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11 août 2011

COTE D’IVOIRE : Appui à l`économie ivoirienne/ La Banque mondiale change tout

DRAPEAU CI.jpgCI 13.jpgPublié le jeudi 11 aot 2011 | Soir Info
Depuis mars 2011, la Banque mondiale a changé sa stratégie vis-à-vis de l`Afrique subsaharienne en général et de la Côte d`Ivoire en particulier. Dans l`ensemble, la nouvelle stratégie met en avant le partenariat entre les parties. Avec d`un côté la Banque mondiale mettant à disposition son assistance et de l`autre l`État africain libre de mener sa politique économique. « La Banque mondiale ne se substituera jamais à un gouvernement », a soutenu Emmanuel Noubissié Ngankam (Chargé principal des Opérations Côte d`Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Togo), récemment, dans le cadre de la présentation de cette stratégie au siège de ladite Banque à Abidjan. De fait, en ce qui concerne la Côte d`Ivoire, beaucoup de choses changent. Mme Yao Madeleine (Coordonnateur du Don de Gouvernance et de Développement institutionnel Côte d`Ivoire / Dgdi; conseiller spécial du ministre de l`Économie et des Finances, Charles Diby Koffi) a signifié à cette rencontre que les rapports entre la Côte d`Ivoire et la Banque mondiale ont évolué. On est passé d`un mode de financement direct des projets à un partenariat entre les deux entités en passant par une coopération dans un passé récent. Ce partenariat se veut efficient au bénéfice des populations parce qu`effectué avec des partenaires précis. Ainsi, par ordre d`importance suivent le gouvernement (premier pourvoyeur de fonds), la société civile, le secteur privé (un partenaire incontournable), les institutions internationales, etc. Selon le bailleur de fonds, avec la nouvelle stratégie, les différentes interventions financières à l`endroit de la Côte d`Ivoire se feront de façon harmonisée sous sa coupole. L`objectif est d`éviter qu`il n`y ait pas, pour le même projet, plus d`un financement d`origines diverses et sans contrôle. Emmanuel Noubissié Ngandam a précisé que «le financement n`est pas important» dans la nouvelle donne. «L`important pour la Banque mondiale, c`est l`utilisation des financements», a indiqué la Banque mondiale dont la stratégie est fondée sur la bonne gouvernance et les capacités du secteur privé. En suivant le programme macroéconomique du gouvernement, l`institution encadrera plusieurs secteurs d`activités en fonction de deux (2) piliers (compétitivité -emploi et vulnérabilité - résilience). Quatre (4) axes prioritaires sont identifiés depuis octobre 2010. Il s`agit du renforcement de la gouvernance et des institutions, de l`amélioration de la performance du secteur agricole, du renforcement du secteur privé et l`assainissement du climat d`investissement et de la renaissance des infrastructures et le rétablissement des services de base. « Il y a beaucoup à faire (...) Dans l`immédiat, nous allons aider les Ivoiriens à faire face aux besoins les plus urgents et leur redonner espoir car nous avons toujours fait le pari que ce pays, poumon de l`économie ouest-africaine, va redémarrer et servir à nouveau de locomotive sous régionale », fait savoir la Banque mondiale. Actuellement, l`institution financière travaille sur des opérations de plus grande envergure qui permettront d`appuyer durablement la Côte d`Ivoire. Les premiers appuis devraient intervenir à partir du mois prochain.

COTE D'IVOIRE: Budget de finances 2011/ Pour combler le gap de 360,5 milliards de FCFA, Koné Adama fait recours aux marchés monétaires et financiers

DRAPEAU CI.jpgCI 6.jpgPublié le jeudi 11 aot 2011 | L'intelligent d'Abidjan
A la faveur de la rentrée budgétaire 2011, tenue le 2 août 2011, à l’auditorium de la Caistab, il est ressorti un gap de 360,5 milliards de FCFA. La direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, à qui incombe la grande tâche de mobiliser les ressources, mise sur les marchés monétaires et financiers.

