premières) et occasionnerait des retards de livraison aux clients.

Pour éviter toute anomalie, il faut contrôler régulièrement les quantités globales et les quantités de chaque produit,
- soit par un inventaire physique, que l'entreprise a l'obligation d'effectuer au moins une fois par an à la date de clôture du bilan, et qui consiste à vérifier sur place les quantités,
- soit par un inventaire comptable, établi de manière permanente grâce au fichier stock.

Attention, un nouveau chef d'entreprise pourra être tenté d'acheter en quantité plus importante que nécessaire pour obtenir un prix d'achat unitaire plus faible.
Cela peut être dangereux car un "sur-stockage" :

- augmente le besoin en fonds de roulement,

- augmente les frais financiers,

- occasionne un dépassement du stock-outil,

- pose des problèmes physiques de stockage,

- augmente le risque de se retrouver avec un stock inutilisable dû à d'éventuelles modifications des produits fabriqués ou des composants achetés.



16:40 Écrit par innovationcotedivoire dans Entrepreneurs en action | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LES PRINCIPES ELEMENTAIRES DE GESTION AU DEMARRAGE

autre 2.jpgLa gestion d'entreprise et du développement commercial constituent des enjeux à relever, pour tout entrepreneur, dans des marchés toujours plus concurrentiels.
L’importance de ces enjeux nécessite que toutes les entreprises améliorent et accélèrent leur stratégie de gestion depuis les hautes strates de l’entreprise jusqu’aux entités les plus bases de l’organigramme.
C'est pourquoi nous pensons que l’observation de quelques principes élémentaires de gestion au démarrage de votre entreprise rendront votre activité plus simple à gérer et plus performante.

LIMITER LES FRAIS FIXES

Rémunérations trop importantes, bureaux hors de proportion avec les "moyens" de l'entreprise, factures excessives, abonnements divers ... Il est important, pendant la phase de démarrage de l'entreprise, de limiter les frais fixes.

Il est donc préférable d'écarter provisoirement les dépenses qui, bien que considérées comme utiles, ne sont pas indispensables à l'activité dans la phase de démarrage.

La "montée en charge" doit être contenue et s'effectuer progressivement en fonction des bénéfices dégagés.

A noter :

- si vous démarrez seul, il n'est peut être pas utile de louer des locaux professionnels, vous avez la possibilité d'exercer votre activité à domicile.

- Si le besoin de local est indispensable à l'exercice de votre activité, certaines structures de location offrent des locaux professionnels à des tarifs avantageux et permettent notamment la mise en réseau des chefs d'entreprises présents dans l'infrastructure.

AVOIR UNE BONNE CONNAISSANCE DE SES PRIX DE REVIENT

Ne pas prêter suffisamment attention à l'ensemble des coûts comporte de nombreux risques :

 Le risque de ne pas chercher à les réduire,
 Le risque de ne pas prendre conscience d'une détérioration de la situation financière de l'entreprise,
 Le risque de fixer un prix trop bas qui ferait vendre à perte...

Pour bien connaître ses prix de revient, il faut donc décomposer les différents coûts associés au produit ou à la prestation, de façon à pouvoir déterminer la façon d'agir sur chacun d'eux pour les réduire.

SCHEMA DES CHARGES QUI CONSTITUENT LE PRIX DE REVIENT

Coût d'achat + Coût d'approvisionnement = Coût total d'achat

Coût total d'achat + Coût de la production = Coût total de la production

Coût total de la production + Coût de la distribution = Coût commercial

Coût commercial + Coût administratif = Prix de revient

Prix de revient + Marge = Prix de vente

SURVEILLER LES INVESTISSEMENTS

Les équipements et le besoin en fonds de roulement sont deux éléments à surveiller et à maîtriser tout particulièrement en période de croissance.
Il est prudent de ne pas se laisser séduire par des marchés trop importants, "l'affaire du siècle", qui , en bousculant les prévisions, peut entraîner la défaillance de l'entreprise car trop difficile à assimiler en période de lancement.