L’objectif assigné à la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, c’est de mobiliser 1689,4 milliards de FCFA, dont 360,5 de FCFA, constituant un gap à rechercher sur les marchés monétaires et financiers. Pour Adama Koné, directeur général de cette régie financière, c’est un pari jouable. Il compte sur le capital-confiance dont bénéficie son institution (DGTCP) vis-à-vis de ses partenaires. Et pour plus mériter cette confiance, et obtenir une réactivité des intervenants sur les marchés monétaires et financiers, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique s’est engagé à apurer les restes à payer aux fournisseurs et autres protestataires de service pour le compte de l’Etat. Sur les 182,8 milliards de FCFA que l’Etat reste devoir sur la période 2010, Adama Koné prévoit, pour la période 2011, d’apurer 144,9 milliards de FCFA, soit un taux de réduction de 80%. En plus de cela, l’Etat entend renégocier les échéances de paiement de certaines créances dues au titre de la dette extérieure. Objectif : faire en sorte que la trésorerie ne soit pas totalement absorbée. Toujours, dans la dynamique de crédibiliser la signature du Trésor ivoirien, l’Etat prévoit débloquer 81,5 milliards de FCFA en vue du paiement des créances pour le compte de certains bailleurs multilatéraux, bilatéraux, les souscriptions, contribution et commissions. Le directeur général Adama Koné, tient ainsi à réaliser les objectifs à lui assignés. Pour raison de crise, les régies financières ont revu leur objectif à la baisse, par rapport à celui de l’année 2010, quand bien même le budget de finances 2011 ait été porté à 3050,4 milliards de FCFA. La baisse des recettes s’explique en partie par le fait que le retour de l’administration douanière dans les ex-zones CNO n’est pas encore effectif, et surtout des mesures de soutien accordées aux entreprises ; à savoir le changement de régime d’imposition de certains contribuables précédemment soumis à l’impôt synthétique, la suspension du paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (vignette) et le transfert progressif du recouvrement de l’impôt à la Direction générale des impôts.

COTE D'IVOIRE : RELANCE ECONOMIQUE DIFFICILE, MAIS L'ESPOIR EST PERMIS

DRAPEAU CI.jpgAFP.gifABIDJAN — De l'asphyxie aux pillages, l'économie ivoirienne peine à se remettre de plusieurs mois d'une crise politico-militaire sans précédent, mais l'espoir est permis pour le premier producteur mondial de cacao avec une sécurité améliorée et le retour de l'aide extérieure. "On découvre tous les jours des pertes", déclare à l'AFP Jean-Louis Billon, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire (CCI).

Pour lui, "on doit rebâtir une économie" à l'issue de la crise née de la présidentielle de novembre 2010 et close avec l'arrestation de l'ex-président Laurent Gbagbo le 11 avril.
Sanctions européennes pour étrangler le régime déchu, embargo sur les ports, effondrement du système bancaire: la première économie d'Afrique de l'Ouest francophone a payé le prix fort.
Inscrite dans le nouveau budget, la prévision de récession (-6,3%) résume l'ampleur du défi pour le nouveau président Alassane Ouattara, ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI).
Les deux semaines de guerre, fin mars-début avril, ont été le coup de grâce.

A l'arrêt de l'activité se sont ajoutés, durant et après les combats, des pillages gigantesques qui n'ont épargné personne, petits commerçants, PME ou multinationales.
Première entreprise privée du pays, le géant agro-industriel Sifca, dirigé par M. Billon, a subi "20 milliards de francs CFA de pertes" (30 M EUR), en raison des pillages et de la perte d'exploitation, précise-t-il.
Selon une estimation provisoire de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI), les pertes globales atteindraient "entre 600 et 1.000 milliards de francs CFA" (entre 900 M EUR et 1,5 md EUR).

Hôtellerie, industrie, transport: le choc a été rude. Et les difficultés persistantes de communication témoignent des dégâts subis par les opérateurs de téléphonie mobile. Les pertes font actuellement l'objet de discussions serrées entre professionnels et gouvernement, en vue d'indemnisations par l'Etat.

Allègements fiscaux et reprise du remboursement de la dette intérieure (autour de 300 milliards de francs CFA, 450 M EUR) sont aussi à l'ordre du jour.
Les entreprises mettent surtout en avant le besoin de sécurité, alors que le maintien de l'ordre est confié aux Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, qui se sont livrées à des pillages massifs.
"Tant qu'on aura des hommes en armes dans les rues, il n'y aura pas de réelle reprise", avertit un entrepreneur du secteur de l'ameublement.

Mais du ménage a été fait, et le racket sur les barrages anarchiques a été endigué à Abidjan. Dans l'intérieur du pays cependant, les FRCI ponctionnent encore lourdement le transport de marchandises.
Toutefois, résume Lakoun Ouattara, directeur général de la CGECI, "la plupart des fondamentaux sont quand même encore là": les banques se sont remises en marche, comme les deux ports (Abidjan et San Pedro, dans le sud-ouest) par où transite le cacao, dont l'exportation a repris dès le 10 mai.

Et le nouveau pouvoir, estimant ses besoins entre 15 à 20 milliards d'euros pour les prochaines années, sait pouvoir compter sur le retour de l'aide internationale, de la France au FMI, qui doit reprendre ses décaissements en juillet.

Déjà, de premiers signes de reprise apparaissent. "Ca commence à frétiller dans le secteur des services ou des mines", relève une source proche des milieux économiques. Un opérateur français constate "une vraie volonté d'investissement".

Si la stabilité politique se confirme après une décennie de tourmente et que l'univers des affaires est assaini, assure Lakoun Ouattara, le pays du "miracle" économique des années 1960-1970 pourrait même aller au-delà de ses "espérances".

29 juillet 2011

COTE D'IVOIRE : LA BALANCE ENTREPRENEURIALE HOMMES-FEMMES

DRAPEAU CI.jpgaffaires 9.jpgAujourd’hui, les femmes ivoiriennes sont de plus en plus présentes dans la vie économique du pays. De tout temps, elles ont participé au soutien économique de leur famille et de leur communauté soit par leur travail formel ou informel principalement le travail agricole ou le commerce.

Mais depuis quelques années, elles sont de plus en plus nombreuses à investir dans la création d’entreprise ou à développer une activité économique rémunératrice.

Cependant, Plusieurs de ses choix sont guidés par sa position dans la société et par le type d’infrastructure que la société met à sa disposition. De ce fait les femmes ivoiriennes ne disposent pas des mêmes chances que les hommes.

La mission liée à la reproduction demeure leur principale responsabilité et représente une contrainte importante par rapport à leur disponibilité.

Aussi, la socialisation des filles ne contribue pas à développer leur confiance en elles, leur autonomie, leur sens du risque et leur goût de l’innovation : des aptitudes pourtant nécessaires chez tout individu qui souhaite développer et gérer sa propre entreprise.
Il existe donc certaines contraintes socioculturelles à l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire, mais la plupart de ces contraintes ne sont pas insurmontables.
Les hommes sont majoritairement les entrepreneurs de Côte d’Ivoire. Cette inégalité peut être expliquée par différents variables.
Nous savons tous que pour entreprendre, il faut cumuler des qualités, des compétences, des motivations, des exemples et des ressources en qualité et quantité suffisantes pour franchir toute une série d’obstacles.

Si les femmes sont moins nombreuses que les hommes à aller jusqu’au bout, c’est sans doute que le rapport entre les facteurs positifs (qualités…) et les facteurs négatifs (obstacles) n’est pas le même pour elles que pour les hommes.
Les premiers facteurs agiraient plus faiblement et les seconds plus fortement.
La balance est donc faussée au départ entre homme et femme.

Mais quelle est la nature des opportunités et des obstacles que représente l’environnement (dans son sens large) et qui façonnent l’esprit d’entreprise des femmes ivoiriennes ?

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21:14 Écrit par innovationcotedivoire dans Esprit économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

27 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: ACTUALITES ECONOMIQUES

DRAPEAU CI.jpgSOIR INFO.gifBudget 2011/Les révélations du Directeur général des Impôts : Ce que l`Administration fiscale a déjà encaissé - 284 milliards de francs Cfa en 3 mois

864 milliards de francs Cfa. C'est ce que le gouvernement ivoirien attend de la régie financière qu'est la Direction générale des Impôts (Dgi) dans le budget 2011 équilibré en dépenses et en recettes à 3050,4 milliards de francs Cfa. C'est Pascal Kouakou Abinan (Directeur général des Impôts /Dgi) qui a donné cette information, le mardi 26 juillet 2011. C'était dans le cadre d'un petit déjeuner de presse portant sur la présentation de l'annexe fiscale 2011 à Novotel - Plateau.