De même il faut éviter d'anticiper des investissements prévus à une phase ultérieure de développement, mais inopportuns pour le moment.
Cela risquerait d'alourdir le compte de résultat par des charges fixes telles que des amortissements trop importants ou des frais de personnel supplémentaires.



16:10 Écrit par innovationcotedivoire dans Entrepreneurs en action | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

18 juillet 2011

NOTIONS IMPORTANTES DE GESTION

photo 1.jpgLa gestion d’une entreprise nécessite non seulement une bonne organisation personnelle (chef d’entreprise) et collective (équipe) mais surtout, une connaissance et une maîtrise de certaines notions de gestion non moins importantes.

Même si vous décidez de sous-traiter la comptabilité de votre entreprise à un professionnel (par ce qu’il y a certaines notions de gestion que vous cernez difficilement), il y a trois notions de gestion que vous devez, en tant que chef d'entreprise, absolument connaître :

 Le seuil de rentabilité, encore appelé « point mort »,
 Le fonds de roulement,
 Le besoin en fonds de roulement.

photo 2.jpgLE SEUIL DE RENTABILITÉ OU "POINT MORT"

 Définition
Encore appelé « Point Mort », le seuil de rentabilité est un concept de gestion très important en création d'entreprise pour estimer les chances de réussite du projet.

Il correspond au niveau de chiffre d'affaires au-delà duquel l'entreprise commence réellement à réaliser un bénéfice. C'est-à-dire le chiffre d'affaires minimum que le créateur devrait impérativement réaliser au cours d'un exercice pour couvrir au moins toutes les charges de cet exercice.

Il s'agit donc du niveau d'activité qui permet, grâce à la marge réalisée (différence entre le niveau des ventes et les charges variables découlant implicitement du chiffre d'affaires) d'avoir les moyens de payer toutes les autres charges de l'exercice, c'est-à-dire les charges fixes.
Les charges variables sont également appelées "charges opérationnelles" tandis que les charges fixes sont qualifiées aussi de "charges structurelles".

 Comment le calcule-t-on ?
Pour calculer ce point mort, il faut :

Etape 1 : Répartir l'ensemble des charges de l'exercice en deux catégories :

1. le montant de toutes les charges fixes : ensemble des dépenses que l'on doit obligatoirement assumer, que l'on vende ou que l'on ne vende pas. Par exemple : loyer du local commercial, salaires, charges sociales, primes d'assurance, honoraires de l'expert- comptable...

2. le montant de toutes les charges variables : montant des dépenses découlant automatiquement du niveau des ventes. Ce sont essentiellement les approvisionnements correspondant au chiffre d'affaires réalisé, les frais de transport sur achats et/ ou sur ventes, le commissionnement versé sur les ventes...

Etape 2 : Calculer la marge sur coûts variables qui est égale au montant prévisionnel des ventes diminué des charges variables entraînées automatiquement par ces ventes.

Etape 3 : Traduire cette marge en pourcentage de chiffre d'affaires, il s'agit du taux de marge sur coûts variables, en divisant la marge sur coûts variables par le montant du chiffre d'affaires et en multipliant le résultat par 100.

Etape 4 : Diviser le montant des charges fixes par ce taux de marge pour obtenir le seuil de rentabilité : montant de chiffre d'affaires qui permettra de payer toutes les charges fixes.

Dès que les ventes dépasseront le point mort, l'entreprise commencera à dégager des bénéfices.

Le point mort, ou "seuil de rentabilité", est un bon indicateur pour compléter l'approche de réalisme du projet, car on peut le traduire concrètement en nombre d'heures à facturer, en nombre d'articles à vendre en moyenne par jour (ou par semaine), etc.

Exemple : si je veux lancer une activité de vente de bouteille de gaz domestique sur les marchés périodiques d’Abidjan, il est très utile que je sache (après calcul en fonction de mon projet) qu' il me faudra, en moyenne, vendre au moins 15 bouteilles par jour de marché, pour ne pas faire de pertes.