Le patron de l'Administration fiscale a saisi l'occasion pour faire des révélations. Notamment sur ce qui est attendu du Nord du pays au niveau des recettes fiscales et ce que le Président de la République, Alassane Ouattara, a décidé relativement à la mise sur pied de nouveaux impôts en 2011. «Sur les 864 milliards de francs Cfa que le gouvernement ivoirien attend comme recettes de la Direction générale des impôts (Dgi), environ 800 millions de francs Cfa, soit 10%, proviendront des zones Centre-Nord-Ouest (Cno). D'ailleurs, tous les services de la Dgi sont déjà déployés dans la zone Nord du pays dans ce cadre et c'est faux de croire que l'Administration fiscale ne fait pas de recettes en zones Cno. Car, dans les faits, des recettes sont enregistrées depuis la partie Nord du pays vu qu'un service principal a été créé à Abidjan dans ce sens. Et, pour l'année 2011, les impôts continueront à y être perçus», a révélé le Directeur général des Impôts. Poursuivant, il a ajouté que les 800 millions seront collectés au niveau du secteur informel et des petites et moyennes entreprises (Pme). Autre information nouvelle, selon le conférencier, le chef de l'État Alassane Ouattara a exigé que cette année 2011, il n'y ait pas de taxe nouvelle. «Il n'y aura pas de nouvelle taxe cette année parce que le Président de la République (Ndlr : Alassane Ouattara) n'a pas voulu pour 2011 qu'on alourdisse le poids des impôts sur les entreprises. Ce serait une contradiction de créer de nouveaux impôts étant entendu que le gouvernement veut aider les entreprises à reprendre leurs activités après la crise post-électorale. Par contre, en 2012, il y aura de nouvelles taxes», a encore révélé l'Administrateur financier. A propos de l'annexe fiscale qu'il a présentée, Pascal Kouakou Abinan a expliqué que ce document budgétaire renferme 42 articles portant sur 4 types de mesures. Il s'agit des mesures de soutien aux entreprises et aux personnes physiques; de mesures de renforcement des moyens de l'État; de mesures de rationalisation et de modernisation du dispositif fiscal; de mesures techniques. En terme chiffré, ce sont 32,4 milliards de francs Cfa que l'État a perdus en 2011 en annulant, suspendant et réduisant des impôts. Cela ne se reproduira pas en 2012, a indiqué le Directeur général des Impôts, « les mesures incitatives ne seront pas reconduites ». D'ailleurs, la Dgi compte bien s'organiser pour ses recettes à venir en appliquant la directive n°04/2009/Cm/Uemoa instituant un guichet unique de dépôt des états financiers dans les États membres. « C'est une nécessité de créer un guichet unique pour centraliser les états financiers des entreprises pour une cohérence des chiffres. Parce qu'il est déjà arrivé que des entreprises déposent des bilans différents pour la même année à la banque, à la Dgi, etc. », a fait savoir le patron des Impôts qui a dénoncé ce comportement de resquilleur. Selon lui, ce guichet permettra à la Dgi de travailler plus objectivement et avec équité. C'est certainement cette qualité qui a guidé la Dgi dans l'extension du champ d'application du taux réduit de la taxe sur la valeur ajoutée (tva) à toutes les catégories (importées et locales) de lait en 2011. Au-delà de toutes les dispositions prises pour 2011, la Dgi a affirmé son envie d'atteindre l'objectif des 864 milliards de francs Cfa prises. Les chiffres des recettes de ces derniers mois sont d'ailleurs parlants : 0 franc Cfa en avril; 130 milliards de francs Cfa au lieu de 80 milliards en mai; 89 milliards de francs Cfa au lieu de 70 milliards en juin; 65 milliards de francs Cfa à la date du 25 au lieu de 63 milliards. « La Côte d'Ivoire est un pays solide. Ailleurs, après une telle crise, on ne peut pas s'attendre à ces recettes. Nous allons atteindre ces 864 milliards de francs Cfa», a soutenu Pascal Kouakou Abinan.

Hermance K-N

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifImpôts : plus de 860 milliards FCFA à mobiliser en sept mois

Abidjan, 26 juil (AIP) – L’administration des impôts va mobiliser près de 864 milliards FCFA sur une période de sept mois au titre de l’exercice fiscale 2011, a révélé le directeur général des impôts, Abinan Kouakou Pascal, mardi à l’occasion d’un petit déjeuner de presse portant sur l’annexe fiscale 2011.

Au premier trimestre d’activité, de mai à juillet, sur un objectif de près de 213 milliards FCFA, ce sont environ 270 milliards qui ont été recouvrés, a indiqué M. Abinan. Il a souligné que cet objectif pourrait être dépassé en dépit du démarrage tardif de l’exercice fiscal à la suite de la grave crise militaro-politique.

Près de 800 millions FCFA sont attendus des zones centre, nord ouest (CNO, ex-assiégées) au titre des recettes fiscales émanant du secteur informel et des petites et moyennes entreprises (PME), fait-on savoir.

L’annexe fiscale 2011 consacre des allègements et des exonérations fiscales évalués à plus de 32,4 milliards. Un manque à gagner devant être rattrapé par des appels à fonds auprès des bailleurs de fonds, a expliqué le directeur général des impôts. Il a ajouté que des actions seront menées pour attirer les investisseurs entres autres, de même qu’un élargissement de l’assiette des impôts.

En 2010, environ 1007 milliards FCFA d’impôts ont été recouvrés par l’administration des impôts.

kkf/cmas


DRAPEAU CI.jpgAIP.gifCrise ivoirienne : exonérations fiscales pour les entreprises sinistrées

Abidjan - Les entreprises de Côte d`Ivoire sinistrées lors de la crise post-électorale, en raison notamment de pillages, vont bénéficier en 2011 d`exonérations fiscales atteignant plus de 30 milliards de francs CFA (quelque 50 M EUR), ont annoncé mardi les services des impôts.
Le gouvernement a décidé "d`annuler tous les arriérés d`impôts des entreprises entièrement détruites, représentant une perte fiscale de 32,4 milliards FCFA", a affirmé le nouveau directeur des Impôts, Pascal Abinan, lors d`une conférence de presse.

De nombreuses entreprises ont été sinistrées lors de la crise (novembre 2010-avril 2011), en particulier durant les pillages qui ont accompagné les combats du début avril à Abidjan.

"La Côte d`Ivoire est un pays solide parce qu`ailleurs après une crise profonde vous ne pouvez pas mobiliser ce niveau de recettes", a estimé M. Abinan, soulignant que depuis mai le montant des recettes fiscales dépassait les prévisions.

"Les tendances économiques qui se dessinent sont encourageantes, la Côte d`Ivoire va rebondir beaucoup plus rapidement car la confiance est de retour, matérialisée par l`affluence des investisseurs" a-t-il encore jugé.

Par ailleurs, le gouvernement de Côte d`Ivoire, première puissance économique d`Afrique de l`Ouest francophone, a promis récemment de consacrer six milliards de francs CFA (environ 10 M EUR) au dédommagement des entreprises victimes des pillages.

DRAPEAU CI.jpgPATRIOTE.gifRencontre Ouattara-Madani Tall de la Banque mondiale : La Côte d`Ivoire prépare l`ouverture du robinet financier

L’anticipation a toujours été le leitmotiv du président Alassane Ouattara. Celui qui n’a jamais navigué à vue a décidé de préparer sa prochaine visite au pays de l’Oncle Sam qui aura lieu la semaine prochaine.

Au cours de ce déplacement où il échangera avec le président des Etats Unis, Barack Obama, il n`est pas exclu une rencontre des autorités ivoiriennes avec les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fmi) dans le cadre de la relance de l`économie ivoirienne. Hier, justement, au Palais présidentiel, Alassane Ouattara qui avait à ses côtés Charles Koffi Diby, ministre de l`Economie et des Finances et Albert Mabri Toikeusse du Plan et du Développement, a eu un déjeuner de travail avec Madani Tall, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d`Ivoire. A sa sortie d`audience, Madani Tall a souligné qu`il s`est agit d`élaborer le programme des échanges qui auront lieu à Washington la semaine prochaine, notamment avec le Groupe de la banque mondiale. « Nous avons passé en revue le programme actuel de la Banque mais aussi les besoins de la Côte d`Ivoire pour les années futures. Nous avons échangé sur d`importants sujets notamment la relance économique, l`emploi des jeunes, la relance des infrastructures, la sécurité, le développement du secteur privé et je pense qu`avec les ministres qui étaient autour de la table, nous avons pu avoir des échanges assez fructueux », a révélé Madani Tall. Qui s`est dit convaincu d`une bonne visite à Washington la semaine prochaine. Espérant que la délégation ivoirienne reviendra avec de bonnes nouvelles. Selon le Directeur des Opérations de la Banque mondiale, se sera l`occasion de se faire une idée des efforts qui seront faits pour aider la Côte d`Ivoire ``à se relancer, relancer son économie, garantir la sécurité pour les Ivoiriens, s`assurer que le secteur privé revient en force dans ce pays``. Conscient que la Côte d`Ivoire est la locomotive de la sous-région, toutes les questions qui seront abordées le seront dans ce sens. Surtout que, a-t-il constaté, ``toutes les choses se déroulent relativement bien pour un pays qui sort d`une crise assez difficile``. A en croire Madani Tall, aujourd`hui, pour ceux qui arrivent à Abidjan, il est difficile de constater les stigmates de la guerre alors qu`il y en a eu. Pour lui, la Côte d`Ivoire est un pays qui a une capacité de rebondissement assez impressionnante et la Banque est assez consciente qu`il faut l`aider dans ses fondamentaux pour mettre une administration qui marche. Il faudra selon lui, rassurer le secteur privé et remettre en place un bon cadre de gouvernance qui sache répondre à la demande sociale en termes de besoin en matière de santé et d`éducation pour rassurer davantage les citoyens ivoiriens. « Si tout cela est fait dans un court terme, la Côte d`Ivoire va se relancer. Je pense que la délégation ivoirienne ira à Washington pour présenter son programme, rassurer les uns et les autres et à partir de là, l`on pourra discuter de programme spécifique et de chiffres», a expliqué Madani Tall. Le Président Ouattara a donc décidé de s`impliquer encore dans les échanges avec les différentes institutions comme il l`a fait pour l`obtention du point de décision de l`initiative Ppte (Pays pauvres très endettés) en mars 2009 où il avait soutenu le ministre Diby et le gouvernement de l`époque alors qu`il n`était même pas encore le président ivoirien. Cette fois encore, Ouattara entend booster les échanges dont Madani Tall a eu un aperçu hier. Le Chef de l`Etat dont l`évocation du nom (Ouattara) constitue un sésame pour les financements, ne lésinera pas sur les moyens pour que la Côte d`Ivoire revienne de Washington avec de bonnes nouvelles, avec des promesses d`une bonne manne financière pour la reconstruction post-crise. A coup sur, la ``Financial dream team`` de la Côte d`Ivoire va glaner des lauriers la semaine prochaine au pays de Barack Obama et la moisson va tenir la promesse des fleurs dont les pétales se déverseront sur la Côte d`Ivoire quelques temps après.