NB : Pour juger du réalisme d'un projet, il est bon de traduire concrètement le "point mort" en nombre moyen de ventes
- à réaliser par jour ou selon toute autre périodicité plus adaptée.
- à partir d'un montant unitaire moyen si l'on vend des produits ou des prestations à différents prix.

 Calcul schématique du point mort (ou "seuil de rentabilité")

1. Chiffre d'affaires prévisionnelles HT
2. Charges variables
3. Chiffre d'affaires - charges variables = marge sur coûts variables
4. Marge sur coûts variables / chiffre d'affaires = taux de marge sur coûts variables
5. Charges fixes / taux de marge sur coûts variables = seuil de rentabilité


Gardez cette notion à l'esprit pendant la phase de démarrage de votre activité. C'est très important, car tant que votre seuil de rentabilité n'est pas atteint, votre activité va générer des pertes de démarrage.

Exemple : si vous avez prévu d'atteindre votre point mort après 7 mois d'activité, cela veut dire que pendant les 7 premiers mois le fonds de roulement de votre entreprise (argent disponible pour fonctionner au quotidien) sera amputé, au fur et à mesure, à hauteur desdites pertes.

Soyez donc très attentif à votre trésorerie car, en matière de gestion, il existe une équation redoutable :
Trésorerie = Fonds de Roulement - Besoin en Fonds de Roulement

D'où l'importance de bien connaître :

- le montant du fonds de roulement,
- et le niveau du besoin en fonds de roulement de l'entreprise (BFR).

photo 3.jpgLE FONDS DE ROULEMENT

Définition
Le fonds de roulement est une notion d'équité du bilan fonctionnel d'une entreprise. Il existe deux niveaux de Fonds de Roulement :

 Le Fonds de Roulement Net Global (FRNG),
 Le Fonds de Roulement Financier.

En général lorsque rien n'est précisé, par « Fonds de Roulement » (FR), il faut comprendre Fonds de Roulement Net Global (FRNG).
Comme pour le « fonds de commerce », le « fonds de roulement » s'écrit « fonds » avec un « s » et non pas « fond de roulement ».

Le Fonds de Roulement (Net Global)

Définition
Le Fonds de roulement est défini comme l'excédent de capitaux stables, par rapport aux emplois durables, utilisé pour financer une partie des actifs circulants. Le fonds de roulement (FR) représente une ressource durable mise à la disposition de l'entreprise par ses actionnaires à long terme ou qu'elle crée via l'argent dégagé de son exploitation afin de financer les investissements et les emplois nets du cycle d'exploitation.

Ainsi, le FR correspond à :
 la partie des ressources stables qui ne finance pas les emplois durables.
 la partie des actifs circulants financée par les ressources stables.

Calcul

 FR = Capitaux permanents – Actifs immobilisés

ou FR = Actifs circulants – Dettes à court terme

 Ressources stables et durables :
Capitaux propres + Autres fonds propres + réserves + Dettes financières + Ecarts de conversion passif + Amortissement et provision (actif immobilisé) + Provisions pour risques et charges + Capital souscrit non appelé - Primes de remboursement des obligations

 Emplois durables :
Actif immobilisé brut + Charges à répartir sur plusieurs exercices + Ecarts de conversion actif (sur ces créances/Dettes a plus d'1 an d'échéance lors de leur création)

 Fonds de roulement net global :
Ressources stables et durables - Emplois durables

À quoi sert le fonds de roulement ?
Le fonds de roulement sert à financer le besoin en fonds de roulement (BFR). Plus précisément, le FR devrait servir à financer la partie stable du BFR.

Grossièrement, la partie stable du BFR correspond aux éléments indispensables pour démarrer et maintenir le cycle d'exploitation de l'entreprise.