Jean Eric ADINGRA

DRAPEAU CI.jpgAIP 2.gifTransport aérien : La compagnie aérienne Air France choisie pour relancer son homologue ivoirienne

Abidjan, 23 juil (AIP) – Le président directeur général (PDG) d’Air France, Jean-Cyril Spinetta annonce un plan de relance d’Air Ivoire conduit par sa compagnie.

Jeudi à Abidjan, au sortir d’une audience avec le Président Alassane Ouattara à qui il était venu proposer son projet de redécollage des activités d’Air Ivoire, M. Spinetta a souligné que dans un premier temps, il s’agira de développer un réseau interrégional en Afrique de l’ouest. Puis, a-t-il noté, quand cette étape sera réussie, la compagnie ivoirienne va se déployer à l’international.

Quant au ministre ivoirien des Transports, Gaoussou Touré, il a indiqué que la structure du capital de la nouvelle structure venait d’être conclue. L’Etat ivoirien est l’actionnaire majoritaire, Air France et des privés détiennent également quelques parts, a précisé le ministre.

L’audience accordée par Alassane Ouattara au PDG d’Air France s’est tenue en présence de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean Marc Simon.

cmas

DRAPEAU CI.jpgAIP.gifCôte d`Ivoire : Cacao les planteurs ivoiriens attendent de Ouattara de meilleurs revenus

GONATE (Côte d`Ivoire) - Les planteurs de Côte d`Ivoire, premier producteur mondial de cacao, attendent du nouveau président Alassane Ouattara un ''plan cacao'' qui améliore leurs revenus, après l`avoir espéré en vain sous Laurent Gbagbo.

"Nous appelons à réorganiser la filière au profit des petits planteurs", explique à l`AFP Fulgence N`guessan.

Basé à Gonaté, bourgade poussiéreuse à une cinquantaine de km de la ville de Daloa (centre-ouest), en pleine "boucle du cacao", il dirige la coopérative "Kavokiva" ("bonne entente", en langue gouro), la plus importante du pays avec 12.000 planteurs.

Pour lui, la décennie Gbagbo "n`a pas permis d`accroître de façon substantielle le revenu" du million de planteurs, dont la production (quelque 1,2 million de tonnes en 2010-2011) représente pourtant 40% des recettes d`exportation avec le café.

"Le cacao ne nous enrichit pas, il nous permet de survivre", se lamente Maurice Tra-Bi, bottes en plastique et chapeau de toile "contre les serpents", en donnant de grands coups de machette dans un cacaoyer.

"La quasi-totalité des villages du cacao sont dépourvus de centres de santé et même d`eau potable", s`indigne ce planteur, dénonçant la "pauvreté grandissante" parmi les siens.

Au début des années 2000, Laurent Gbagbo avait, sous la pression des institutions internationales, libéralisé le secteur. Créées pour assurer transparence et équité, les structures de régulation ont échoué et leurs dirigeants sont restés longtemps en prison pour mauvaise gestion présumée. La nouvelle réforme souvent promise par l`ex-président n`a jamais vu le jour.

Traduisant un sentiment largement répandu parmi les paysans, l`économiste Gervais N`dah fustige une "escroquerie fiscale" de l`Etat.

"En Côte d`Ivoire, les planteurs paient le plus d`impôt au monde. Quand le cacao est à 1.000 FCFA/kg (1,5 euro), on lui retire plus de la moitié", relève-t-il.

Les "pisteurs", ces intermédiaires qui achètent aux paysans pour les multinationales du chocolat, sont aussi pointés du doigt, accusés de "brader la récolte". "Ils sont devenus plus riches que les planteurs", s`insurge M. N`dah.

Après le bras de fer de la crise post-électorale (novembre 2010-avril 2011), le gouvernement a pu relancer dès début mai l`exportation de fève brune, stoppée durant des mois.

Il s`est engagé dernièrement à remettre en chantier une réforme de la filière. Le candidat Ouattara avait promis de restaurer un système de prix garanti, comme celui qui avait contribué au "miracle" économique ivoirien des années 1960-1970.

Mais pour ranimer son âge d`or et continuer de distancer le voisin ghanéen (900.000 tonnes), le cacao de Côte d`Ivoire a aussi besoin de rajeunir: le verger (deux millions d`hectares) est vieillissant, ce qui entraîne de maigres rendements et contribue à une baisse de qualité.

Parmi les initiatives prises pour parer au déclin, le géant suisse de l`alimentaire Nestlé a démarré récemment un vaste programme de renouvellement en distribuant des pépinières aux planteurs.

Il s`agit, sur une décennie, d`insérer des "variétés à haut rendement" (deux tonnes à l`hectare contre moins d`une) résistantes aux maladies, selon le chef du projet, Philippe Courbet.

Au milieu de son champ d`Okoukouamekro, un village proche de Gonaté, Jean Loukou Yao, planteur de 25 ans, a le sourire: il pourra régénérer ses 10 hectares, vieux d`un demi-siècle et hérités de son père.

Mais sa voisine Marie-Thérèse Séry, cadre récemment convertie à la culture du cacao, avertit: "le programme de régénération des plantations sera vain si la rémunération des planteurs n`est pas au centre".

25 juillet 2011

ENTREPRENEUR INDIVIDUEL : AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, 80% des créateurs d’entreprises choisissent d’exercer leur activité en entreprise individuelle.
Ce choix est-il éclairé ? ou est-il fait sans tenir compte des contours essentiels de ce régime ?

De toute les façons un entrepreneur digne de ce nom, avant de se lancer prend les dispositions nécessaires qui impliquent, avant tout, une compréhension approfondie sur les questions que vont engendrer son choix.
Comme l’affirmait Confucius (célèbre philosophe chinois) : Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.

Cet article de INNOVATION COTE D’IVOIRE est une ébauche sur les interrogations suscitées par l’entrepreneuriat individuel : Engagement financier ? Responsabilité ? Constitution ? Fonctionnement ? Régime fiscal ? Régime social ? Transmission ? Principaux avantages ? Principaux inconvénients ?

Ce qu’il faut savoir d’abord, c’est que cette forme juridique (entreprise individuelle) est à conseiller lorsque les risques de l'activité sont peu importants et les investissements limités.

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20 juillet 2011

ACTION : QUELS SONT LES DROITS INHÉRENTS A CE TITRE FINANCIER

actionnaire 1.jpgUne action est un titre de propriété délivré par une société de capitaux (une société anonyme ou Société en commandite par actions). Elle confère à son détenteur la propriété d'une partie du capital, avec les droits qui y sont associés : intervenir dans la gestion de l'entreprise et en retirer un revenu appelé dividende.
Le détenteur d'actions est qualifié d'actionnaire et l'ensemble des actionnaires constitue l'actionnariat.
Pour mieux cerner cette notion économique; nous allons aborder les trois axes (03) suivants:
1 Les droits inhérents à l'action
1.1 Les actions ordinaires
1.2 Actions au porteur et actions nominatives
1.3 Les actions de préférence
1.4 Les types d'actions en voie d’extinction
2 Émission, cession d'actions
3 Cours et valeur des actions
3.1 La valeur d'une action
3.2 La valeur nominale
3.3 Le rachat d'action
3.4 Le split
3.5 Radiation d'une action
3.6 Penny stock

LES DROITS INHÉRENTS A L'ACTION

Les actions ordinaires
Les actions ordinaires confèrent à leur propriétaire divers types de droits :

 Des droits d'ordre politiques (tous les droits extra patrimoniaux): droit à l’information et droit de vote.