Par exemple, une entreprise doit acheter (et donc payer) ses matières premières, puis lancer la production (et payer les salaires des ouvriers...), et c'est seulement après qu'elle pourra vendre sa production aux clients (et enfin se faire payer). Les dépenses générées par l'activité de l'entreprise précèdent les recettes issues des ventes. C'est parce que les décaissements précèdent les encaissements qu'il existe un besoin de financement.

De plus, ce besoin de financement se renouvelle sans cesse au cours du cycle d'exploitation. Il est stable dans le temps pour un niveau d'activité constant (avec une nuance relative à la saisonnalité de l'activité).
C'est pour cela que la partie stable du BFR devrait être financée par des ressources stables (le FR), en vertu du principe d'équilibre financier.
En revanche en période de forte croissance le BFR croît proportionnellement et doit donc être financé par apport de capitaux stables.
C'est pourquoi une entreprise à croissance forte et rapide devient vite financièrement fragile si son BFR n'est pas comblé et soutenu dans la même proportion.

Niveau du Fonds de Roulement

Si le FR est supérieur à 0 alors les emplois durables sont intégralement financés par des ressources stables.

Si le FR est suffisamment important pour financer l'intégralité du BFR (si FR>BFR), alors l'entreprise dispose d'une Trésorerie Nette (TN) positive.

À l'inverse, quand le BFR est supérieur au FR, l'entreprise a recours à des ressources « à court terme » pour financer une partie du BFR. Ces ressources « à court terme » sont des passifs de Trésorerie.

Ainsi, il est possible d'écrire les relations suivantes :

FR = BFR + TN
ou
TN = FR - BFR

La trésorerie n'est envisagée ici que comme un solde, un reliquat de ressources non utilisées.

Le Fonds de Roulement financier
Le fonds de roulement financier est la différence entre les actifs à moins d'un an (Court terme) et les dettes à moins d'un an (Court terme).
Un actif (resp. passif) à moins d'un an est un actif (resp. passif), dont l'échéance est inférieure à un an.
Le FR financier est utilisé lors de l'évaluation de la liquidité et de la solvabilité d'une entreprise.

photo 4.jpgLE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT (BFR)

Qu'est-ce que le BFR ?
Durant tout le cycle d'exploitation :

1. L'entreprise est amenée à engager des dépenses, qui ne seront récupérées que lors de l'encaissement des ventes ou des prestations.

Par exemple :
- si son activité consiste à vendre des marchandises, l'entreprise devra acquérir un stock minimum, avant même de commencer à fonctionner,
- si elle consiste à produire ou à transformer des biens, elle devra acheter ses matières premières, puis lancer la production et rémunérer ses salariés avant de pouvoir commercialiser ses produits et se faire payer.
- si elle consiste à effectuer des prestations "intellectuelles" (conseil, expertise...), l'entrepreneur devra travailler un certain nombre de jours et supporter ses frais avant d'adresser sa note d'honoraires.

2. Lorsque l'activité nécessite d'accorder des délais de règlement aux clients, l'argent dû par les clients, après livraison, constitue une "créance client".

3. Mais les fournisseurs pourront accorder, eux aussi, des délais permettant de ne pas payer immédiatement leurs factures. C'est le "crédit fournisseur".

4. Il existe donc une "masse d'argent" à mobiliser, nécessaire au fonctionnement de l'entreprise, au même titre qu'il est nécessaire d'en mobiliser pour payer les locaux, machines, équipements, etc., qui correspond à la différence entre les besoins de financement du cycle de production (stocks + créances clients) et les ressources apportées par le crédit fournisseur.
Cette masse d'argent immobilisée dans l'entreprise est appelée "Besoin en fonds de roulement" (BFR).

La croissance de l'entreprise entraînant une augmentation de volume de ce BFR, cela explique les difficultés de trésorerie qu'elles peuvent rencontrer si leur propre rentabilité ne permet pas de faire face au surcroît de financement nécessaire.

Il est donc très important de surveiller son évolution avec précision. En le traduisant en nombre de jours de chiffre d'affaires, il est facile d'anticiper des problèmes de trésorerie au cas où le chiffre d'affaires de l'entreprise augmenterait brutalement.

Au départ (création de l'entreprise) il est nécessaire de prévoir les ressources nécessaires pour couvrir ce BFR qui devra être considéré comme un investissement.
Dans la très grande majorité des cas, ce besoin sera à couvrir par des capitaux permanents (fonds propres, subventions, dettes à long et moyen terme), au même titre que les autres investissements.
Au fur et à mesure que l'entreprise se déploiera et que les banques prendront confiance dans sa pérennité, elles accepteront de financer partiellement ce besoin, notamment en cas de forte saisonnalité ou de cycle d'exploitation très long, par des crédits à court terme adaptés et des garanties.

Calcul du BFR

Pour calculer le BFR, il convient de chiffrer, si possible à leur niveau maximum (c'est à dire généralement en fin d'année ou en fin de pointe d'activité saisonnière) :

les stocks de matières premières dont l'entreprise devra disposer à tout moment, en tenant compte des cadences d'approvisionnement, des contraintes de fabrication et du niveau d'activité,

les stocks d'encours qui seront déterminés en fonction de la durée du cycle de fabrication et des coûts de production déjà imputables à ces stocks (main-d'oeuvre, énergie'),

les stocks de produits finis et de pièces détachées ou de sous-ensembles nécessaires pour faire face à la demande des clients dans des délais raisonnables,

le montant des "créances clients" en attente de règlement, évaluées TTC. Ce montant est bien sûr fonction de l'importance du chiffre d'affaires mais aussi du délai qui s'écoule entre la livraison et le règlement par le client (délai de facturation et délai de règlement),

le montant des "crédits fournisseurs" évalués TTC, qui correspond aux délais de paiement accordés par les fournisseurs et qui est donc fonction du volume des achats.

Le fait de retenir les montants TTC et non les montants HT est destiné ici à attirer l'attention du créateur sur l'impact de la TVA sur sa trésorerie : au démarrage et au rythme (trimestriel ou mensuel) de ses déclarations, il va commencer par payer de la TVA à ses fournisseurs, avant d'en collecter auprès de ses clients.

Il ne pourra se faire rembourser la TVA sur ses achats que lorsqu'il aura commencé à en percevoir significativement de ses propres clients (le fisc veut être certain de l'existence d'une activité commerciale).

La formule générale du calcul du besoin en fonds de roulement en création d'entreprise est la suivante :

Besoin en fonds de roulement (commerce-production) = Stocks moyens HT(Stocks minimum de matières premières, de produits en cours de fabrication et de produits finis dont on doit disposer en permanence pour exercer l'activité dans des conditions normales) + Encours moyens créances clients TTC (Moyenne des sommes qui seront, en permanence, facturées aux clients mais non encore réglées) - Encours moyens crédits fournisseurs TTC (Total moyen des factures qui seront dues aux fournisseurs, en fonction des délais de paiement que ceux-ci accordent de manière permanente)

En "régime de croisière", comme c'est le cas lors d'une reprise d'entreprise, tous les calculs sont par contre à mener Hors Taxe, le décalage de la TVA étant pris en compte par ailleurs dans les dettes fiscales de l'entreprise et contribuant à en diminuer le BFR.
L'entreprise collecte en effet habituellement plus de TVA auprès de ses clients qu'elle n'en paye à ses fournisseurs (son chiffre d'affaires est supérieur à ses coûts d'achats). Elle bénéficie donc d'un crédit de TVA permanent lié au décalage entre la collecte, la déclaration et le reversement au fisc.

Autre différence entre le schéma ci-dessus et la comptabilité générale : les sommes dues aux salariés et aux organismes sociaux (paiement des charges sociales).

Le bilan de l'entreprise doit en effet comptabiliser au titre de ses dettes les salaires non encore payés, les primes, les droits à congés payés acquis, ainsi que les charges sociales non encore réglées. Dans l'élaboration d'un compte de résultat prévisionnel et d'un plan de financement prévisionnel d'une création d'entreprise, il est prudent de considérer comme réglés immédiatement les salaires et charges et de ne pas oublier l'impact des périodes de vacances des salariés sur la capacité de production de l'entreprise.

Cas particulier des activités de services
Si l'activité consiste à effectuer des prestations de services (en particulier de nature intellectuelle) en principe, elle ne nécessite pas de stocks. Dans ce cas, il n'y a pas de composante " stocks moyens " dans le BFR. Elle est remplacée par une composante " travaux en cours ", c'est-à-dire un volant de charges courantes à avancer en permanence avant de pouvoir facturer les prestations.
Pour cela, il convient d'évaluer le coût d'une journée de travail, toutes charges courantes comprises (rémunération incluse), et estimer, en fonction des types de commande ou de mission, combien de jours de travail sont nécessaires, en moyenne, avant de facturer.
Si un acompte à la commande peut être obtenu à chaque fois, une composante "encours moyen acomptes clients " remplacera la composante "encours moyen fournisseurs ".

Remarque : pour une activité de services qui nécessiterait quand même l'emploi de matières premières ou de produits finis, le BFR comporterait en plus les composantes "stocks" et "fournisseurs".
Besoin en fonds de roulement (professions libérales) = Travaux en cours (Volant de charges courantes à avancer en permanence avant de pouvoir facturer) + Encours moyens créances clients TTC (Moyenne des sommes qui seront, en permanence, facturées aux clients mais non encore réglées) - Encours moyens acomptes clients TTC (Total moyen des acomptes versés par les clients lors de la signature des contrats)

Même remarque que ci-dessus : en "régime de croisière", comme c'est le cas lors d'une reprise d'entreprise, tous les calculs sont par contre à mener hors taxe.

Cas particulier des "micro-projets"
S'agissant de "micro-projets", le calcul du BFR est simplifié. On retient généralement une évaluation forfaitaire qui correspond à un ou deux mois de charges + un ou deux mois de revenu (revenu minimal incompressible), auxquels s'ajoutent le stock outil, s'il y a lieu.
Rappel : le "stock outil" correspond au stock minimal qui est nécessaire en permanence à l'entreprise pour pouvoir fonctionner correctement.

En ce qui concerne les entreprises soumises au régime fiscal de la micro-entreprise (parmi lesquelles figurent les auto-entrepreneurs), la composante "créances clients" est à prendre HT, alors que la composante "stocks moyens" sera TTC.
Seule la composante "fournisseurs' ne change pas.


Exemple de calcul du BFR

Pour une entreprise de production présentant les caractéristiques suivantes :
- Chiffre d'affaires (CA) HT : 500 000 FCFA
- CA TTC : 598 000 FCFA
- Les achats représentent 40 % du CA HT soit 200 000 FCFA (239 200 FCFA TTC)
- Conditions de règlement des clients : 40 % des clients règlent à 30 jours et 60 % à 60 jours.
- Conditions de règlement des fournisseurs : 30 % des fournisseurs se font payer à 60 jours et 70 % à 30 jours.
- Stocks matières premières : 1,5 mois d'achats HT
- Stocks produits finis : 8 jours de CA HT

Le calcul du BFR sera fait de la manière suivante :

1) Créances clients :
40 % x 30 jours = 12 jours
60 % x 60 jours = 36 jours
Soit au total : 48 jours de CA TTC (les factures sont libellées TTC)
598 000 euros x 48 / 365 jours = 78 640 FCFA

2) Stocks de matières premières :
200 000 x 1,5 / 12 mois = 25 000 FCFA
3) Stocks produits finis :
500 000 x 8 / 365 jours = 10 960 FCFA

4) Crédit fournisseur :
30 % à 60 jours = 18 jours
70 % à 30 jours = 21 jours
Soit 39 jours d'achats TTC
239 200 euros x 39 / 365 jours = 25 600 FCFA.

BFR = (78 640 + 25 000 + 10 960) - 25 600 = 89 000 FCFA

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A BIENTÔT !