 Des droits financiers : Droit aux dividendes, droit aux réserves, droit au boni de liquidation.

 Des droits patrimoniaux : Les actions sont des biens meubles corporels, elles constituent un bien dans le patrimoine de l’actionnaire.
Par suite, le droit de gage général des créanciers leur permet de les saisir; l’actionnaire peut aussi les céder ou encore obtenir un crédit en les nantissant; elles peuvent aussi faire l'objet d'un prêt (s'agissant de biens fongibles, le transfert de jouissance entraîne la dépossession du bien).

Actions au porteur et actions nominatives
Les actions dites 'au porteur', aisément négociables, sont spécifiques aux sociétés cotées : dans une société non cotée toutes les actions sont en effet nominatives.
Alors que les actions dites 'au porteur' sont généralement négociées de façon 'transparente' pour la société cotée (via un intermédiaire financier), une action nominative est dûment répertoriée, avec son détenteur, dans un livre des actionnaires de cette société.
Les actions nominatives ont vocation à être acquises dans la durée; elles présentent l'avantage de réduire à terme les frais de gestion, faciliter l'information sur les résultats et opérations de la société, voire procurer des droits de vote, en revanche leur revente est plus difficilement négociable.
Toute action 'au porteur' d'une société cotée peut cependant être convertie en action nominative, après demande du détenteur auprès de l’intermédiaire financier gérant ses actions.

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19 juillet 2011

LA PROBLÉMATIQUE DE L'ACTIONNARIAT

actionnaires.jpgAVANT PROPOS Avant : LE RISQUE FINANCIER

Selon les libéraux, sans prise de risque financier il n'y a pas de possibilité de création de valeur.
En effet, dans un tel système, pour produire plus d'argent, l'argent liquide a besoin de devenir solide (en « s'incarnant » dans des investissements matériels (ex: machines, logiciels, usines...) et des produits et services à haute valeur ajoutée) avant de redevenir liquide lors de la production d'un retour sur investissement
La justification de la rémunération de l'actionnaire est qu'en achetant des actions il prendrait un risque.

Pour les critiques d'un tel système de rémunération, l'actionnaire ne prend en réalité que peu de risques, un argument avancé est que le système financier dispose d'outils précis d'évaluation du risque et que l'investissement n'est réalisé que si le risque est faible.
Une proposition de l'économiste Frédéric Lordon consiste à ne permettre la rémunération des actionnaires qu'à hauteur du risque pris réellement et de confisquer le surplus via un impôt et donc de permettre une répartition plus juste des richesses créées. Cette proposition s'appelle le SLAM.

actionnaire 2.jpgQUI EST DONC ACTIONNAIRE DANS UNE ENTREPRISE

L'actionnaire est le propriétaire d'un titre, l'action, lui donnant trois droits relativement à une entreprise ayant un statut de société commerciale:
 le droit de vote en assemblée générale,
 le droit aux dividendes,
 et le droit au reliquat en cas de liquidation.

Le statut de l'actionnaire vis-à-vis de l'entreprise s'apparente donc davantage à celui d'un investisseur qu'à celui d'un propriétaire.

À ce titre, il détient des actions de cette société dont chacune représente une part de son capital. Il est donc co-propriétaire — avec d'autres actionnaires — de la totalité de ce capital.

On parle d'actionnaire de référence (ou majoritaire) lorsque la part d'actions détenue représente plus de 50% du capital d'une entreprise.

L'actionnaire est l'un des partenaires financiers de la société et favorise son développement économique par l'apport de ses capitaux.
Sa prise de risque financier est rémunérée par des dividendes versés périodiquement par l'entreprise à chacun des propriétaires d'actions.

La qualité d'actionnaire ne se limite pas au secteur étant donné que certaines entreprises publiques ont le statut de société commerciale.

Dans ce cas une collectivité publique, par exemple un État, est l'actionnaire soit exclusif, soit simplement majoritaire s'il existe aussi des actionnaires privés (par exemple : en Côte d’Ivoire nous avons : PETROCI).

L'actionnariat, lorsqu'il est conçu comme essentiellement privé, est l'un des fondamentaux de l'Économie de marché, caractéristique des organisations capitalistes de l'économie, qui permet théoriquement l'allocation optimale des ressources financières vers les moyens de production des entreprises.

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20:09 Écrit par innovationcotedivoire dans Esprit économique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : entrepreneuriat, entreprise, lutte contre la pauvreté, commerce, monde, afrique côte d'ivoire, abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |